La couverture de l’ouvrage. Photo DR
Hyam Mallat, avocat et sociologue, professeur à L’Université Saint-Joseph (ESIB), ancien président du conseil d’administration de la Sécurité sociale puis des Archives nationales, s’est intéressé à la relation culturelle des écrivains de l’Académie française avec le Liban de 1665 à 2024.
Dans une première édition en 2021, il avait déjà regroupé les textes de 47 auteurs élus sous la Coupole. Et le livre avait été distingué par l’Académie française qui avait décerné à l’auteur le prix du Rayonnement de la langue et de la littérature françaises en 2002.
La nouvelle édition a intégré des développements substantiels en reconnaissance à la présence du Liban dans l’histoire de l’Académie française à la veille de son quatrième centenaire. Elle témoigne également de la profondeur humaine de la francophonie qui, au-delà de la politique, des circonstances et des évolutions, a établi les fondements d’une relation culturelle et publique éminente et d’un devoir de mémoire exigeant.
En effet, au cours de son histoire, le pays du Cèdre a interpellé et suscité l’intérêt et la curiosité d’académiciens français dont certains comptent au nombre des plus éminents de leur époque.
Ceux-ci ont témoigné dans leurs écrits et leurs interventions de la spécificité de cette terre, avec ses nombreuses communautés religieuses, véritables familles spirituelles exigeant l’instauration d’institutions politiques originales pour un exercice équilibré et salutaire du pouvoir.
L’Académie française avec le Liban de 1665 à 2024, paru aux éditions Hachette-Antoine, met en lumière, identifie et rappelle le témoignage de l’Académie française envers le Liban qui a assimilé depuis des siècles l’apport et la contribution de la culture française à ses institutions publiques et privées et qui est aujourd’hui un acteur engagé dans la francophonie.
C’est également le témoignage rendu à cette osmose instaurée au cours des siècles entre la France et le pays du Cèdre, conduisant à une affinité qui est un privilège de l’histoire politique et culturelle du Liban.
Dans ce livre se retrouvent Montesquieu, Lamartine, Ernest Renan, Georges Clemenceau, Pierre Loti, Paul Claudel, Georges Duhamel, Joseph Kessel, Jean-
François Revel, Jean d’Ormesson, Hélène Carrère d’Encausse, Daniel Rondeau, Amin Maalouf et tant d’autres qui, de passage au Liban pour des raisons politiques, archéologiques ou simplement touristiques, ont écrit un texte sur le Liban.
Hyam Mallat rappelle dans son introduction que « les voies du cœur telles qu’institutionnalisées entre le Liban et l’Académie française se confondent avec les voies de l’intelligence et de la raison ».


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