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Moyen-Orient - Focus

Benjamin Netanyahu veut changer le nom de la guerre menée à Gaza

Le Premier ministre israélien n'en est pas à son premier coup d'essai pour changer le narratif autour du conflit qui s'éternise depuis un an.

Benjamin Netanyahu veut changer le nom de la guerre menée à Gaza

Une photo du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu collée sur une effigie de la Faucheuse, symbole de la mort, lors d'une manifestation contre son gouvernement et en faveur d'un cessez-le-feu à Gaza pour faire revenir les otages, le 31 août 2024. Photo d'archives Florion Goga/Reuters

Un an tout juste après le déclenchement de la triple incursion du Hamas en territoire israélien, le 7 octobre 2023, ayant provoqué la mort de près de 1 200 personnes parmi lesquelles plus de 800 civils, le Premier ministre de l’État hébreu Benjamin Netanyahu est revenu sur une proposition déjà formulée par le passé. Selon la chaîne israélienne Channel 12, le chef de l’exécutif a suggéré lundi, lors de la session extraordinaire du gouvernement, de changer le nom de la guerre menée à Gaza, officiellement baptisée jusqu’à présent « Épées de fer ». Celui-ci aurait proposé de la qualifier de « guerre du renouveau », « guerre de la renaissance » ou « guerre de la résurrection », selon les traductions, laissant libre cours à différentes interprétations quant aux raisons derrière ce choix.

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Pour Benjamin Netanyahu, qui espère laisser en héritage un changement de l’architecture sécuritaire au Moyen-Orient pour faire oublier ses problèmes judiciaires autant que son échec sécuritaire du 7 octobre 2023, l’idée est de faire table rase. Le nom actuel ferait trop référence à une opération militaire quelconque, alors que la guerre à Gaza est la plus longue que l’État hébreu ait jamais connue et qu’elle revêt pour une grande partie des Israéliens et de leurs politiciens une dimension existentielle. Dans cette perspective, certains médias arabes ont repris l’annonce en traduisant de l’hébreu « guerre de l’Apocalypse » ou « guerre du jugement dernier » pour le nom souhaité par le Premier ministre. Car ce dernier entend poursuivre la guerre tant que les objectifs militaires affichés ne sont pas atteints, soit l’élimination totale du Hamas, le retour des otages, et désormais le retour des déplacés israéliens dans le nord du pays, censés conduire à la sécurisation de l’État israélien sur le long terme.

Références bibliques

Dans la Bible, le jour du jugement dernier est celui où Dieu jugera tout le monde à la fin des temps. Un concept similaire appelé « jour du Seigneur » dans le judaïsme est mis en avant durant Roch Hachana, dont les célébrations marquant la nouvelle année se sont achevées vendredi dernier. Si l’Apocalypse prophétise la fin de l’histoire dans le sens d’un aboutissement, conduisant au jugement dernier, le terme est accepté dans son sens commun comme une catastrophique fin des temps. C’est dans ce sens que le président du conseil des travailleurs de l’industrie aérospatiale israélienne, Yaïr Katz, a déclaré fin juin que Tel-Aviv avait les capacités de « casser l’équation » avec l’Iran et « son axe de la résistance » en cas de menace existentielle, en ayant recours à « l’arme de l'apocalypse », compris comme une référence à la bombe atomique qu’Israël détiendrait sans jamais l’avoir avoué. 

Selon des rapports de médias israéliens, le chef de l’exécutif avait déjà formé un comité au sein de son bureau pour recommander un nouveau nom en décembre, sa préférence allant à « guerre de la Genèse », rapportait alors le Haaretz. Une référence biblique signalant un nouveau départ, dans l’objectif de faire oublier les politiques passées ayant permis au Hamas de perpétrer ses attaques sanglantes du 7 octobre contre Israël, selon le quotidien de gauche. Le terme se rapporte en outre directement aux célébrations juives de Simchat Torah, qui étaient en cours lors de la triple incursion du mouvement islamiste, et lors desquelles un cycle de lecture de la Torah se conclut pour en entamer un nouveau, débutant avec la récitation de la Genèse, première partie de l’Ancien Testament. « C’est peut-être trop attendre de Netanyahu, le fils d’un historien, mais s’il faisait un peu attention à l’histoire plutôt qu’à ses propres délires de grandeur historique, il aurait sans doute appris que les politiciens choisissent rarement, si ce n’est jamais, le nom de leurs guerres », ironisait le quotidien de gauche avant de se répandre en exemples.   

Un an tout juste après le déclenchement de la triple incursion du Hamas en territoire israélien, le 7 octobre 2023, ayant provoqué la mort de près de 1 200 personnes parmi lesquelles plus de 800 civils, le Premier ministre de l’État hébreu Benjamin Netanyahu est revenu sur une proposition déjà formulée par le passé. Selon la chaîne israélienne Channel 12, le chef de l’exécutif a suggéré lundi, lors de la session extraordinaire du gouvernement, de changer le nom de la guerre menée à Gaza, officiellement baptisée jusqu’à présent « Épées de fer ». Celui-ci aurait proposé de la qualifier de « guerre du renouveau », « guerre de la renaissance » ou « guerre de la résurrection », selon les traductions, laissant libre cours à différentes interprétations quant aux raisons derrière ce choix. Lire aussi...
commentaires (3)

L'Antéchrist / Al Massih Al Dajjal est arrivé chez les juifs.

Chorzow Factory

10 h 52, le 09 octobre 2024

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Commentaires (3)

  • L'Antéchrist / Al Massih Al Dajjal est arrivé chez les juifs.

    Chorzow Factory

    10 h 52, le 09 octobre 2024

  • Le Messi est arrivé chez les juifs , Netanyahu avec la bombe atomique à la main au lieu d’une épais

    Eleni Caridopoulou

    23 h 05, le 08 octobre 2024

  • Le Messi est arrivé chez les juifs , Netanyahu avec la bombe atomique à la main au lieu d’une épais

    Eleni Caridopoulou

    23 h 05, le 08 octobre 2024

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