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Moyen-Orient - Reportage

« Les tueries se poursuivent » : à Gaza, rien ne change après la mort de Sinouar

Le nord de l’enclave reste soumis à une campagne de quasi-siège, alors que les États-Unis ont menacé Israël de suspendre les livraisons d’armes si l’accès à l’aide humanitaire n’était pas amélioré.

« Les tueries se poursuivent » : à Gaza, rien ne change après la mort de Sinouar

Des Gazaouis tentent d’extraire un homme coincé sous les décombres d’un immeuble détruit par une frappe israélienne, dans le quartier de Saftawi à Jabaliya, dans le nord de la bande de Gaza, le 15 octobre 2024. Omar al-Qattaa/AFP

L’assassinat du chef du Hamas Yahya Sinouar n’est pour les Gazaouis qu’un nouvel épisode macabre d’une guerre qui ravage leur territoire depuis plus d’un an et qu’ils désespèrent de voir finir. Les raids se sont poursuivis dans l’enclave palestinienne assiégée après l’annonce par Israël d’avoir tué celui qui est considéré comme l’architecte de l’attaque sans précédent sur le sud du pays le 7 octobre 2023. « Nous avons toujours pensé que lorsque ce moment arriverait, la guerre prendrait fin et que nos vies reviendraient à la normale », a déclaré Jemaa Abou Mendi, une habitante de Gaza. « Mais malheureusement, la réalité sur le terrain est tout autre, la guerre n’a pas cessé et les tueries se poursuivent sans relâche », poursuit la jeune femme de 21 ans.

De larges pans du nord de la bande de Gaza sont assiégés par l’armée israélienne depuis près de deux semaines. Et les États-Unis ont menacé cette semaine de suspendre une partie de leur assistance militaire si Israël n’améliorait pas rapidement l’accès à l’aide humanitaire. L’État hébreu a certes annoncé à plusieurs reprises ces derniers jours qu’il œuvrait dans ce sens, mais « les habitants de Gaza ne ressentent aucune différence », selon le chef de l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens (Unrwa) Philippe Lazzarini. « Ils continuent d’être pris au piège, affamés et malades, souvent sous d’intenses bombardements », a-t-il poursuivi sur le réseau X.

« Assez de sang versé »

Depuis l’annonce de la mort de Yahya Sinouar, beaucoup de Gazaouis caressent l’espoir que les autorités israéliennes considèrent ne plus avoir de raison de poursuivre la guerre dans le territoire. « Assez de mort, assez de faim, assez de siège ! » égrène Moustapha al-Zaïm, un habitant de 47 ans du quartier d’al-Rimal, dans l’ouest de la ville de Gaza. « Assez de soif et de famine, assez de cadavres et de sang versé ! Si l’assassinat de Sinouar était l’un des objectifs de cette guerre, voilà, ils l’ont tué Yahya Sinouar », lâche-t-il.

En Israël et à l’étranger, plusieurs voix se sont fait entendre pour appeler à ce que la mort du chef du Hamas soit le point de départ d’un plan concret pour libérer les otages, ou d’un cessez-le-feu. Après un entretien vendredi entre le président israélien Isaac Herzog et le Premier ministre Benjamin Netanyahu pour discuter des conséquences de la mort de Yahya Sinouar, un communiqué a affirmé qu’« une fenêtre d’opportunité significative s’est ouverte, y compris en faveur du retour des otages et de l’élimination du Hamas ».

Jeudi en fin de journée, M. Netanyahu a également enjoint aux habitants de Gaza pouvant aider à la libération des otages de se rendre, leur promettant qu’ils seraient épargnés : « Quiconque dépose son arme et rend nos otages, nous lui permettrons de continuer à vivre. » Mais sur place, les Gazaouis interrogés par les correspondants de presse ne font pas confiance à M. Netanyahu. « Ce que nous voyons, c’est que Netanyahu se concentre sur Gaza, sur le meurtre, la destruction et l’extermination, puisque les bombardements et les massacres se poursuivent à travers Gaza, juge Mahmoud Obeid, 42 ans, depuis le sud de l’enclave où il a été déplacé. Ce que nous craignons le plus, c’est la poursuite de cette maudite guerre. »

Source : AFP

L’assassinat du chef du Hamas Yahya Sinouar n’est pour les Gazaouis qu’un nouvel épisode macabre d’une guerre qui ravage leur territoire depuis plus d’un an et qu’ils désespèrent de voir finir. Les raids se sont poursuivis dans l’enclave palestinienne assiégée après l’annonce par Israël d’avoir tué celui qui est considéré comme l’architecte de l’attaque sans précédent sur le sud du pays le 7 octobre 2023. « Nous avons toujours pensé que lorsque ce moment arriverait, la guerre prendrait fin et que nos vies reviendraient à la normale », a déclaré Jemaa Abou Mendi, une habitante de Gaza. « Mais malheureusement, la réalité sur le terrain est tout autre, la guerre n’a pas cessé et les tueries se poursuivent sans relâche », poursuit la jeune femme de 21 ans.De larges pans du nord de la bande de...
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