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Monde - États-Unis

« Pas le temps de chercher d’autres candidats » : les délégués démocrates plébiscitent Harris

« Pas le temps de chercher d’autres candidats » : les délégués démocrates plébiscitent Harris

Kamala Harris le 24 juillet 2024 arrivant à la base Andrews au Maryland. Brendan Smialowski/POOL/AFP

Ils devaient investir Joe Biden, les voilà prêts à couronner Kamala Harris : les quelque 3 900 délégués du Parti démocrate pour la convention se sont ralliés à toute vitesse derrière la vice-présidente, mettant de côté d’éventuels doutes sur sa candidature.

À moins de quatre mois de l’élection, « nous n’avons pas le temps de chercher d’autres candidats », explique Adam Peters, délégué de l’Iowa. Après le retrait dimanche de Joe Biden, Kamala Harris « est la candidate de l’union, la seule que l’on ait ».

Jusqu’à dimanche, la fonction d’Adam Peters et des milliers d’autres délégués n’était que formelle. Les primaires par État organisées en début d’année ayant été remportées par Joe Biden, la quasi-totalité d’entre eux n’avait d’autre choix que de désigner le président lors de la convention du parti, du 19 au 22 août à Chicago.

Mais le retrait de Biden les a libérés de cette contrainte : ils peuvent désormais soutenir celui ou celle qu’ils veulent. Et si, dimanche, la perspective d’une concurrence semblait possible, l’avalanche de soutiens pour Kamala Harris a vite changé la donne. Et transformé, de fait, cette primaire ouverte en un plébiscite attendu.

« Le problème, c’est qu’on a 105 jours d’ici à l’élection », martèle Adam Peters, 36 ans. « Tout le temps passé à chercher d’autres candidats » serait perdu « alors qu’on pourrait parler du danger que représente Donald Trump ».

Galaxie démocrate

Comme Adam Peters, qui est responsable d’une association locale de défense de la communauté LGBT+, les profils des délégués offrent un aperçu de la large galaxie démocrate : ils sont élus locaux, militants et salariés du monde associatif ou encore partisans de causes progressistes.

Dans la délégation de l’Ohio, on trouve par exemple le patron d’un grand syndicat, une ancienne professeure, un pasteur, un conseiller municipal, un membre d’un cabinet de maire, un responsable associatif, etc.

Comme de nombreux délégués, Adam Peters a été élu au sein de la section locale de son parti, dans l’Iowa. Mais d’autres délégués sont membres de droit et chaque État a ses propres règles.

Plus de la moitié d’entre eux a déjà annoncé soutenir Kamala Harris, des marques de soutien encore informelles mais qui mettent le parti en ordre de marche derrière elle.

« Les dernières semaines de luttes intestines et le cirque médiatique autour de notre candidat nous ont vraiment fait du mal, assure Kevin Sabellico, délégué de Californie. On ne peut pas se permettre de subir ça à nouveau avec Kamala Harris. »

Professionnel de la politique de seulement 26 ans, il a déjà travaillé avec elle : « Je l’ai vue quand les caméras ne sont pas là. Son leadership, sa force mentale, son courage... C’est exactement ce dont nous avons besoin pour affronter Donald Trump. »

Craintes caduques

En contactant plusieurs délégués à travers le pays, l’AFP n’a trouvé que de solides soutiens de Harris.

Et même si quelques heures à peine après le retrait de Joe Biden, le président du Parti démocrate du Tennessee, Hendrell Remus, redoutait que « des démocrates cherchant à se faire un nom se déclarent candidats », ces craintes sont rapidement devenues caduques après les levées de fonds record en faveur de la campagne de Kamala Harris.

Les règles précises établissant la marche à suivre pour formellement désigner la candidate du parti devaient être discutées mercredi lors d’une réunion au sein du comité national démocrate.

Le vote formel de l’ensemble des délégués est attendu d’ici au 7 août. Cette approbation du candidat, d’habitude effectuée en personne lors de la convention, doit avoir lieu cette année deux semaines avant la convention de Chicago, et sur internet.

Cette désignation anticipée n’est pas liée au changement de candidat, mais à une exigence procédurale de l’État de l’Ohio en vue de l’élection présidentielle, le 5 novembre.

Source : AFP

Ils devaient investir Joe Biden, les voilà prêts à couronner Kamala Harris : les quelque 3 900 délégués du Parti démocrate pour la convention se sont ralliés à toute vitesse derrière la vice-présidente, mettant de côté d’éventuels doutes sur sa candidature.À moins de quatre mois de l’élection, « nous n’avons pas le temps de chercher d’autres candidats », explique Adam Peters, délégué de l’Iowa. Après le retrait dimanche de Joe Biden, Kamala Harris « est la candidate de l’union, la seule que l’on ait ».Jusqu’à dimanche, la fonction d’Adam Peters et des milliers d’autres délégués n’était que formelle. Les primaires par État organisées en début d’année ayant été remportées par Joe Biden, la quasi-totalité d’entre eux n’avait d’autre choix que de...
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un autre film américain...

Marie Claude

08 h 14, le 25 juillet 2024

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  • un autre film américain...

    Marie Claude

    08 h 14, le 25 juillet 2024

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