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Dernières Infos - Liban

Un mois après la mort de Nasrallah, le Hezbollah élit un nouveau secrétaire général

« Une nomination temporaire… », menace Yoav Gallan sur X.

L'ancien secrétaire général adjoint du Hezbollah, Naïm Kassem, vient d'être nommé à la tête du parti. Photo d'archives/ANI

Le Hezbollah a annoncé mardi avoir élu le cheikh Naïm Kassem à la tête du parti chiite. Naïm Kassem succède ainsi à Hassan Nasrallah, tué le 27 septembre 2024 par Israël dans une frappe sur la banlieue-sud de Beyrouth.

« Le conseil de la choura du Hezbollah a élu le cheikh Naïm Kassem nouveau secrétaire général du Hezbollah. Nous demandons à Dieu de l’aider dans sa mission dans la direction du parti et de sa résistance. Nous promettons à notre martyr, sayyed Hassan Nasrallah, aux combattants de la résistance islamique et à notre peuple résistant à travailler ensemble pour réaliser les objectifs du Hezbollah et garder vive la flamme de la résistance », indique un communiqué du parti chiite.

Quelques heures à peine après l’élection de Naïm Kassem, le ministre israélien de la Défense, Yoav Gallant, a publié sa photo sur son compte X, avec le message suivant : « Une nomination temporaire… pas pour longtemps ».

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Parlant français et anglais, né en 1953 à Beyrouth dans une famille originaire de Kfar Fila, près de Nabatiyé au Liban-Sud, Naïm Kassem a suivi des études de chimie et travaillé comme enseignant avant de rejoindre les rangs du Hezbollah à sa création en 1982. Il a également été un disciple de l’éminent ayatollah chiite libanais Mohammad Hussein Fadlallah, qu’il qualifie de parrain spirituel du Hezbollah (même si Fadlallah maintenait une relation ambiguë avec la formation).

Il est nommé secrétaire général adjoint du parti chiite en 1991, dirigé à l'époque par Abbas Moussaoui, poste qu'il occupait encore jusqu'à sa désignation mardi à la tête du Hezbollah. En 1992, Moussaoui est assassiné par Israël, et c'est Hassan Nasrallah, alors président du conseil exécutif, qui lui succède.

Le président du Conseil exécutif du Hezbollah, Hachem Safieddine, était pressenti pour succéder à Hassan Nasrallah, avant d'être tué dans une frappe israélienne massive sur la banlieue-sud, dans la nuit du 3 au 4 octobre dernier.

Discours au ton sobre

Marié et père de six enfants, le nouveau chef du Hezbollah a publié de nombreux livres d'éducation religieuse ainsi que des essais sur la politique, selon son site officiel. Il possède un réseau d'écoles principalement fréquentées par sa communauté, assistant chaque année aux cérémonies de remises de diplômes. Avant de fonder le Hezbollah, Naïm Kassem avait rallié les rangs de l'autre grand mouvement chiite, Amal.

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Tandis que les frappes israéliennes pleuvaient implacablement sur les fiefs du Hezbollah, faisant des milliers de morts, il s'est adressé aux Israéliens à la mi-octobre. « La solution » qui permettrait le retour chez eux des habitants du nord d'Israël, déplacés par les tirs du Hezbollah depuis un an, était « un cessez-le-feu », avait-il dit, menaçant, sinon, de frapper « partout » en Israël.

Fin septembre, une semaine avant l'assassinat de Hassan Nasrallah, il participait aux funérailles du « grand commandant » Ibrahim Aqil, autrefois à la tête de la force d'élite du Hezbollah. « Les menaces ne nous arrêteront pas: nous sommes prêts à tous les scénarios militaires » face à Israël, tonnait-il alors.

Moins charismatique que Hassan Nasrallah, Naïm Kassem favorise des discours au ton sobre, lus en arabe classique, contrairement à l'ancien chef du Hezbollah, qui s'exprimait face caméra, dans des diatribes enflammées en dialecte libanais, parfois ponctuées d'ironie mordante.

Depuis la récente escalade israélienne, il n'est plus apparu en public. Il s'est contenté de prononcer trois allocutions pré-enregistrées et diffusées par la chaîne Al-Manar du Hezbollah, affirmant dans chacune d'elles que les partisans du Hezbollah sont « les fils de Nasrallah ».

Le ministre israélien de l’énergie, Eli Cohen, a été un des premiers à commenter  la nomination de Naïm Kassem, déclarant que « toute personne à la tête (de ce) parti risque d’être la cible d'un assassinat », selon des propos relayés dans les médias israéliens et repris par leurs confrères libanais.

Le Hezbollah a annoncé mardi avoir élu le cheikh Naïm Kassem à la tête du parti chiite. Naïm Kassem succède ainsi à Hassan Nasrallah, tué le 27 septembre 2024 par Israël dans une frappe sur la banlieue-sud de Beyrouth.« Le conseil de la choura du Hezbollah a élu le cheikh Naïm Kassem nouveau secrétaire général du Hezbollah. Nous demandons à Dieu de l’aider dans sa mission dans la direction du parti et de sa résistance. Nous promettons à notre martyr, sayyed Hassan Nasrallah, aux combattants de la résistance islamique et à notre peuple résistant à travailler ensemble pour réaliser les objectifs du Hezbollah et garder vive la flamme de la résistance », indique un communiqué du parti chiite.Quelques heures à peine après l’élection de Naïm Kassem, le ministre israélien de la Défense,...