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Moyen-Orient - Foot

La Fifa repousse encore une décision sur la demande de suspension de la Fédération israélienne

Le logo de la FIFA à côté des drapeaux de ses pays membres représentés sur un globe terrestre. Photo d'archives Ozan Kose/AFP

La Fifa a refusé jeudi de trancher dans l'immédiat sur la demande de suspension de la Fédération israélienne de football émanant de la Fédération palestinienne, à quelques jours de l'anniversaire de l'attaque du Hamas le 7 octobre et du début de la guerre à Gaza. En revanche, l'instance mondiale du football précise dans un communiqué qu'elle lance deux enquêtes qui doivent lui permettre de se déterminer.

L'une portera sur l'accusation de « discrimination » portée par la fédération palestinienne; la seconde sur « la participation à des compétitions israéliennes d'équipes de football israéliennes prétendument basées sur le territoire palestinien », précise le communiqué. Il s'agit de clubs qui jouent en Cisjordanie dans des colonies israéliennes illégales.

Lors du 74e Congrès de la Fifa en septembre, son président, Gianni Infantino, avait refusé de mettre au vote les sanctions réclamées par la Fédération palestinienne (PFA) contre son homologue israélienne (IFA). Il avait estimé que d'éventuelles sanctions devaient « être gérées » par l'exécutif de l'organisation. Le Conseil de la Fifa, réuni jeudi, a finalement adopté les conclusions d'un rapport juridique d'évaluation indépendant, qui avait été demandé par les Palestiniens.

« Le Conseil de la Fifa a fait preuve de la diligence requise sur cette question très sensible et, sur la base d’une évaluation approfondie, nous avons suivi les conseils des experts indépendants », a expliqué le président de la Fifa, cité dans le communiqué.

« Besoin de paix »

« La violence qui sévit actuellement dans la région confirme que, par-dessus tout, et comme indiqué lors du 74e Congrès de la Fifa, nous avons besoin de paix », a ajouté Gianni Infantino. « Alors que nous restons extrêmement choqués par ce qui se passe et que nos pensées vont à ceux qui souffrent, nous exhortons toutes les parties à rétablir la paix dans la région avec effet immédiat », a-t-il poursuivi.

Lors du congrès de Bangkok en mai, le président de la PFA, Jibril Rajoub, avait exhorté la Fifa à se « tenir du bon côté de l'histoire » en votant la suspension immédiate de l'IFA et en renvoyant plusieurs de ses membres devant la commission disciplinaire. En réponse, le président de l'IFA, Shino Moshe Zuares, avait dénoncé une « tentative cynique » de « nuire au football israélien », reposant selon lui « sur des motifs qui n'ont rien à voir avec le sport ».

Réagissant à l'annonce jeudi du report de la décision de la Fifa, la président de la Fédération palestinienne a déclaré : « Ce qui est important pour nous est que l'enquête a été approuvée à l'unanimité par tout le conseil de la Fifa. Nous allons continuer a faire le suivi sur cette affaire juste et nous nous accrochons à nos droits. »

Israël a lancé une guerre sur Gaza depuis l'attaque sans précédent lancée le 7 octobre par les commandos du Hamas ayant entraîné la mort de 1 205 personnes du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP réalisé à partir de données officielles israéliennes et incluant les otages morts ou tués en captivité dans la bande de Gaza. Au moins 41 788 Palestiniens, en majorité des civils, ont été tués dans la campagne militaire israélienne de représailles sur l'enclave palestinienne, en majorité des civils, selon les données du ministère de la Santé du gouvernement du mouvement islamiste, jugées fiables par l'ONU.

Respecter la législation internationale

Peu avant l'annonce de la Fifa, plusieurs experts de l'ONU avaient exhorté l'organisation « à respecter la législation internationale ». Selon ces experts, qui sont mandatés par le Conseil des droits de l'homme mais ne s'expriment pas au nom de l'ONU, « au moins huit clubs de football se sont développés ou ont été identifiés comme jouant dans les colonies israéliennes de Cisjordanie occupée ». De plus, ces « clubs israéliens, dont beaucoup ont fait preuve de racisme envers le peuple et les joueurs palestiniens au fil des ans, sont intégrés à la Fédération israélienne de football (IFA) », soulignent ces experts, précisant qu'un neuvième club, basé en Israël, joue certains de ses matches à domicile dans une colonie.

« Une telle intégration et une telle conduite au sein de l’IFA reviennent à reconnaître comme légale la situation découlant de la présence illégale d’Israël dans le territoire palestinien occupé », dénoncent ces experts, dont Ashwini K.P., la rapporteure spéciale sur la discrimination raciale. Les experts ont demandé à la Fifa de « garantir la mise en œuvre de sa politique de tolérance zéro contre les comportements discriminatoires et le racisme en ce qui concerne Israël et le territoire palestinien occupé ».   


La Fifa a refusé jeudi de trancher dans l'immédiat sur la demande de suspension de la Fédération israélienne de football émanant de la Fédération palestinienne, à quelques jours de l'anniversaire de l'attaque du Hamas le 7 octobre et du début de la guerre à Gaza. En revanche, l'instance mondiale du football précise dans un communiqué qu'elle lance deux enquêtes qui doivent lui permettre de se déterminer.

L'une portera sur l'accusation de « discrimination » portée par la fédération palestinienne; la seconde sur « la participation à des compétitions israéliennes d'équipes de football israéliennes prétendument basées sur le territoire palestinien », précise le communiqué. Il s'agit de clubs qui jouent en Cisjordanie dans des colonies...
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