Israël va permettre à des cargaisons de farine d'être livrées dans la bande de Gaza via le port d'Ashdod, près du territoire palestinien assiégé, a indiqué vendredi la Maison Blanche après un échange entre le président Joe Biden et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.
Trois agences des Nations unies avaient demandé lundi à Israël d'autoriser l'accès à son port d'Ashdod pour acheminer plus d'aide humanitaire dans le territoire palestinien, où la guerre entre Israël et le Hamas a déclenché une catastrophe humanitaire pour les quelque 2,4 millions d'habitants qui luttent pour obtenir de la nourriture, de l'eau, du carburant et des soins médicaux.
« Le président (Biden) salue la décision du gouvernement israélien d'autoriser la livraison de farine pour la population palestinienne directement via le port d'Ashdod », situé à environ 40 km au nord de la bande de Gaza, a indiqué la Maison Blanche dans un compte-rendu de leur conversation.
Les Américains, qui soutiennent militairement Israël dans sa guerre contre le mouvement palestinien Hamas à Gaza, vont « travailler parallèlement sur des options permettant des livraisons d'aide par voie maritime plus directes pour Gaza », a ajouté la Maison Blanche.
Cette semaine, le Programme alimentaire mondial (PAM), l'Unicef et l'Organisation mondiale de la santé (OMS) avaient indiqué que l'accès au port d'Ashdod permettrait « d'acheminer des quantités d'aide bien plus importantes puis de les envoyer directement par camion vers les régions du nord de Gaza, durement touchées et que peu de convois ont réussi à atteindre ».
Selon ces trois agences onusiennes, « presque tous les Palestiniens de Gaza sautent des repas tous les jours et de nombreux adultes se sacrifient pour que les enfants puissent manger ».
Seuls deux postes-frontières permettent actuellement l'acheminement d'aide dans la bande de Gaza, celui de Rafah, à la frontière avec l'Egypte, et de Kerem Shalom, dans le sud d'Israël.
La guerre dans la bande de Gaza a été déclenchée par une attaque sans précédent du Hamas le 7 octobre dans le sud d'Israël qui a entraîné la mort de 1.140 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP à partir de chiffres officiels.
En représailles, Israël a juré « d'anéantir » le Hamas, qui avait pris le pouvoir à Gaza en 2007. Selon le ministère de la Santé du Hamas, 24.762 personnes, en grande majorité des femmes et des mineurs, ont été tuées dans les opérations israéliennes.

