Dans la banlieue-sud de Beyrouth dimanche, la foule transporte le cercueil d'Ibrahim Akil, chef de la force al-Radouane du Hezbollah, tué vendredi par une frappe israélienne. Mohammad Yassine/L'OLJ
Le Premier ministre sortant Nagib Mikati et le président du Parlement Nabih Berry ont tous les deux insisté sur le fait que le Liban officiel voulait éviter le scénario d'une guerre de plus grande envergure entre le Hezbollah et Israël, dont les affrontements sont montés en intensité depuis la semaine dernière.
Au cours d'une intervention en direct sur la station radio al-Arabiya FM, Nagib Mikati a affirmé que son gouvernement « travaille pour arrêter la nouvelle guerre israélienne et éviter, autant que possible, de tomber dans l'inconnu ». « Les défis sont importants et s'aggravent, et nous appelons tous les pays amis à œuvrer en faveur d'un cessez-le-feu et à empêcher le basculement dans la guerre », a-t-il ajouté.
« Pour notre part, nous ne voulons pas la guerre et nous ne nous y laisserons pas entraîner, mais nous avons le droit de nous défendre avec toute notre force et toutes nos capacités. Nous n'épargnerons aucun effort pour garantir les éléments de fermeté à notre peuple dans le sud afin d'empêcher Israël de le forcer à se déplacer », a souligné de son côté Nabih Berry au journal al-Chark al-Awsat.
Le président de la Chambre a accusé le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de continuer de bombarder le Liban-Sud « avec des bombes incendiaires au phosphore » qui détruisent « les zones vertes arables », de transformer les localités de cette partie du Liban en une « terre brûlée inhabitable » et de tuer des civils.


Nous, le peuple libanais ne voulons pas de ces deux mafieux non plus !!
15 h 20, le 23 septembre 2024