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Monde - France

La gauche appelle à la « mobilisation » pour que Macron nomme Lucie Castets à Matignon

La gauche appelle à la « mobilisation » pour que Macron nomme Lucie Castets à Matignon

La candidate désignée par la gauche Lucie Castets est une haute fonctionnaire à la mairie de Paris. Joel Saget/AFP

La candidate désignée par la gauche Lucie Castets a demandé mercredi à Emmanuel Macron de la nommer sans attendre la Première ministre, alors que le chef de l’État a balayé cette hypothèse et suscité la colère des leaders du Nouveau Front populaire, prêts à « un rapport de force » avec l’Élysée.

Sur France Inter, pour sa première prise de parole dans un média audiovisuel, cette haute fonctionnaire à la mairie de Paris de 37 ans, engagée dans la défense des services publics mais inconnue du grand public, a appelé le président de la République à « prendre ses responsabilités » en la nommant à Matignon.

« Le moment est grave et on ne peut pas ajourner ce type de décision », a-t-elle insisté, en réponse au chef de l’État qui a dit mardi soir qu’il ne nommerait pas de nouveau gouvernement avant la fin des Jeux olympiques « mi-août ».

Elle a qualifié de « déni de démocratie » cette fin de non-recevoir à sa candidature surprise, annoncée par la gauche juste avant l’interview télévisée de M. Macron mardi soir.

Depuis le 7 juillet, le Nouveau Front populaire (NFP), arrivé en tête après le second tour des législatives, mais loin de la majorité absolue (289 députés), ne parvenait pas à se mettre d’accord sur un nom.

« La question n’est pas un nom. La question, c’est quelle majorité peut se dégager à l’Assemblée », a estimé Emmanuel Macron qui, tout en reconnaissant avoir perdu les élections législatives, a appelé à « des compromis » entre les partis ayant fait barrage au Rassemblement national entre les deux tours des élections.

Mais Lucie Castets a répondu qu’« une coalition avec le camp présidentiel est impossible du fait de nos désaccords profonds », dans la lignée des responsables du Nouveau Front populaire.

« Notre base de départ, c’est le programme du Nouveau Front populaire », il faudra « convaincre texte après texte » pour dégager des majorités à l’Assemblée nationale, a-t-elle affirmé avec parmi ses « premières priorités », « l’abrogation de la réforme des retraites ».

Forcené retranché à l’Élysée

Les leaders de la gauche se sont succédé dans les médias mercredi matin pour défendre sa candidature, appelant à « la mobilisation » pour faire pression sur l’Élysée.

Le coordinateur de La France insoumise, Manuel Bompard, veut engager « un rapport de force », ayant « l’impression d’avoir affaire à une sorte de forcené qui est retranché à l’Élysée ».

Pour la patronne des écologistes Marine Tondelier, M. Macron a réagi « comme un enfant paniqué, la seule chose qu’il a su annoncer à 20h, c’est qu’il disait non ».

« Il ne peut pas faire comme si de rien n’était jusqu’à mi-août », a-t-elle jugé, balayant l’idée d’une trêve olympique. « On est capables de faire deux choses en même temps, c’est-à-dire de regarder la finale du 400 mètres haies et de composer un gouvernement. »

En face, le camp macroniste a défendu cette trêve réclamée par le chef de l’État dont l’agenda est désormais quasi monopolisé par les JO (26 juillet-11 août), entre intervention devant le Comité international olympique (CIO) pour l’obtention des Jeux d’hiver 2030 dans les Alpes et visite du stade de beach-volley au pied de la tour Eiffel mercredi matin, sommet international sur le développement jeudi et cérémonie d’ouverture vendredi.

« Ce n’est pas gagner du temps, c’est respecter une temporalité que nous n’avons pas choisie qui est celle des JO », a plaidé la ministre démissionnaire Aurore Bergé sur Europe1/Cnews.

Sur le fond, elle a jugé qu’« un gouvernement qui ne serait formé que par le NFP, un gouvernement qui comprendrait des membres issus de LFI serait un gouvernement qui serait censuré dès le lendemain-même ».

Les stratèges élyséens considèrent que l’alliance qui s’est nouée entre le camp présidentiel et la Droite républicaine pour faire réélire Yaël Braun-Pivet à la présidence de l’Assemblée nationale peut constituer un « embryon » de coalition. La preuve en tout cas que « le barycentre » politique est plutôt « au centre », voire « au centre droit », selon eux.

« Aujourd’hui, le Nouveau Front populaire a 198 voix. Qui vous dit que demain, il n’y aura pas une autre majorité avec 230-240 voix qui peut se dessiner (...) ? Prenons le temps de le faire », a plaidé le chef de file des sénateurs macronistes François Patriat.

Source : AFP

La candidate désignée par la gauche Lucie Castets a demandé mercredi à Emmanuel Macron de la nommer sans attendre la Première ministre, alors que le chef de l’État a balayé cette hypothèse et suscité la colère des leaders du Nouveau Front populaire, prêts à « un rapport de force » avec l’Élysée.Sur France Inter, pour sa première prise de parole dans un média audiovisuel, cette haute fonctionnaire à la mairie de Paris de 37 ans, engagée dans la défense des services publics mais inconnue du grand public, a appelé le président de la République à « prendre ses responsabilités » en la nommant à Matignon.« Le moment est grave et on ne peut pas ajourner ce type de décision », a-t-elle insisté, en réponse au chef de l’État qui a dit mardi soir qu’il ne nommerait pas de...
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