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Sport - JO-2024

Ode au multiculturalisme, la sculpture symbole des JO dévoilée à Paris

Depuis 40 ans, son oeuvre s'intéresse à l’identité féminine noire.

Ode au multiculturalisme, la sculpture symbole des JO dévoilée à Paris

L'artiste plasticienne américaine Alison Saar pose à côté de la sculpture d'une femme noire tenant un rameau d'olivier et de l'Elysées à Paris, le 21 juin 2024. Photo AFP

Une femme noire tenant un rameau d'olivier et une flamme dorée, assise au milieu de six sièges de tous les continents : c'est la sculpture conçue par l'artiste américaine Alison Saar pour les JO de Paris et les Paralympiques. Cette oeuvre d'art « multiculturelle », selon les mots de l'artiste californienne, a été inaugurée dimanche après-midi dans le jardin Charles-Aznavour au pied des Champs Élysées, à Paris. 

Intitulée « Salon », elle se veut comme un « espace ouvert à tous, qui favorise le dialogue et permet les rencontres », selon l'artiste. La statue comprend plusieurs éléments, tous réalisés par Alison Saar, 68 ans, dans des ateliers du Puy-de-Dôme, dans le centre de la France.

Composée de bronze et d'une roche volcanique résistant aux intempéries et aux polluants environnementaux, l'oeuvre comprend une grande figure féminine assise qui tient des rameaux d’olivier dans une main et une flamme dorée dans l'autre ainsi que six sièges, disposés en cercle, venant d’Afrique de l’Ouest, d’Amérique centrale, de France, de Chine et d’Europe. L'un d'eux est aussi un siège antique symbolisant l’origine des JO.

Peu connue en France, Alison Saar a été choisie pour réaliser la sculpture olympique de Paris par le Comité olympique et la Ville de Paris « pour son engagement envers les valeurs humanistes et de paix de l’olympisme » et « son souhait d’avoir une production locale afin de soutenir l’artisanat français et de réduire l’empreinte carbone », selon le dossier de presse.

Depuis 40 ans, son oeuvre s'intéresse à l’identité féminine noire. Ses sculptures et installations, réalisées à partir de matériaux récupérés et naturels, intègrent des éléments de diverses traditions culturelles africaines, afroaméricaines et caribéennes. Parmi ses œuvres les plus célèbres, figure une sculpture d’Harriet Tubman, ancienne esclave et militante anti-esclavage, premier monument (2008) en hommage à une femme noire à New York. Aux États-Unis, ses œuvres ont été exposées au Metropolitan Museum of Art, Whitney Museum à New York et au Lacma à Los Angeles.

Née le 5 février 1956 à Los Angeles, l'artiste est issue d'une famille d'artistes, sa mère Betye Saar étant connue pour ses assemblages traitant de questions raciales et sexistes, et son père Richard Saar, d’origine allemande, comme céramiste et restaurateur d’œuvres d’art. La sculpture olympique pour Paris est son premier projet dans l’espace public en dehors des États-Unis. Alison Sarr succède au Français Xavier Veilhan qui avait réalisé un ensemble de sculptures intitulé « The Audience » ( »Le public ») pour les JO de Tokyo en 2020.


Une femme noire tenant un rameau d'olivier et une flamme dorée, assise au milieu de six sièges de tous les continents : c'est la sculpture conçue par l'artiste américaine Alison Saar pour les JO de Paris et les Paralympiques. Cette oeuvre d'art « multiculturelle », selon les mots de l'artiste californienne, a été inaugurée dimanche après-midi dans le...
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