Abdallah Bouhabib, ministre libanais des Affaires étrangères, au moment de son intervention devant l'Assemblée générale de l'ONU à New York, le 26 septembre 2024. Michael M. Santiago/AFP
« Le Liban traverse actuellement une crise qui menace son existence, l'avenir de son peuple et son bien-être, et nécessite une intervention internationale urgente avant que la situation ne devienne incontrôlable », a déclaré devant l'assemblée générale de l'ONU le ministre sortant des Affaires étrangères, Abdallah Bou Habib.
Le ministre a salué « la déclaration faite par les États-Unis et la France, soutenus par des pays amis, pour donner l'occasion d'établir un calme durable qui stabilisera les frontières et ramènera les personnes déplacées dans leurs foyers ». Il a demandé que « toutes les mesures nécessaires soient prises pour la mettre en œuvre. »
« Tant qu'il y aura une occupation, il y aura de l'instabilité et des guerres. Nous avons tenté à plusieurs reprises, par l'intermédiaire des Nations unies, de résoudre les problèmes frontaliers en suspens avec Israël, mais ce dernier s'est dérobé ou a ignoré la question », a-t-il encore lancé dans son discours, avant d'ajouter : « Nous le disons clairement : mettez fin à l'occupation (de certains territoires du Liban-Sud par Israël), c'est la cause de tout ce que nous vivons, sinon ce serait une perte de temps. »
La région des fermes de Chebaa, qui faisait partie du Liban était occupée par la Syrie depuis les années 1950. Israël les occupe depuis juin 1967 et la guerre des Six Jour.
Renforcer l'armée
« Malgré la tragédie que nous vivons et notre amère réalité, nous attendons toujours un dialogue constructif comme alternative au langage des armes pour résoudre les conflits. Le Liban a prouvé sa capacité à être un partenaire fiable dans la construction d'accords, comme ce fut le cas en octobre 2022 avec la démarcation de la frontière maritime entre le Liban et Israël. C'est la meilleure preuve de l'engagement du Liban à négocier pour résoudre les différends par des moyens pacifiques », a encore déclaré Abdallah Bou Habib. Le 27 octobre 2022, le Liban a en effet signé avec Israël un accord historique pour délimiter les frontières maritimes séparant les deux pays, à l'issue de négociations pilotées par les États-Unis.
« Aujourd'hui, nous réitérons notre appel à un cessez-le-feu sur tous les fronts, en prélude à la mise en œuvre intégrale (...) de la résolution 1701 du Conseil de sécurité », a poursuivi le haut responsable libanais. « Nous comptons également sur la communauté internationale et les pays amis pour aider le gouvernement libanais à renforcer le déploiement de l'armée libanaise au sud du (fleuve) Litani, à lui fournir l'équipement dont elle a besoin et à l'aider à augmenter ses effectifs après que le gouvernement a ouvert la porte à une nouvelle campagne de recrutement, afin qu'il n'y ait pas d'armes sans l'aval du gouvernement et qu'il n'y ait pas d'autorité autre que celle des autorités libanaises, comme le stipule la ladite résolution », a-t-il expliqué.
Au cours d'un Conseil des ministres tenu le 14 août, le gouvernement sortant avait donné son « accord de principe » à un plan en vue de recruter près de 1 500 nouveaux soldats. Le processus devrait à terme gonfler les effectifs de la troupe d’au moins 6 000 hommes qui seront déployés au Liban-Sud, où le Hezbollah est fortement implanté et armé. Une mesure prise « malgré la crise économique » que le pays traverse depuis 2019, a souligné Abdallah Bou Habib, pour mettre en avant la bonne volonté des autorités libanaises.
Rebondissant sur les déclarations israéliennes assurant que l'État hébreu utiliserait la force aussi longtemps que nécessaire pour garantir le retour de ses déplacés du nord d'Israël, Abdallah Bou Habib a estimé que plus de violence ne permettrait pas d'atteindre cet objectif. « Le chemin le plus court vers leur retour est un cessez-le-feu global et immédiat, conformément à la déclaration franco-américaine publiée hier et soutenue par les pays amis », a-t-il insisté.
« Israël n'est-il pas saturé des guerres incessantes depuis 1948 ? Quand le temps viendra-t-il pour Israël de donner une véritable chance à la paix ? Ne voulez-vous pas essayer le chemin de la paix au moins une fois jusqu'à son terme, au lieu du langage du fer, du feu, du sang et de la destruction ? », s'est-il enfin interrogé.



Il fout quoi Mikati au juste à l’ONU ?? Y’en a marre de ces deux clowns qui ne servent à rien. NOUS VOULONS UN PRÉSIDENT CHRÉTIEN QUI SE RESPECTE AU PLUS VITE ET GARE À CELUI QUI OSE ENCORE BLOQUER LE PARLEMENT.
02 h 26, le 28 septembre 2024