Nous vous remercions d'avoir suivi notre couverture en direct sur la guerre de Gaza et le conflit au Liban-Sud.
Nous la reprendrons demain matin.
Au Liban-Sud :
Selon les secouristes de l'association des secouristes d'al-Rissala, la frappe israélienne sur Taybé a fait des blessés qui ont été transportés dans les hôpitaux de la région.
En revanche, la frappe entre Mansouri et Bouyout al-Siyyad n'a pas fait de blessés.
Un drone continue de survoler la zone autour de Tamnine el-Tahta, où a eu lieu la première des trois frappes israéliennes qui ont ciblé la Békaa dans la soirée, selon notre correspondante.
La frappe entre Mansouri et Bouyout al-Siyyad vue depuis la plage à Tyr par des habitants. Photo diffusée par notre correspondant Mountasser Abdallah
L’armée de l’air israélienne a frappé la périphérie des localités de Mansouri et Bouyout al-Siyyad, dans le caza de Tyr, selon notre correspondant au Liban-Sud, Mountasser Abdallah. Des ambulances se sont dirigées vers les lieux.
Selon notre correspondante dans la Békaa, les ambulanciers ont venu en aide à quatre blessés légers en tout, deux ouvriers syriens et deux civils libanais, lors des trois frappes israéliennes qui ont ciblé trois points situés dans la zone à l'ouest de Nabi Chit, dans le caza de Baalbeck. Ils ont été transportés à l'hôpital de Rayak pour être soignés.
Un second bilan issu du ministère de la Santé a fait état de quatre blessés supplémentaires pour un total de huit dont : six citoyens libanais, une fillette syrienne de cinq ans et une fillette syrienne de quinze ans, selon un bilan provisoire.
Au Liban-Sud, une frappe israélienne a ciblé la localité de Taybé (caza de Marjeyoun), il y a environ une heure
Le Hezbollah a également publié un nouveau communiqué pour annoncer une attaque sur "des bâtiments utilisés par les soldats ennemis dans la colonie de Shomera", face à Ramiyé dans le caza de Bint Jbeil. le parti affirme avoir utilisé des roquettes et touché sa cible "de plein fouet".
Selon deux sources sécuritaires contactées par Reuters, l'une des trois frappes israéliennes qui ont ciblé l'ouest de Nabi Chit (caza de Baalbeck) dans la Békaa a visé un dépôt d'armes du Hezbollah.
Selon notre correspondante Sarah Abdallah, citant des témoins habitant la région, des drones survolent actuellement cette partie de la Békaa à basse altitude et des ambulances se dirigent vers les lieux des frappes.
⚡ Toujours selon les sources sécuritaires contactées par notre correspondante dans la Békaa, trois frappes de drones israéliens ont ciblé une zone située à l'ouest de Nabi Chit (caza de Baalbeck).
La première a visé la plaine de Qsarnaba et de Tamnine el-Tahta, la seconde a ciblé la plaine située entre Nabi Chit et Séfri, tandis que la troisième a frappé un hangar dans la zone entre Séfri et Saraïne.
⚡ Selon notre correspondante Sarah Abdallah, une frappe, probablement israélienne, a eu lieu dans la plaine de la Békaa, entre les localités de Nabi Chit et Saraïne (caza de Baalbeck), entre Baalbeck et Zahlé.
Au moins une frappe a été observée par des témoins de Nabi Chit et des sources sécuritaires et a retenti dans toute la Békaa.
🛑 Un drone israélien a visé un véhicule sur la route de Deir Kanoun Ras el-Aïn (caza de Tyr), faisant un mort, selon des sources sécuritaires citées par notre correspondant au Liban-Sud.
L’armée israélienne a tenu "une journée opérationnelle en vue de préparer le front nord du pays", à la frontière avec le Liban, à une éventuelle escalade, selon une information publiée par le porte-parole arabophone de l’armée israélienne Avichay Adraee sur X. Cette réunion regroupait plusieurs hauts responsables militaires.
Le Hezbollah a revendiqué une attaque, menée à 17h15, contre la caserne israélienne de Zebdine, située au niveau des fermes contestées de Chebaa.
Le ministère libanais de la Santé a signalé dans un communiqué qu'un homme a été admis à l'hôpital gouvernemental de Marjeyoun, pour soigner des complications dues à l’inhalation de phosphore blanc provenant de bombes israéliennes lancées sur la localité de Khiam (caza de Marjeyoun) il y a quatre jours.
