Le chef de la diplomatie libanaise Abdallah Bou Habib. Photo d'archives/Dalati et Nohra
La journée de dimanche a été relativement calme au Liban-Sud dans l’attente de la riposte israélienne à « l’attaque » de samedi contre Majdel Chams. Le Hezbollah a revendiqué seulement deux frappes tandis qu’Israël a, lui aussi, mené un nombre limité de frappes. La veille, l’État hébreu avait mené des raids contre des villages du Liban-Sud jusqu’ici épargnés, tels que Bourj el-Chemali près de Tyr, sans faire de victimes. La scène diplomatique était, elle, en ébullition, afin d’éviter une riposte israélienne trop musclée. « Le Hezbollah est prêt à se retirer derrière le Litani si Israël stoppe ses violations », a affirmé le chef de la diplomatie libanaise Abdallah Bou Habib dans un entretien à la chaîne al-Hadath. Le ministre sortant des Affaires étrangères a rappelé que les États-Unis lui ont demandé de « contenir » le parti chiite. « Nous avons informé le Hezbollah de la demande des États-Unis », a indiqué M. Bou Habib. « Le Hezbollah sera aux côtés de l’État et nous défendrons le Liban, a-t-il également lancé. Le déclenchement d’une guerre élargie n’est pas dans l’intérêt d’Israël ni du Liban. »
De son côté, le président français Emmanuel Macron s’est entretenu avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, selon un communiqué de la présidence française. L’objectif, « empêcher une escalade plus large entre Israël et le Hezbollah ». Selon l’Élysée, M. Macron a rappelé à M. Netanyahu que la France était pleinement engagée à faire « tout pour éviter une nouvelle escalade dans la région en faisant passer des messages à toutes les parties impliquées dans le conflit ».
Selon le site d’information américain Axios, l’émissaire des États-Unis pour le Liban, Amos Hochstein, s’est entretenu avec plusieurs responsables au Liban et en Israël, leur affirmant que l’État hébreu a « le droit de se défendre», mais sans provoquer « une guerre régionale ou des morts civils ». Enfin, la Maison-Blanche a affirmé que l’attaque contre le village druze de Majdel Chams avait été conduite par le Hezbollah, ajoutant être « en discussion permanente » avec ses homologues israéliens et libanais depuis cette attaque qui a tué 12 enfants et adolescents dans le Golan syrien annexé par Israël.


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Reculer, avancer ou rester sur place ne mènera a rien tant que le Hezbollah possédera des armes et s'en servira dès que possible pour servir son projet de république islamique sujette a l'Iran. Si nous voulons enfin la paix comme avec la Jordanie ou l'Egypte ou même comme avec les pays Arabes, il faut imposer le désarmement du Hezbollah. Cela renforcera l’armée Libanaise et le pays pourra enfin panser ses blessures et planifier a se reconstruire. Tant que le Hezbollah reste armé ça sert les intérêts d’Israël car le Liban est le seul qui puisse lui faire une concurrence économique
09 h 02, le 30 juillet 2024