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L'ONU « très préoccupée » par les arrestations d'Afghanes


L'ONU « très préoccupée » par les arrestations d'Afghanes

Une femme afghane reçoit de l'argent liquide distribué par le Programme alimentaire mondial (PAM) à Pul-i-Alam, la capitale de la province de Logar, le 7 janvier 2024. Photo Wakil KOHSAR / AFP

La Mission des Nations unies en Afghanistan (UNAMA) s'est dite « très préoccupée » jeudi par les « récentes interpellations et détentions arbitraires » de femmes accusées de ne pas respecter le code vestimentaire islamique.

Le gouvernement afghan a rapidement rejeté les déclarations de l'ONU comme étant « de la propagande sans fondement ».

L'UNAMA indique, dans un communiqué, avoir eu connaissance depuis le 1er janvier d' »un grand nombre d'interpellations de femmes et de jeunes filles dans la capitale Kaboul et la province de Daykundi » (centre).

L'UNAMA ajoute tenter de vérifier des informations sur « des mauvais traitements et des mises à l'isolement » et sur un ciblage « particulier des minorités ethniques et religieuses ».

La mission onusienne indique par ailleurs tenter de vérifier des allégations sur des demandes de paiements en échange de remises en liberté.

L'UNAMA « craint que l'actuelle répression ne pousse les femmes dans un isolement encore plus grand » en Afghanistan.

Elle indique avoir évoqué ces questions avec le ministère de la Promotion de la vertu et prévention du vice, et demandé une libération immédiate des personnes arrêtées.

« Les mesures d'application de la loi par la violence physique sont particulièrement dégradantes et dangereuses pour les femmes afghanes », a déclaré Roza Otunbayeva, responsable de l'UNAMA.

Le porte-parole du gouvernement taliban, Zabihullah Mujahid, a rejeté les déclarations onusiennes.

« Les femmes afghanes portent le hijab d'elles-mêmes », a-t-il assuré sur X (anciennement Twitter), « elles n'ont pas besoin d'être contraintes ».

Un responsable taliban avait déclaré mardi que des femmes et des jeunes filles avaient été interpellées récemment à Kaboul pour ne pas s'être couvertes d'un hijab.

De nombreux messages sur les réseaux sociaux avaient fait état ces derniers jours de l'interpellation de femmes dans la capitale afghane en raison de leur tenue vestimentaire.

Les Afghanes doivent, si elles sortent de chez elles, porter le hijab qui couvre entièrement le corps et ne laisse apparaître que les yeux et les mains. De nombreuses Kaboulies sortent toutefois sans se couvrir la bouche.

Depuis leur retour au pouvoir en août 2021, les talibans ont multiplié les mesures liberticides à l'encontre des femmes, une politique qualifiée d »'apartheid de genre » par les Nations unies.

Elles ont été exclues des établissements d'enseignement secondaire et des universités, ce qui fait de l'Afghanistan le seul pays au monde où l'éducation des filles est interdite après l'école primaire.

La Mission des Nations unies en Afghanistan (UNAMA) s'est dite « très préoccupée » jeudi par les « récentes interpellations et détentions arbitraires » de femmes accusées de ne pas respecter le code vestimentaire islamique.Le gouvernement afghan a rapidement rejeté les déclarations de l'ONU comme étant « de la propagande sans fondement ».L'UNAMA indique, dans un communiqué, avoir eu connaissance depuis le 1er janvier d' »un grand nombre d'interpellations de femmes et de jeunes filles dans la capitale Kaboul et la province de Daykundi » (centre).L'UNAMA ajoute tenter de vérifier des informations sur « des mauvais traitements et des mises à l'isolement » et sur un ciblage « particulier des minorités ethniques et religieuses ».La mission onusienne indique par ailleurs tenter de vérifier des allégations sur des...