Un diplomate britannique en poste en Irlande a démissionné pour critiquer les ventes d'armes du Royaume-Uni à Israël, estimant que le ministère britannique des Affaires étrangères "pourrait être complice de crimes de guerre", a-t-on appris lundi.
Il n'y a "aucune justification à la poursuite des ventes d'armes du Royaume-Uni à Israël", a écrit Mark Smith dans son mail de démission envoyé à des collègues et diffusé sur les réseaux sociaux.
Il était en poste à l'ambassade britannique à Dublin, où il était deuxième secrétaire spécialisé dans les questions de terrorisme, un poste relativement subalterne au sein du ministère des Affaires étrangères. Il se décrit par ailleurs comme un expert en politique de vente d'armes.
- Des avions de chasse israéliens ont survolé le Liban-Sud à moyenne et basse altitude, arrivant jusqu’aux villages côtiers de la région de Zahrani et lançant par moments des ballons thermiques, selon notre correspondant dans la région.
- L’artillerie israélienne a par ailleurs frappé les périphéries de Kabrikha et Wadi Slouki (Marjeyoun).
Le point sur la situation au Liban-Sud :
- Le Hezbollah a revendiqué une attaque à 15h50 contre la caserne israélienne de Ramim, face au village libanais de Markaba (caza de Marjeyoun).
- L’artillerie israélienne a frappé les périphéries de Tallousé et Markaba (Marjeyoun), selon des habitants cités par notre correspondant.
Sur instruction du ministre des Affaires étrangères, Abdallah Bou Habib, la mission permanente du Liban à l'ONU à New York a déposé une plainte auprès du Conseil de sécurité concernant les manœuvres de l'aviation israélienne qui passe régulièrement le mur du son au-dessus du Liban. Dans cette plainte, le Liban affirme qu'il s'agit d'une violation de la résolution 1701 du Conseil de sécurité.
L’adjudant-chef israélien Mahmoud Amaria, 45 ans, du village bédouin d’Ibtine, dans le nord d’Israël, a été tué par l’explosion d’un drone en Galilée occidentale, lancé par le Hezbollah, selon une annonce faite par l’armée israélienne. Amaria servait comme pisteur dans la brigade Otzvat Baram, postée à la frontière avec le Liban.
Un autre officier a été sévèrement blessé dans le même incident. Trois soldats ont été intoxiqués par la fumée inhalée.
L'armée israélienne ne précise pas où Amaria a été tué, mais c'est en Galilée occidentale que se trouve la caserne de Ya'ara visée par le Hezbollah ce matin, dans une attaque de drones qui a, selon le parti, fait des victimes.
De son côté, le Hezbollah a revendiqué une frappe "avec un missile Burkan" sur le site israélien de "Bayad Blida", face à Blida (Marjeyoun).
La situation au Liban-Sud :
- Des avions de chasse israéliens ont passé le mur du son à deux reprises au-dessus du Liban. La détonation a été entendue dans le Sud, la Békaa et à Beyrouth.
- L'aviation israélienne a bombardé Tayr Harfa (Tyr). Des ambulances se sont rendues sur les lieux, sans qu'il ne soit immédiatement clair si la frappe avait fait des victimes.
Le ministère de la Santé du gouvernement du Hamas dans la bande de Gaza a annoncé un nouveau bilan de 40.139 morts dans le territoire palestinien depuis le début de la guerre avec Israël, dans son onzième mois.
Au moins 40 personnes ont été tuées ces dernières 24 heures, indique le ministère dans un communiqué, ajoutant que 92.743 personnes ont été blessées dans la bande de Gaza depuis le 7 octobre.
L'ONG Human Rights Watch a estimé que le raid aérien israélien en juillet contre un port au Yémen tenu par les rebelles houthis, ainsi qu'une attaque au drone de ces derniers à Tel-Aviv, pouvaient constituer de possibles "crimes de guerre".
Le 20 juillet, Israël a bombardé le port stratégique de Hodeida, principal point d'entrée des marchandises et de l'aide humanitaire pour les zones sous contrôle des rebelles yéménites.
La première compagnie aérienne européenne, Lufthansa, a annoncé prolonger la suspension de ses vols au Moyen-Orient jusqu'au 26 août inclus, face aux risques d'aggravation du conflit dans la région.
Dans un communiqué, le groupe allemand dit que la mesure concerne la desserte des aéroports de Tel-Aviv, Téhéran, Beyrouth, Amman et Erbil ainsi que la traversée de l'espace aérien iranien et irakien. Initialement, la suspension courait jusqu'au 21 août.
Les branches armées du Hamas et du Jihad islamique palestiniens ont revendiqué dans un communiqué conjoint « l'attaque suicide de dimanche soir à Tel-Aviv », menaçant de commettre d'autres attentats en Israël.
