Rechercher
Rechercher

Moyen-Orient - GAZA

Les efforts de médiation redoublent au dixième mois de la guerre

Le mouvement islamiste accepterait de négocier la libération des otages israéliens et de prisonniers palestiniens en l’absence d’un cessez-le-feu permanent.

Les efforts de médiation redoublent au dixième mois de la guerre

Des soldats israéliens en opération dans le sud de la bande de Gaza le 3 juillet 2024. Ohad Zwigenberg/AFP

Des émissaires israéliens retourneront ces prochains jours à Doha pour des pourparlers avec les médiateurs qataris, a indiqué le bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahu, en soulignant la persistance d’« écarts » avec le Hamas. Des discussions avec des médiateurs américains se tiennent également en Égypte, selon le média égyptien al-Qahera News. Dimanche, le Croissant-Rouge palestinien a fait état de six personnes, dont deux enfants de trois et quatre ans, tués par une frappe israélienne sur une maison à Zawaida, dans le centre du petit territoire dévasté par neuf mois de guerre. Six Palestiniens ont été tués dans une frappe sur une maison de la ville de Gaza (Nord) et trois autres dans un raid sur une habitation de la zone portuaire, selon des secouristes et la Défense civile de Gaza. Les bombardements israéliens se sont poursuivis sur le camp de Nousseirat (centre) où 16 personnes ont péri la veille dans un raid sur une école abritant des milliers de déplacés et gérée par l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens (Unrwa), selon le mouvement islamiste Hamas. Des journalistes ont vu plusieurs enfants transférés à l’hôpital. Israël a indiqué que son aviation avait visé « plusieurs terroristes » dans le secteur de cette école, d’où ses soldats avaient été attaqués. La guerre à Gaza a été déclenchée par une attaque sans précédent du Hamas dans le sud d’Israël le 7 octobre, qui a entraîné la mort de 1 195 personnes, en majorité des civils, selon un décompte établi à partir de données officielles. Sur 251 personnes alors enlevées, 116 sont toujours retenues à Gaza dont 42 sont mortes, selon l’armée israélienne. Israël a juré de détruire le Hamas, qui a pris le pouvoir à Gaza en 2007 et qu’il classe organisation terroriste comme le font les États-Unis et l’Union européenne. Son armée a lancé une offensive d’envergure qui a dévasté la bande de Gaza et fait 38 098 morts, en majorité des civils, selon un dernier bilan samedi du ministère de la Santé du gouvernement de Gaza dirigé par le Hamas.

Conditions « désastreuses »

Dans l’étroite bande de terre, où Israël assiège quelque 2,4 millions de personnes dans des conditions jugées « désastreuses » par l’ONU, l’eau et la nourriture manquent. Selon les Nations unies, 80 % de la population est déplacée et plusieurs habitants, dont des enfants, sont morts de malnutrition. À l’entrée de la guerre dans son dixième mois, les troupes israéliennes bataillent toujours au sol, dans plusieurs secteurs que l’armée avait dit précédemment contrôler. Les combats se poursuivent à Choujaïya, un quartier est de Gaza-ville, et à Rafah (Sud) où l’armée a dit avoir tué 30 « terroristes » ces dernières 24 heures. Toujours dans le Sud, à Khan Younès, l’aviation israélienne a frappé le siège du ministère de l’Intérieur du Hamas, selon ce mouvement. L’armée a dit avoir frappé un bâtiment utilisé par le Hamas « pour ses activités terroristes ».

En Israël, des manifestants ont bloqué les routes de Tel-Aviv dans le cadre d’une « journée de perturbation », pour réclamer du gouvernement qu’il accepte un accord de cessez-le-feu afin de libérer les otages. « La nation entière veut leur retour et une majorité absolue soutient un accord sur les otages. Le devoir de l’État est de les rendre et c’est au cœur du consensus », a déclaré sur X le président israélien Isaac Herzog. Depuis des semaines, des milliers de personnes enchaînent les manifestations antigouvernementales, principalement dans la ville côtière.

Le Hamas accepte de négocier

Un haut responsable du Hamas a déclaré dimanche que le mouvement islamiste acceptait de négocier sur la libération des otages israéliens et de prisonniers palestiniens en l’absence d’un cessez-le-feu permanent dans la bande de Gaza. « Le Hamas exigeait l’accord d’Israël à un cessez-le-feu complet et permanent, comme condition avant de négocier », a-t-il dit, sous le couvert de l’anonymat, alors que la guerre à Gaza est entrée dans son dixième mois. « Ce point a été surmonté, les médiateurs s’étant engagés sur le fait que tant que les négociations sont en cours, le cessez-le-feu resterait en vigueur », a-t-il ajouté. « Le Hamas s’est rétracté de la condition qu’il avait posée sur un cessez-le-feu permanent et a accepté d’entamer des négociations », a-t-il encore déclaré, au moment où les efforts de médiation sont relancés pour parvenir à un cessez-le-feu. D’après le haut responsable, le Hamas a informé les médiateurs qu’il souhaitait voir se réaliser trois étapes : d’abord l’entrée dans Gaza de 400 camions d’aide par jour, puis le retrait de l’armée israélienne du « couloir de Philadelphie et du point de passage de Rafah », qui se trouvent entre le sud de Gaza et l’Égypte puis une « phase finale » consistant notamment en un retrait complet du territoire palestinien. « La balle est dans le camp des Israéliens, s’ils veulent parvenir à un accord alors cela se produira très probablement », a déclaré cette source, estimant que les discussions pourraient prendre « de deux à trois semaines », « si tant est qu’Israël ne bloque pas les négociations comme précédemment ». Le Hamas, qui a pris le pouvoir à Gaza en 2007, avait fait part mercredi de nouvelles « idées » pour mettre fin à la guerre, relançant le marathon diplomatique. Des émissaires israéliens retourneront ces prochains jours à Doha pour des pourparlers avec les médiateurs qataris, a indiqué le bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahu, en soulignant la persistance d’« écarts » avec le Hamas. Selon le média égyptien al-Qahera News, des discussions ont débuté en Égypte. Le haut responsable du Hamas a indiqué dimanche qu’il n’y avait « pas encore de date » pour qu’une délégation du Hamas se rende en Égypte. D’après lui, la Turquie fait également « de grands efforts ». « Une délégation de haut rang s’est rendue en Turquie pour des discussions la semaine dernière », a-t-il dit. La guerre a été déclenchée par une attaque sans précédent du Hamas en Israël le 7 octobre, qui a entraîné la mort de 1 195 personnes, en majorité des civils, selon un décompte établi à partir de données officielles. Israël a juré de détruire le Hamas et lancé une offensive militaire d’envergure sur le territoire palestinien qui a tué 38 153 Palestiniens, en majorité des civils, selon des données du ministère de la Santé du Hamas qui a pris le pouvoir à Gaza en 2007.

Source : AFP

Des émissaires israéliens retourneront ces prochains jours à Doha pour des pourparlers avec les médiateurs qataris, a indiqué le bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahu, en soulignant la persistance d’« écarts » avec le Hamas. Des discussions avec des médiateurs américains se tiennent également en Égypte, selon le média égyptien al-Qahera News. Dimanche, le...
commentaires (0)

Commentaires (0)

Retour en haut