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Politique - Liban

Les tirs sur l’ambassade US, un « message » et un signe d’insécurité inquiétant

Plusieurs personnalités et partis politiques ont dénoncé l’attaque de mercredi matin, refusant que le Liban devienne «une boîte aux lettres».

Les tirs sur l’ambassade US, un « message » et un signe d’insécurité inquiétant

L'armée libanaise déployée près de l'ambassade américaine à Beyrouth le 5 juin 2024, après l'arrestation d'un Syrien à la suite d'une fusillade près de la chancellerie. Photo AFP/Joseph Eid

La fusillade dans les alentours de l’ambassade des États-Unis mercredi matin à Aoukar, dans le Metn, a suscité de nombreuses réactions dans la sphère politique, à commencer par le chef du gouvernement, plusieurs ministres, ainsi que des leaders politiques et députés de divers bords, qui y voient une attaque contre les relations entre Beyrouth et Washington.  

Le Premier ministre sortant, Nagib Mikati, a affirmé, dans un communiqué, « suivre » la situation et avoir effectué à cet effet une série de contacts, notamment avec les chefs des différents services sécuritaires. « La situation est stable, et des enquêtes approfondies ont été lancées », a-t-il ajouté. Il a précisé que, selon les informations à sa disposition, l'ambassadrice américaine à Beyrouth Lisa Johnson se trouve hors du pays.

La fusillade s'est produite devant la chancellerie américaine, et plusieurs personnes ont été arrêtées dans son sillage, selon deux sources sécuritaires contactées par L'Orient-Le Jour et l'Agence nationale d'Information (ANI, officielle). Cet échange de tirs entre un suspect d'origine syrienne et l'armée a fait deux blessés, selon la troupe : le tireur, qui a été hospitalisé, et une personne qui se trouvait à l'intérieur du complexe de l'ambassade.

Réactions officielles

Le ministre libanais sortant des Affaires étrangères, Abdallah Bou Habib, a dit suivre les développements, assurant que le Liban « s'engage à protéger les sièges des représentations diplomatiques à Beyrouth conformément à la convention de Vienne sur les relations diplomatiques ». Ce traité régit les rapports diplomatiques entre États, l'immunité du personnel diplomatique et l'inviolabilité des ambassades. Il a été adopté le 18 avril 1961 à Vienne et est entré en vigueur le 24 avril 1964.

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De son côté, le ministre libanais sortant de la Défense, Maurice Slim, a contacté l’ambassade pour exprimer sa solidarité. Il a assuré, dans un communiqué, que les forces de l’ordre poursuivaient leur enquête pour trouver des réponses.

Les FL et la paix civile

Les Forces libanaises (FL) ont fermement condamné l’attaque contre l’ambassade des États-Unis. Le parti a appelé « les services de sécurité et la justice libanaise à mener les enquêtes nécessaires pour découvrir les circonstances de ce qui s'est passé, l'identité des planificateurs et des auteurs », afin « d'empêcher la répétition de tels actes criminels, menaçant la sécurité publique et la paix civile ».

À son tour, le Parti socialiste progressiste (PSP de Walid Joumblatt) a condamné l’attentat, demandant aux services de sécurité de mettre la main sur les coupables aussi vite que possible, « afin de garantir que de tels incidents ne se répètent et ne mettent en danger la paix civile, dans un contexte difficile au Liban ». 

Liban « boîte aux lettres » ?

Des personnalités politiques se sont aussi exprimées, majoritairement sur X (ancien Twitter), pour dénoncer l’incident et, surtout, ses implications. L’une des plus virulentes interventions est celle du président du parti Kataëb Samy Gemayel (opposition), qui a trouvé que ce qui s'est passé est une preuve de plus « de l’insécurité qui règne en raison de la loi de la jungle instaurée par le Hezbollah et ses alliés ». « Tous ceux qui s’opposent à la politique du Hezbollah sont menacés, et cet incident est un message », a-t-il poursuivi.

Un « message » est aussi le terme employé par le Parti national libéral (PNL, opposition) pour décrire cet incident, estimant qu’il est le signe « d’un plan fomenté contre le Liban en vue d’une explosion sécuritaire ». Le PNL a affirmé refuser « que le Liban devienne une boîte aux lettres pour envoyer des messages aux États-Unis ou à d’autres ». Ce refus de voir le Liban transformé en « boîte aux lettres » était aussi partagé par le Courant patriotique libre (CPL, aouniste), qui a exprimé son « inquiétude » dans un communiqué.

La « gravité de la situation » a été mise en avant dans les déclarations de plusieurs députés sur X, comme Farid el-Khazen, Melhem Khalaf ou Raji el-Saad, qui ont tous fortement dénoncé l’attaque. Le député Wajih Baarini l'a qualifiée « d’acte de vandalisme », estimant qu’elle « vise le Liban et sa stabilité ». L’agression est « dirigée contre le Liban et sa relation privilégiée avec les États-Unis » a écrit le député Fouad Makhzoumi, aussi sur X. 

La fusillade dans les alentours de l’ambassade des États-Unis mercredi matin à Aoukar, dans le Metn, a suscité de nombreuses réactions dans la sphère politique, à commencer par le chef du gouvernement, plusieurs ministres, ainsi que des leaders politiques et députés de divers bords, qui y voient une attaque contre les relations entre Beyrouth et Washington.  Le Premier ministre sortant, Nagib Mikati, a affirmé, dans un communiqué, « suivre » la situation et avoir effectué à cet effet une série de contacts, notamment avec les chefs des différents services sécuritaires. « La situation est stable, et des enquêtes approfondies ont été lancées », a-t-il ajouté. Il a précisé que, selon les informations à sa disposition, l'ambassadrice américaine à Beyrouth Lisa Johnson se trouve hors du pays.La...
commentaires (2)

Cherchez le Mossad , partout et toujours ...

Chucri Abboud

00 h 01, le 06 juin 2024

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Commentaires (2)

  • Cherchez le Mossad , partout et toujours ...

    Chucri Abboud

    00 h 01, le 06 juin 2024

  • Au liban, il y a les exécutants d'une part et ceux qui les poussent directement ou indirectement à exécuter leurs méfaits. La signature est DAECH cependant la fameuse question " à qui profite le crime"? Ou qui pourrait être derrière ces messages. DAECH aurait pu agir en Syrie, en Irak...Pq le Liban? Surtout que le général Joseph Aoun va visiter les USA sous peu. Les délégations parlementaires s'activent aussi aux USA. Sachant que le hezbollah/iran ne sont pas enthousiastes pour que les USA financent / aident l'armée (en armes) encore plus.. pour l'envoyer contrôler le sud du pays. (?? )

    LE FRANCOPHONE

    18 h 37, le 05 juin 2024

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