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Moyen-Orient - Guerre De Gaza

« Nouveau massacre » : le Hamas annonce 90 morts dans une frappe sur un camp de déplacés

Des médias israéliens affirment que le raid visait le chef de la branche armée du Hamas Mohammad Deif, ce que dément le Hamas.

Un homme marche sur des tentes tombées le lendemain d'une attaque sur la zone d'el-Mawasi, au nord-ouest de Rafah, le 22 juin 2024. Photo AFP / BASHAR TALEB

Le ministère de la Santé du gouvernement du Hamas a annoncé samedi que 90 Palestiniens avaient été tués dans une frappe israélienne sur le camp de déplacés d'al-Mawasi dans le sud de la bande de Gaza.

L'armée israélienne a affirmé avoir visé Mohammad Deif, le chef de la branche armée du mouvement islamiste palestinien, parmi les responsables les plus recherchés par Israël, et Rafa Salama, le commandant de la brigade du Hamas à Khan Younès. Selon l'armée, Deif se trouvait dans un bâtiment et non dans un souterrain, avec Salama, ainsi que d'autres membres du Hamas, et elle estime qu'ils ont été au moins blessés dans l'attaque, rapporte le Haaretz.

« De fausses allégations visant à masquer l'ampleur de l'effroyable massacre », a rétorqué le mouvement islamiste palestinien. « Ce n'est pas la première fois que l'occupation (Israël) affirme avoir visé des dirigeants palestiniens, avant que cela ne s'avère faux », a dit le Hamas dans un communiqué.

Le bureau du Premier ministre israélien a rappelé de son côté que Benjamin Netanyahu avait « donné, au début de la guerre, une instruction permanente pour éliminer les hauts dirigeants du Hamas ». Il « a été mis au courant des développements » et « fera une évaluation de la situation aujourd'hui (samedi) » avec des responsables sécuritaires, d'après son bureau.

Le ministère de la Santé du gouvernement du Hamas a annoncé que 90 Palestiniens avaient été tués dans la frappe, dans son dernier bilan publié dans la soirée. Dans un communiqué, le ministère a dénoncé « un massacre odieux de l'occupation » (Israël, ndlr), faisant état de 90 morts, « dont la moitié étaient des femmes et des enfants », et de 300 blessés.

Selon des sources « officielles » israéliennes citées par le média américain Axios, l'armée aurait largué cinq bombes de « 2.000 livres » (907 kilos) sur le bâtiment situé dans le camp d'al-Mawasi, dans le sud de Gaza. 

« Nombreuses dépouilles éparpillées » 

La zone d'al-Mawasi, sur la côte entre Rafah et Khan Younès, avait été déclarée « zone humanitaire » par Israël, en théorie sûre pour les déplacés. « Il reste de nombreuses dépouilles de martyrs éparpillées dans les rues, sous les décombres et autour des tentes de déplacés que l'on ne peut atteindre en raison des tirs intenses de l'occupation », a rapporté Mahmoud Bassal, porte-parole de la Défense civile, estimant qu'il s'agissait d'un « nouveau massacre ».

Les victimes ont été transférées vers plusieurs hôpitaux de la région.

À l'hôpital koweïtien de Rafah, le directeur Suhaib al-Hams, a indiqué que la plupart des blessures étaient graves, dont des amputations. Il a qualifié la situation de « vrai désastre qui survient en plein effondrement du système de santé », d'après un communiqué.

L'Unrwa, agence onusienne pour les réfugiés palestiniens, estime qu'environ 1,5 million de personnes se trouvent dans le secteur d'al-Mawasi, à Khan Younès et Rafah, a indiqué une porte-parole à l'AFP. Cette dernière semaine, quatre écoles abritant des déplacés ont été visées en quatre jours par des frappes, faisant au moins 49 morts, d'après des sources à Gaza dont le Hamas. Israël avait dit viser des « terroristes ».

La guerre, entrée dans son dixième mois, a éclaté le 7 octobre après une attaque sans précédent menée par des commandos du Hamas infiltrés depuis Gaza dans le sud d'Israël, qui a entraîné la mort de 1.195 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP établi à partir de données officielles israéliennes. En riposte, Israël a juré de détruire le Hamas et lancé une offensive qui a fait au moins 38.443 morts, en majorité des civils, d'après des données du ministère de la Santé du gouvernement de Gaza, dirigé par le Hamas.

Le ministère de la Santé du gouvernement du Hamas a annoncé samedi que 90 Palestiniens avaient été tués dans une frappe israélienne sur le camp de déplacés d'al-Mawasi dans le sud de la bande de Gaza. L'armée israélienne a affirmé avoir visé Mohammad Deif, le chef de la branche armée du mouvement islamiste palestinien, parmi les responsables les plus recherchés par Israël, et Rafa Salama, le commandant de la brigade du Hamas à Khan Younès. Selon l'armée, Deif se trouvait dans un bâtiment et non dans un souterrain, avec Salama, ainsi que d'autres membres du Hamas, et elle estime qu'ils ont été au moins blessés dans l'attaque, rapporte le Haaretz.« De fausses allégations visant à masquer l'ampleur de l'effroyable massacre », a rétorqué le mouvement islamiste palestinien. « Ce n'est pas la...
commentaires (1)

Cessez de parlez des civils juifs tués par le Hamas. Le Hamas a perpétré une seule fois un massacre d’une ampleur sans pareille selon les sionistes. Que l’on contrôle la véracité de ce massacre, possible que cela ne dépasse pas la centaine de morts alors que depuis 76 ans les sionistes tuent tous les jours des palestiniens et depuis moins de dix mois, plus de 38000 tués sans compter ceux qui sont ensevelis.

Mohamed Melhem

17 h 20, le 13 juillet 2024

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Commentaires (1)

  • Cessez de parlez des civils juifs tués par le Hamas. Le Hamas a perpétré une seule fois un massacre d’une ampleur sans pareille selon les sionistes. Que l’on contrôle la véracité de ce massacre, possible que cela ne dépasse pas la centaine de morts alors que depuis 76 ans les sionistes tuent tous les jours des palestiniens et depuis moins de dix mois, plus de 38000 tués sans compter ceux qui sont ensevelis.

    Mohamed Melhem

    17 h 20, le 13 juillet 2024

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