Rechercher
Rechercher

Politique - Une Histoire A La Marge

Au Liban-Sud, l’alliance des déshérités (2/3)

Alors qu’un nouveau déluge de feu s’abat sur le Liban-Sud, « L’OLJ » explore la mémoire d’une terre méconnue. Dans ce deuxième épisode, retour sur l'histoire du renouveau chiite.

Au Liban-Sud, l’alliance des déshérités (2/3)

Moussa Sadr lors d’une grève de la faim, pour protester contre la guerre civile libanaise. Date et auteur inconnus. Photo d'origine Wikicommons. Recolorée par Jaimee Haddad.

La moustache fine, les cheveux impeccablement laqués, Adel Osseirane a trente-cinq, quarante ans tout au plus, lorsqu’est réalisé le cliché. Un portrait en noir et blanc, flanqué d’un drapeau libanais, pour un timbre vendu 1 000 L.L. Et cette légende : « La nation… l’indépendance. » Né en 1905 à Saïda dans une illustre famille chiite du Sud, l’homme compte parmi les poids lourds de l’indépendance. Depuis la révolte contre la Régie du tabac, en 1936 à Bint Jbeil, il fait partie de ceux qui donnent régulièrement du fil à retordre aux Français. Sa participation à la déclaration d'indépendance, le 22 novembre 1943, puis sa présidence du Parlement à compter de 1953, font de lui un personnage central de la République. Pourtant le roman national n’a pas retenu son nom, ou seulement à la marge. Moins célèbre que ses compagnons de lutte, le...
La moustache fine, les cheveux impeccablement laqués, Adel Osseirane a trente-cinq, quarante ans tout au plus, lorsqu’est réalisé le cliché. Un portrait en noir et blanc, flanqué d’un drapeau libanais, pour un timbre vendu 1 000 L.L. Et cette légende : « La nation… l’indépendance. » Né en 1905 à Saïda dans une illustre famille chiite du Sud, l’homme compte parmi les poids lourds de l’indépendance. Depuis la révolte contre la Régie du tabac, en 1936 à Bint Jbeil, il fait partie de ceux qui donnent régulièrement du fil à retordre aux Français. Sa participation à la déclaration d'indépendance, le 22 novembre 1943, puis sa présidence du Parlement à compter de 1953, font de lui un personnage central de la République. Pourtant le roman national n’a pas retenu son nom, ou seulement à la marge. Moins...
commentaires (3)

Des «perles» de M. Sadr, qui est vénéré par la multitude comme un demi-dieu: «Les armes sont les ornements des hommes». Que voulez-vous? Rien qu’avec ça, on n’est pas sortis de l’auberge…

Mago1

00 h 02, le 06 avril 2026

Commenter Tous les commentaires

Commentaires (3)

  • Des «perles» de M. Sadr, qui est vénéré par la multitude comme un demi-dieu: «Les armes sont les ornements des hommes». Que voulez-vous? Rien qu’avec ça, on n’est pas sortis de l’auberge…

    Mago1

    00 h 02, le 06 avril 2026

  • La France est partie et l’Iran est entré

    Eleni Caridopoulou

    14 h 13, le 05 novembre 2024

  • Malheureusement, pour Sadr comme n'importe qui d'autre, il n'y a aucune excuse pour trahir son pays. Il l'a fait au dépends des Libanais y compris des chiites, comme l'ont fait les Karamé, Joumblatt et compagnie a l’époque et Hassouna aujourd'hui. Ils ont préféré trahir que respecter la constitution et les lois du pays. Apres plus de 70 ans d’indépendance, tout ce dont ils se sont battus pour va s'envoler car bien mal acquis ne profite a personne. Trop tard pour pleurer et espérons que nous pourrons sauver ce qui reste.

    Pierre Christo Hadjigeorgiou

    09 h 49, le 05 novembre 2024

Retour en haut