Les Brigades Ezzedine al-Qassam, la branche armée du Hamas, en guerre contre Israël à Gaza depuis plus de dix mois, et les Brigades al-Qods, leur pendant du Jihad islamique disent ainsi que « les attentats suicide à l'intérieur occupé (Israël, NDLR) reviendront sur le devant de la scène tant que dureront les massacres de l'occupant (israélien), les opérations de transfert forcé de civils et la politique des assassinats ».
Le Hezbollah a annoncé la mort de deux de ses combattants, Abbas Melhem, né en 1990 et originaire de Majdel Selm (Liban-Sud), et Mohammad Hassan, né en 2005 et originaire de Ghandouriyé (également au Liban-Sud). Ces deux hommes ont été tués « sur la route de Jérusalem », selon la formule utilisée par le parti pour annoncer la mort de ses combattants dans des frappes israéliennes depuis le 8 octobre. Selon les informations de notre correspondant, il s'agit des deux victimes de la frappe sur Houla.
La situation au Liban-Sud :
- Peu après 10h30, l'artillerie israélienne a tiré sur la périphérie de Kfar Kila, Adaïssé (Marjeyoun) et Kfarchouba (Hasbaya).
- Un drone israélien a survolé Baalbeck, dans la Békaa, à basse altitude, selon notre correspondante locale Sarah Abdallah.
Le ministère de la Santé a de son côté annoncé que la frappe de la nuit sur Houla a tué deux personnes. Aucune information n'était jusqu'à présent disponible sur l'identité des deux victimes.
Et ce matin, vers 9h, le Hezbollah a revendiqué une attaque aérienne menée au moyen de drones explosifs contre la caserne de Ya'ara et contre le centre de commandement de "Saint Jean", situé au nord d'Acre. La frappe a fait « un certain nombre de morts et de blessés ». Selon des informations fournies par le parti, cette caserne se situe à environ 16,5 kilomètres de la frontière, et contient une base logistique du commandement de la région nord de l'armée israélienne. Elle a été visée pour la première fois depuis octobre, « en riposte à l'élimination » dans la région de Kadmous, au nord de Tyr, d'un membre du Hezbollah décrit par l'armée israélienne comme un commandant de la force al-Radwane.
De son côté, le Hezbollah a annoncé avoir mené des opérations contre le territoire israélien la nuit dernière et ce matin :
- A minuit, les roquettes du parti ont atteint la position israélienne d’al-Raheb, face à Aïta el-Chaab (Bint Jbeil) selon un communiqué du parti.
- A 2h, le Hezbollah affirme que ses combattants ont repoussé, par des tirs d’artillerie, une infiltration de soldats israéliens dans le bois de Hadab Aïta, près de Aïta el-Chaab. Le parti assure qu’il y a eu des pertes du côté israélien et que les soldats ont été obligés de se retirer.
- A 8h, le Hezbollah a annoncé avoir ciblé une caserne israélienne à Zariit, face à Marwahine (Tyr) où se trouvait un rassemblement de militaires, en précisant en avoir détruit une partie et avoir provoqué un incendie à l’intérieur
- A 23h, la chambre d’opérations de la défense civile des scouts al-Rissala al-Islamiya a annoncé avoir participé à la lutte contre un incendie provoqué par un raid dans le village de Houla (caza de Marjeyoun)
- A la même heure, l’aviation et les drones israéliens survolaient les différentes régions du Liban-Sud et jusque dans la zone du Zahrani, à basse et moyenne altitude
- A 7h, un bombardement israélien a ciblé les villages de Aïta el-Chaab, Hanine, Ramiyé et Beit Lif (Bint Jbeil)
- A 8h, l’aviation et les drones israéliens survolaient le secteur ouest du Liban-Sud
A la frontière entre le Liban et Israël, la nuit a été particulièrement agitée, selon des sources sécuritaires citées par notre correspondant dans la région, Mountasser Abdallah.
- A 21h, l’aviation israélienne a bombardé une maison dans le village de Aïta el-Chaab (caza de Bint Jbeil)
- Après 22h, les avions israéliens ont effectué des raids sur les villages de Houla (caza de Marjeyoun) et de Beit Lif (caza de Bint Jbeil)
Le Hamas a rejeté cette proposition, jugeant qu'elle "répond aux conditions posées par Netanyahu, en particulier son refus d'un cessez-le-feu permanent et d'un retrait total de la bande de Gaza". Le mouvement, qui n'a pas participé aux négociations au Qatar, dénonce notamment "l'insistance" israélienne à maintenir des troupes à la frontière de Gaza avec l'Egypte et de "nouvelles conditions sur le dossier" des prisonniers palestiniens susceptibles d'être échangés contre des otages retenus à Gaza.
