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Dernières Infos - Liberté D’Expression Au Liban

L’Ordre des rédacteurs appelle les journalistes à ne comparaître que devant le tribunal des imprimés

L’Ordre des rédacteurs appelle les journalistes à ne comparaître que devant le tribunal des imprimés

Le bâtiment du palais de justice à Beyrouth. Photo P.H.B.

L’Ordre des rédacteurs du Liban a publié jeudi un communiqué dans lequel il demande aux journalistes de « connaître leurs droits et de refuser de comparaître devant un quelconque tribunal autre que celui des imprimés, quand la plainte contre eux est liée à une de leurs publications ». Il assure qu’il se tient « auprès des confrères et consœurs pour défendre leur liberté d’expression, et refuse toute atteinte indirecte ou directe à leur personne ».

Dans son communiqué, l’ordre déplore que « les cas de poursuites contre des journalistes pour des affaires en lien avec leur métier se multiplient ces derniers temps », réaffirmant la nécessité de limiter toute plainte contre eux « au seul tribunal des imprimés », en conformité avec la loi.

La dernière affaire en date est celle de la convocation de la journaliste Christiane Gemayel, fondatrice et propriétaire du site Lebtalks, par le bureau de lutte contre la cybercriminalité, sur la base d’une plainte d’avocats membres d’Amoualouna Lana (« Notre argent est à nous », un groupe qui se dit dédié à la cause des déposants au Liban). Cette convocation avait provoqué un tollé au Liban, notamment de la part de l’ordre et de plusieurs ONG, et Mme Gemayel n’a pas comparu à une audience fixée le 26 août dernier.

« Le conseil de l’ordre refuse toute convocation des journalistes, pour des plaintes pour diffamation, devant le bureau de lutte contre la cybercriminalité, devant la police judiciaire ou tout autre instance, à l’exception du tribunal des imprimés », ajoute le texte. L’ordre rappelle que les amendements de la loi des imprimés en 1994, notamment les articles 28 et 29, interdisent la détention de journalistes ou la fermeture de médias. 

L’Ordre des rédacteurs du Liban a publié jeudi un communiqué dans lequel il demande aux journalistes de « connaître leurs droits et de refuser de comparaître devant un quelconque tribunal autre que celui des imprimés, quand la plainte contre eux est liée à une de leurs publications ». Il assure qu’il se tient « auprès des confrères et consœurs pour défendre leur liberté d’expression, et refuse toute atteinte indirecte ou directe à leur personne ».Dans son communiqué, l’ordre déplore que « les cas de poursuites contre des journalistes pour des affaires en lien avec leur métier se multiplient ces derniers temps », réaffirmant la nécessité de limiter toute plainte contre eux « au seul tribunal des imprimés », en conformité avec la loi. La dernière affaire en date est celle de la convocation...