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Politique - Rencontre

Ali Bagheri : Si Israël a une once de raison, il n’élargira pas la guerre

Ali Bagheri : Si Israël a une once de raison, il n’élargira pas la guerre

Le ministre iranien des Affaires étrangères par intérim, Ali Bagheri, lors d’un point de presse, lundi 3 juin 2024, à l’ambassade de son pays à Beyrouth. Mohammad Azakir/Reuters

Le ministre iranien des Affaires étrangères par intérim, Ali Bagheri, a choisi le Liban pour sa première visite à l’étranger et, devant les journalistes, il a expliqué que c’est en raison des relations particulières qui lient la République islamique à ce pays, « le berceau de la résistance » contre Israël. Il a ajouté qu’il est venu remercier le Liban pour sa solidarité après la tragédie de l’hélicoptère qui a causé la mort du président iranien, du ministre des Affaires étrangères et d’autres responsables. Le ministre iranien a été reçu par le président de la Chambre, Nabih Berry, le Premier ministre, Nagib Mikati, et le chef de la diplomatie Abdallah Bou Habib. Un entretien était sûrement programmé avec le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, et les factions palestiniennes loin des médias, mais Bagheri n’a pas répondu à une question sur ce plan, précisant qu’il y aura un communiqué. Interrogé, lors d’un point de presse, sur les possibilités d’extension de la guerre sur le front du Liban-Sud, Bagheri a déclaré que si « l’entité sioniste a une once de raison, elle n’élargira pas le front, car elle n’a pas les moyens d’aller plus loin au Liban ». Il a aussi rappelé que l’Iran entretient des relations stables avec le Liban et appuie l’équation « armée-peuple-résistance », réitérant par ailleurs la proposition de son pays de lui fournir du carburant. Si les Israéliens élargissent le champ de la guerre au Liban, que fera l’Iran, dans le cadre du principe de « l’unité des fronts » ? Pour Ali Bagheri, Israël s’est embourbé à Gaza, qui est déjà une bande d’une superficie limitée et déjà soumise à un blocus depuis des années. « Israël n’a donc pas les moyens d’aller plus loin au Liban, car cette entité a déjà trop à faire en cherchant à sortir du bourbier de Gaza, a-t-il indiqué. De toute façon, le principe de l’unité des fronts a été conçu pour faire face aux crimes israéliens dans l’enclave. Ainsi, lorsque le problème de Gaza sera réglé, les autres fronts seront plus faciles à traiter. » Et d’ajouter : « Notre position à ce niveau est stable et il s’agit d’appuyer la résistance contre Israël. De plus, le peuple palestinien se bat depuis 75 ans, pour sa terre, sa cause et sa dignité. C’est son droit. La position unifiée de la résistance est donc une position défensive. » Pour Bagheri, la poursuite de l’agression contre Gaza n’apportera aucune légitimité à Israël, d’autant que « de nombreux pays qui n’étaient pas dans ce cas de figure sont arrivés désormais à la conclusion que la position iranienne est la bonne et que la résistance est la seule solution face à Israël ». Le ministre a insisté sur le fait que l’Iran a de bonnes relations avec tous les États de la région et qu’elle « est un facteur de stabilité alors qu’Israël cherche la déstabilisation ». « L’Iran est engagée dans la politique de bon voisinage, a-t-il dit, et nous pensons que l’agression et l’occupation sont les principales raisons de l’instabilité dans la région. » D’ailleurs, a-t-il soulevé, plusieurs pays qui n’avaient pas de relations avec notre pays ont envoyé des représentants aux funérailles du président de la République. C’est le signe que le rôle de l’Iran est important dans la région. Et de rappeler cependant que « l’opération « Promesse sincère » (la riposte à l’attaque israélienne contre le consulat iranien à Damas) a montré que l’Iran est déterminé à affronter les tentatives de déstabilisation et a les moyens de le faire ».