Le mouvement palestinien demande l'application du plan annoncé fin mai par M. Biden, et appelle les médiateurs à "obliger l'occupation (Israël, ndlr) à mettre en œuvre ce qui a été convenu". Ce plan prévoit dans une première phase une trêve de six semaines accompagnée d'un retrait israélien des zones densément peuplées de Gaza et de la libération d'otages enlevés le 7 octobre, et dans sa deuxième phase, notamment un retrait total israélien de Gaza.
Les Etats-Unis, qui viennent d'approuver une vente d'armes de 20 milliards de dollars à leur allié israélien, ont soumis vendredi lors des pourparlers à Doha une nouvelle proposition de compromis.
M. Herzog, dont le rôle est principalement protocolaire, a affirmé de son côté que les Israéliens voulaient le retour "le plus tôt possible" des otages enlevés le 7 octobre par des commandos du Hamas et retenus depuis dans la bande de Gaza. "Il n'y a pas de cause humanitaire plus grande que celle du retour de nos otages", a-t-il dit.
Lors d'une réunion ce matin avec le président israélien Isaac Herzog, M. Blinken, a averti qu'il s'agissait "peut-être de la dernière" chance de parvenir à un accord de cessez-le-feu entre Israël et le Hamas dans la bande de Gaza. "C'est un moment décisif, c'est probablement la meilleure, peut-être la dernière occasion de ramener les otages chez eux, d'obtenir un cessez-le-feu et de mettre tout le monde sur la voie d'une paix et d'une sécurité durables", a déclaré M. Blinken.
Pour son neuvième voyage dans la région depuis le début de la guerre entre Israël et le mouvement islamiste palestinien Hamas dans la bande de Gaza le 7 octobre, M. Blinken a ajouté qu'il était "temps d'y arriver". "C'est aussi le moment de s'assurer que personne ne fait quoi que ce soit qui pourrait faire dérailler le processus", a-t-il ajouté. "Nous travaillons pour nous assurer qu'il n'y a pas d'escalade ni de provocations ni aucune action qui pourrait d'une manière ou d'une autre nous éloigner de cet accord ou élargir le conflit à d'autres endroits ou augmenter son intensité", a poursuivi M. Blinken.
Joe Biden a toutefois jugé hier soir qu'une trêve à Gaza était "toujours possible" et a assuré que les Etats-Unis "n'abandonnaient pas" leurs efforts.
Hier, M. Netanyahu a appelé à "diriger la pression sur le Hamas" et "non vers le gouvernement israélien", dénonçant un "refus obstiné" du mouvement palestinien de conclure un accord, après deux jours de négociations à Doha entre la partie israélienne et les médiateurs américain, qatari et égyptien.
"Nous faisons porter à Benjamin Netanyahu l'entière responsabilité d'avoir fait échouer les efforts des médiateurs et fait obstruction à un accord", au mépris de la "vie des otages" détenus depuis le 7 octobre, a rétorqué le Hamas dans un communiqué.
M. Blinken, dont c'est la neuvième visite au Moyen-Orient depuis l'attaque sans précédent du Hamas sur le sol israélien le 7 octobre, se rendra ensuite mardi au Caire, où les médiateurs doivent reprendre leurs discussions cette semaine. Il espère convaincre "toutes les parties" de conduire un accord "sur la ligne d'arrivée", a expliqué un représentant américain l'accompagnant, après son arrivée à Tel-Aviv.
Washington espère mettre fin à plus de dix mois d'un conflit dévastateur, qui ternit le bilan du président sortant Joe Biden et que l'Iran et ses alliés menacent de transformer en embrasement régional.
Le secrétaire d'Etat américain Antony Blinken doit rencontrer dans la journée les principaux dirigeants israéliens pour tenter de débloquer le processus en vue d'un cessez-le-feu à Gaza, qu'Israël et le Hamas s'accusent mutuellement de faire échouer.
Arrivé hier en Israël, le chef de la diplomatie américaine doit notamment s'entretenir avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu, le ministre de la Défense Yoav Gallant.
Bonjour !
Nous sommes au 318e jour de la guerre dans la bande de Gaza. Il s'agit du 317e jour depuis l'ouverture d'un front de "solidarité" au Liban-Sud par le Hezbollah.
Retrouvez ici notre couverture en direct de ces événements.
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