Des frappes israéliennes sur Nabatiyé, le 16 octobre 2024. Photo AFP / ABBAS FAKIH
La coordinatrice de l'ONU au Liban, Jeanine Hennis-Plasschaert, a condamné mercredi les frappes sur Nabatiyé, au Liban-Sud, et appelé à protéger « les civils et infrastructures civiles » dans le pays.
Une série de frappes israéliennes ont visé Nabatiyé et ses environs ce matin, tuant au moins six personnes, selon un bilan toujours provisoire du ministère de la Santé. « Aujourd'hui, des frappes aériennes israéliennes ont à nouveau touché la ville de Nabatiyé », a indiqué la coordinatrice dans un communiqué qui évoque les « informations alarmantes » selon lesquelles le maire de la ville se trouvait parmi les personnes décédées.
« Cette attaque fait suite à d'autres incidents au cours desquels des civils et des infrastructures civiles ont été pris pour cible à travers le Liban. L'assassinat, aujourd'hui, d'un secouriste s'inscrit tragiquement dans cette tendance », a-t-elle ajouté, alors que la Défense civile libanaise a confirmé la mort d'un de ses membres dans la frappe sur le Sérail de Nabatiyé. Ces « violations du droit humanitaire international sont tout à fait inacceptables. Les civils et les infrastructures civiles doivent être protégés à tout moment », a ajouté Mme Hennis-Plasschaert.
Elle a encore condamné le fait que « les souffrances des civils atteignent des sommets sans précédent », avec l'extension géographique de l'offensive israélienne et son escalade. « Les solutions militaires n'apporteront pas et ne pourront pas apporter la sécurité de part et d'autre de la Ligne bleue. Il est temps que tous les acteurs concernés cessent immédiatement leurs tirs et ouvrent la voie à des solutions diplomatiques capables de répondre aux besoins des citoyens et de faire progresser la stabilité régionale », a-t-elle conclu.


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