Le ministre sortant de l'Economie, Amine Salam. DR
De retour d’une visite aux États-Unis de quelques semaines, le ministre sortant de l’Économie et du Commerce, Amine Salam, a fait état « d’une lueur d’espoir pour l’étape à venir, en dépit de la situation difficile que traverse le Liban », rapporte l’Agence nationale d’information (ANI, officielle), alors que l'émissaire américain Amos Hochstein est actuellement au Liban pour poursuivre les négociations indirectes autour d'un cessez-le-feu.
Au terme d’une rencontre avec le Premier ministre sortant, Nagib Mikati au Grand sérail, il a qualifié de « bon augure » les propos qu’il a entendus de la part de la nouvelle administration américaine, ajoutant qu’il avait senti l’intérêt du président élu Donald Trump et de ses proches pour « le soutien au Liban » à long terme.
« La prochaine phase sera transitoire pour le Liban et la région du Moyen-Orient, car l’intention est claire de se diriger vers le concept de zéro conflit dans la région et de se concentrer sur l’économie », a souligné Amine Salam, évoquant « les promesses de soutien » des agences américaines d’investissement au Liban, si ce dernier prenait la direction souhaitée par les États-Unis.
Sur le plan du cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah, Amine Salam a assuré avoir reçu de Washington un message d’intentions de cessez-le-feu imminent, suivi d’un important soutien économique et social de la part des Etats-Unis, ou d’autres acteurs comme la Banque mondiale, le FMI ou l’Union européenne.
Le ministre a enfin observé que « les récentes hésitations » américaines concernant la venue à Beyrouth d’Amos Hochstein « n’étaient autres que des intimidations pour mettre la partie israélienne dans une position de force avant les négociations, » en allusion aux informations contradictoires qui circulaient lundi soir quant à l’imminence de la visite au Liban de M. Hochstein.


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