Le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, prononçant un discours retransmis sur écran géant, le 10 juillet 2024, dans la banlieue sud de Beyrouth. Mohammad Azakir/Reuters
Le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a déclaré mercredi que son parti acceptera « ce que le Hamas accepte » sur un possible cessez-le-feu à Gaza, assurant que le « front de soutien » lancé par son parti depuis le Liban-Sud en octobre 2023 cesserait ses opérations contre Israël si une trêve était mise en place à Gaza.
Lors d’un discours prononcé pendant un hommage rendu à un commandant du parti chiite pro-iranien, Mohammad Nehmé Nasser, tué dans une frappe israélienne il y a une semaine, M. Nasrallah a fait valoir que « le monde entier appelle Israël à un cessez-le-feu. Ce que le Hamas acceptera, nous l’accepterons ». « Si un cessez-le-feu est instauré à Gaza, notre front (au Liban) arrêtera les combats, nous y sommes engagés car nous sommes un front de soutien. S’il n’y a pas de cessez-le-feu, nous aviserons en temps et en heure », a-t-il encore dit.
En réponse au ministre israélien de la Défense, Yoav Gallant, selon qui Israël « continuera de lutter et de faire tout ce qui est nécessaire » contre le Hezbollah, « même s'il y a un cessez-le-feu » à Gaza, Hassan Nasrallah a affirmé : « Si une agression israélienne vise le Liban, nous ne resterons pas les bras croisés, même s’il y a un cessez-le-feu à Gaza. »
« L’armée israélienne menace maintenant d’envahir la région au sud du Litani. Si les Israéliens gagnent à Gaza, ils viendront au Liban. Lorsque vos chars arrivent à nos frontières, vous savez ce qui les attend. La résistance (du Hezbollah) au Liban est prête et n’a pas peur », a-t-il mis en garde.
« Israël est dans une impasse »
Évoquant la participation du Hezbollah au Déluge d’al-Aqsa, l’offensive du mouvement palestinien Hamas le 7 octobre dernier en territoire israélien, M. Nasrallah a affirmé « vouloir continuer à faire partie de la bataille ».
« Nous voyons les succès et les exploits réalisés au jour le jour. Et l'ennemi voit bien ces succès. Depuis le début, nous avons voulu que ce front de soutien libanais épuise les forces de l'ennemi, sur les plans humain, matériel, économique, psychologique. Grâce à cette pression, nous pouvons faire comprendre à l’ennemi que le cessez-le-feu sur le front nord d'Israël dépend du cessez-le-feu à Gaza. Les Israéliens sont conscients qu’il faut parvenir à un cessez-le-feu à Gaza parce que c’est le seul moyen d’arrêter les combats dans le Nord », a-t-il déclaré.
Concernant les hostilités au Liban-Sud, le leader du Hezbollah a révélé qu’Israël avait demandé au départ que le parti chiite « se retire à 3 km de la frontière, parce que (ses) roquettes portaient sur 3 à 5 kilomètres. Ensuite, ils ont appris qu’on avait des missiles ayant une portée de 8 à 10 kms, ils ont alors demandé qu’on s’éloigne de 10 km. Israël est dans un impasse sur le front libanais », a ajouté Hassan Nasrallah. « Les Israéliens ont d'abord demandé le retrait de la force al-Radwane (unité d'élite du Hezbollah), mais qu'est-ce qu'ils croient ? Il a aussi l'unité Nasr, l'unité Aziz, l'unité Abbas... » a-t-il poursuivi.
Selon le dirigeant chiite, « les Israéliens ont peur, pas seulement de la possibilité (pour le parti) d’entrer en Galilée, mais de l’infiltration de petits groupes en Palestine occupée ». « Les objectifs israéliens ont Liban ont baissé en importance. En 2006, ils voulaient détruire le Hezbollah et ont échoué à atteindre leurs objectifs », a-t-il encore dit.
Hassan Nasrallah a, par ailleurs, résumé le parcours du milicien Mohammad Nehmé Nasser, également connu sous le nom de hajj Abou Nehmé, qui aurait participé à la guerre de 2006, dirigé les forces spéciales du bataillon Nasr de 2004 à 2008, et se serait battu contre le mouvement islamiste Daech en Syrie. Abou Nehmé aurait également combattu au Liban-Sud depuis le début des hostilités en octobre, et jusqu'à sa mort. « La résistance a lancé le plus grand nombre de missiles avec la mort de hajj Abou Nehmé et atteint de nouveaux objectifs. Nous n’avons pas peur de la guerre et l’ennemi le sait bien », a soutenu le chef du parti chiite.
Pas de retrait du Hezbollah
Commentant les opérations israéliennes à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, Hassan Nasrallah a estimé que «l'entêtement de Benjamin Netanyahu (chef du gouvernement israélien) sur Rafah est le signe d'une déroute. Si les Israéliens arrêtent l'opération sur Rafah, ils seront en situation de défaite ».
« Tout ce qui se passe à Gaza reflète un échec de l'ennemi. Israël voulait le retour des otages ou l’anéantissement du Hamas. Il n’a rien pu faire en 10 mois », a-t-il encore déclaré. « Israël va devoir arrêter la guerre, sinon il va à la dérive. L’ennemi traverse la pire période de son existence, au niveau de l’armée, de l’économie et en termes de perte de crédibilité », a-t-il encore ajouté en estimant que les dirigeants israéliens qui demandent le retrait du Hezbollah au nord du fleuve Litani au Liban « sont des fous et des idiots ».




Les barbus dégénérés, tous ensemble et pareils !!
01 h 51, le 12 juillet 2024