Le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez s'adresse à la presse lors du sommet du 75e anniversaire de l'OTAN au Walter E. Washington Convention Center à Washington, DC, le 10 juillet 2024. AFP/ SAMUEL CORUM
Le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez, devenu l'une des voix les plus critiques au sein de l'UE à l'égard d'Israël, a appelé mercredi depuis Washington les Occidentaux à ne pas appliquer un « deux poids, deux mesures » à propos de la guerre à Gaza.
« Si nous disons à nos peuples que nous soutenons l'Ukraine parce que nous défendons le droit international, nous devons faire la même chose à propos de Gaza », a-t-il déclaré en marge du sommet de l'OTAN, lors duquel les dirigeants de l'Alliance ont annoncé de nouvelles aides à Kiev. Le Premier ministre socialiste a appelé à ce qu'il y ait une « position politique constante » à ce sujet, « sans que nous n'ayons un deux poids, deux mesures ». « Nous devons créer les conditions d'un cessez-le-feu immédiat et urgent », a-t-il encore déclaré, alertant sur le risque d'escalade à la frontière avec le Liban.
L'Espagne s'est imposée ces derniers mois comme l'une des voix les plus critiques au sein de l'UE à l'égard du gouvernement de Benjamin Netanyahu. Avec l'Irlande et la Norvège, le gouvernement de Pedro Sanchez a reconnu fin mai l'Etat de Palestine, s'attirant les foudres d'Israël.


Cessez-le-feu : entre le non de Tel-Aviv et l’insistance de Beyrouth, Washington pour un retour à l’avant mars 2026