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Les FL demandent au ministre du Travail de « lutter contre l'afflux incontrôlé de travailleurs syriens »


Les FL demandent au ministre du Travail de « lutter contre l'afflux incontrôlé de travailleurs syriens »

Des enfants réfugiés dans un camp de la Békaa. Photo Mohammad Yassine/L'Orient-Le Jour

Le bloc parlementaire de la République forte (Forces libanaises - FL), a adressé mercredi une lettre formelle au ministre sortant du Travail, Moustapha Bayram, lui demandant d'assurer une « adhésion plus stricte aux lois et règlements libanais du travail, afin de lutter contre l'afflux incontrôlé de travailleurs syriens. »

Le Bloc a exprimé sa « préoccupation face à l'augmentation de la main-d'œuvre syrienne », qu'il estime avoir « un impact négatif sur l'économie libanaise et menacer l'identité nationale. » La lettre fait spécifiquement référence au mémorandum d'entente de 2003 entre la Sûreté générale (SG) et le Haut-Commissariat pour les réfugiés (HCR), qui définit la gestion des demandeurs d'asile. Le mémorandum a été établi pour « coordonner les processus liés à l'enregistrement, la détermination du statut et la protection des demandeurs d'asile au Liban », déclarent les parlementaires.

Les députés ont également pressé M. Bayram « d'appliquer strictement les lois libanaises du travail », y compris le décret n° 17561 du 18 septembre 1964 et ses amendements, en particulier les articles 8 et 9, qui régulent le travail des étrangers. Ils ont également appelé au respect de la circulaire n° 4/1 du 10 avril 2021 et de la décision n° 96/1, qui reservent certaines professions aux citoyens libanais. Ils affirment que leur « appel vise à limiter l'emploi non réglementé des Syriens, garantir le respect des cadres légaux, et protéger l'avenir économique et culturel du Liban. »

En mai dernier, la SG a annoncé une série de mesures restrictives visant à « contenir et réguler la question des Syriens présents au Liban », à un moment où le pays fait face à une recrudescence d'actes xénophobes contre eux, et à la reprise des « retours volontaires et sûrs » des Syriens dans leur pays.

Plusieurs convois de « retour volontaire » ont été organisés entre 2018 et 2022, dans le but d' « aider » les Syriens réfugiés au Liban depuis le début de la guerre dans leur pays en 2011 à rentrer chez eux. Ce processus a souvent été critiqué par des organisations internationales telles que le HCR et Amnesty International, qui le considèrent comme des expulsions déguisées.

Le bloc parlementaire de la République forte (Forces libanaises - FL), a adressé mercredi une lettre formelle au ministre sortant du Travail, Moustapha Bayram, lui demandant d'assurer une « adhésion plus stricte aux lois et règlements libanais du travail, afin de lutter contre l'afflux incontrôlé de travailleurs syriens. »Le Bloc a exprimé sa « préoccupation face à l'augmentation de la main-d'œuvre syrienne », qu'il estime avoir « un impact négatif sur l'économie libanaise et menacer l'identité nationale. » La lettre fait spécifiquement référence au mémorandum d'entente de 2003 entre la Sûreté générale (SG) et le Haut-Commissariat pour les réfugiés (HCR), qui définit la gestion des demandeurs d'asile. Le mémorandum a été établi pour « coordonner les processus liés à l'enregistrement, la détermination...