Sur Riyad et Washington

Au sujet des relations de l’Iran avec l’Arabie saoudite, le ministre iranien a précisé qu’elles vont dans le bon sens, depuis la normalisation entre les deux pays. « Aujourd’hui, dans les circonstances régionales délicates, il y a une volonté de la part des deux parties de coopérer avec d’autres États pour renforcer la stabilité dans la région », a-t-il dit. Il a confirmé avoir eu récemment un entretien téléphonique avec son homologue saoudien et l’un des principaux sujets évoqués était la situation à Gaza et à Rafah. « Nous étions d’accord pour dire que toutes les parties doivent faire ce qu’elles peuvent faire pour arrêter le génocide contre les Palestiniens et leur assurer la protection nécessaire. » Ali Bagheri a affirmé que le principal souci de l’Iran, actuellement, est d’arrêter « le génocide » qui se déroule à Gaza. C’est pourquoi il a lancé l’idée de la tenue d’une réunion extraordinaire et urgente de l’Organisation de la coopération islamique pour adopter des mesures collectives visant à arrêter la guerre dans l’enclave.

Concernant les négociations discrètes avec des représentants américains à Oman, qui ont été révélées quelques jours avant l’accident de l’hélicoptère présidentiel, Ali Bagheri a déclaré que ces discussions ne se sont jamais interrompues. Selon lui, l’Iran mène ces entretiens d’abord pour expliquer ses positions et ensuite parce qu’elle veut arriver à des solutions durables. Et d’insister que l’Iran veut sincèrement aboutir à un accord durable, mais que c’est à cause de l’Occident, en particulier les Européens et les Américains, que les négociations précédentes n’ont pas réussi. « Nous leur conseillons de ne pas laisser passer une nouvelle occasion et de tenir leurs engagements », a-t-il lancé. Au sujet du plan de solution pour la guerre à Gaza, présenté par le président américain Joe Biden, Ali Bagheri a estimé que jusqu’à maintenant, « les États-Unis restent le principal soutien aux Israéliens dans leur projet de tuer les Palestiniens. Dans ces conditions, ils ne peuvent pas être sincères, ni crédibles. Si les États-Unis étaient sincères, ils devraient prendre une seule mesure : arrêter leur aide aux Israéliens et la guerre cessera alors de facto, car les Israéliens n’auraient plus les moyens de la mener ». Quel pourrait être l’impact de l’élection d’un nouveau président sur la politique étrangère de l’Iran ? Bagheri a répondu que la politique étrangère est décidée à plusieurs niveaux, d’abord par le Conseil supérieur de la sécurité nationale, et doit ensuite être approuvée par le guide suprême. « C’est pourquoi les principes de base resteront donc les mêmes », affirme-t-il.

Le ministre iranien des Affaires étrangères par intérim, Ali Bagheri, a choisi le Liban pour sa première visite à l’étranger et, devant les journalistes, il a expliqué que c’est en raison des relations particulières qui lient la République islamique à ce pays, « le berceau de la résistance » contre Israël. Il a ajouté qu’il est venu remercier le Liban pour sa...
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EQUITE ! VERITE ! - SI L,ECERVELE GENOCIDAIRE, - AU HEZBOLLAH VEUT PORTER SA GUERRE, - MALGRE NOS DIFFERENTS A L,INTERNE, - MAIS SOLIDAIRES CONTRE L,EXTERNE, - IL SE CASSERA BIEN LA FIGURE, - ET SA DEBANDADE SERA SURE. - EN PLUS, COMME LA PLUIE, EN AVERSE, - SUR SES CHAMPS PLEUVRAIT LA POUDRE PERSE.

LA LIBRE EXPRESSION PARLE AU PEUPLE.

12 h 07, le 04 juin 2024

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  • EQUITE ! VERITE ! - SI L,ECERVELE GENOCIDAIRE, - AU HEZBOLLAH VEUT PORTER SA GUERRE, - MALGRE NOS DIFFERENTS A L,INTERNE, - MAIS SOLIDAIRES CONTRE L,EXTERNE, - IL SE CASSERA BIEN LA FIGURE, - ET SA DEBANDADE SERA SURE. - EN PLUS, COMME LA PLUIE, EN AVERSE, - SUR SES CHAMPS PLEUVRAIT LA POUDRE PERSE.

    LA LIBRE EXPRESSION PARLE AU PEUPLE.

    12 h 07, le 04 juin 2024

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