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Politique - Éclairage

Au Liban, une façade d’unité druze qui peine à s’étendre au-delà des frontières

Les deux leaderships libanais tentent d’unir leurs vues sur les druzes d’Israël, mais échouent sur ceux de Syrie.


Au Liban, une façade d’unité druze qui peine à s’étendre au-delà des frontières

Cheikh Mowafaq Tarif, le chef spirituel de la communauté druze israélienne, accueillant le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu Photo tirée du compte X du Premier ministre israélien

La scène se veut surtout symbolique : l’ancien président du Parti socialiste progressiste, Walid Joumblatt, se tient aux côtés du chef du Parti démocrate libanais, Talal Arslane. Vendredi dernier, à Baïssour, dans le Chouf, ces deux figures druzes rivales se sont affichées pour la première fois depuis de nombreuses années ensemble, sous le signe de la réconciliation. Une image qui détonne avec celle d’une communauté éparpillée au Proche-Orient, entre le Liban, la Syrie, Israël et la Jordanie, et condamnée à des destins parallèles qui ne peuvent que difficilement converger. C’est d’autant plus le cas à l’heure où la région est à un tournant avec la guerre à Gaza qui risque de redistribuer les cartes. Un conflit dans lequel les druzes en Israël et au Liban se retrouvent parfois dans des camps opposés, les premiers étant souvent enrôlés...
La scène se veut surtout symbolique : l’ancien président du Parti socialiste progressiste, Walid Joumblatt, se tient aux côtés du chef du Parti démocrate libanais, Talal Arslane. Vendredi dernier, à Baïssour, dans le Chouf, ces deux figures druzes rivales se sont affichées pour la première fois depuis de nombreuses années ensemble, sous le signe de la réconciliation. Une image qui détonne avec celle d’une communauté éparpillée au Proche-Orient, entre le Liban, la Syrie, Israël et la Jordanie, et condamnée à des destins parallèles qui ne peuvent que difficilement converger. C’est d’autant plus le cas à l’heure où la région est à un tournant avec la guerre à Gaza qui risque de redistribuer les cartes. Un conflit dans lequel les druzes en Israël et au Liban se retrouvent parfois dans des camps opposés,...
commentaires (12)

Il y a aussi des citoyens traîtres à leur patrie à la solde de la Perse. En fait si on considère les choses de manière simpliste mais avec un fond de vérité, les Libanais sont tous à la solde d’une ou de l’autre puissance étrangère aux yeux de leurs concitoyens.

AntoineK

16 h 08, le 21 juillet 2024

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Commentaires (12)

  • Il y a aussi des citoyens traîtres à leur patrie à la solde de la Perse. En fait si on considère les choses de manière simpliste mais avec un fond de vérité, les Libanais sont tous à la solde d’une ou de l’autre puissance étrangère aux yeux de leurs concitoyens.

    AntoineK

    16 h 08, le 21 juillet 2024

  • Chaque communauté a ses traîtres á la patrie : Même chez les chiites , il y a des espions à la solde des sionistes !

    Chucri Abboud

    15 h 14, le 21 juillet 2024

  • Les Druzes d'Israel effectuent leur service militaire en Israel au même titre que chaque Israélien. Une grande partie est même engagée militairement et combat au coté de Tsahal a Gaza.

    KHL V.

    10 h 44, le 21 juillet 2024

  • Baïssour est au caza d'Aley et non pas au Chouf.

    Michael

    01 h 15, le 21 juillet 2024

  • Je me souviens les années cinquante, soixante c’était la famille Arslane qui était au pouvoir

    Eleni Caridopoulou

    01 h 10, le 21 juillet 2024

  • Les Druzes du Golan Syrien ont été protégé de Daesh par Tsahal et indirectement par leur frères habitant l'entité. Aucun druze habitant l'entité a tué un israélite . Ils sont les frères de sang des Israélites.

    Dorfler lazare

    00 h 50, le 21 juillet 2024

  • Monsieur Joumblatt Senior Avec tout mon respect pour votre vaste culturelle Mais vos positions sont dépassées par les circonstances actuelles Chercher tout le temps un ennemie est payant à court terme mais c’est très grave à long terme Votre communauté cherche la prospérité la paix et la liberté Écoutez la

    William SEMAAN

    00 h 32, le 21 juillet 2024

  • Joumblatt était pourtant bien content qu’il y avait les Druzes dans l’armée Israélienne en 1983 …

    JPF

    22 h 06, le 20 juillet 2024

  • Etonnant cet article à l’heure du pastis et du melon pendant le Tour de France. Suivre l’avant dernière étape de ce tour, et les paysages splendides de France, de Nice sont à admirer que de parler d’un chef émérite (tout le monde a entendu parler qu’il est parti à la retraite) et de son fief aux surfaces rocailleuses. Mon Dieu, mon dieu, que c’est agréable ce samedi de voir les grimpeurs, et moi jaloux du maillot jaune, (mon favori c’est Ramco Evenepoel qui fera parler de lui à l’avenir) que de voir un religieux à la barbe fleuve serrer la main d’un criminel de guerre…

    Charles Fayad

    17 h 53, le 20 juillet 2024

  • Les faits parlent d’eux-mêmes. Pendant la guerre civile, qui a dit que les Druzes étaient divisés ? C’est lors des moments difficiles que l’unité prend forme… La double allégeance, la double appartenance, tout cela ne sert que les intérêts du moment et qu’il suffit d’une image "insultante" pour la cause arabe, palestinienne, lors des funérailles d’un soldat israélien pour monter au créneau. A l’heure des transferts de populations, Les Druzes d’Israël n’iront de gré ou de force habiter son fief pour être plus à l’abri, mais l’histoire a ses ruses et ses surprises… Très tôt pour le dire...

    Charles Fayad

    17 h 02, le 20 juillet 2024

  • Je cite : ""« Bien qu’il soit régulièrement accusé de fluctuer en politique, Walid Joumblatt continue par être guidé par une boussole : la cause palestinienne. Une position qui ne manque pas de sincérité », commente M. Bitar"". Tout à fait, et ce n’est seulement pas une question de sincérité mais de profonde conviction. Qui a fait dans son fief les frais de ses convictions envers la "cause palestinienne" ? On connait le mot de Rousseau : "Tel philosophe aime les Tatares, pour être dispensé de détester ses voisins" !

    Charles Fayad

    17 h 02, le 20 juillet 2024

  • ""Walid Joumblatt, réputé pour son hostilité au régime syrien, a cherché à minimiser la portée de ces propos…"" Qu’on se rassure, il n’est hostile au régime alaouite à Damas que de réputation. On connait les saltos arrière de Monsieur Joumblatt (pardon du Bey, par respect pour le titre). Son émirat druze qui s’étend de Saïda à Bhamdoun et même au-delà, n’était pas seulement acquis à l’huile de coudes de ses bras armés. En attendant le retour improbable des chrétiens dans son Druzeland, on ne parle que de réconciliations entre druzes… Etonnant !

    Charles Fayad

    16 h 21, le 20 juillet 2024

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