Une femme regarde des portraits d'otages israéliens lors d'une manifestation appelant à leur libération à Tel Aviv le 13 novembre 2023. (Photo AHMAD GHARABLI / AFP)
Le Qatar a exhorté mardi Israël et le Hamas à saisir l'occasion offerte par sa médiation pour obtenir la libération des otages, tout en soulignant que l'aggravation de la situation à Gaza entravait ses efforts.
« La détérioration » de la situation à Gaza entrave les efforts de médiation, a averti le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar, Majed ben Mohammed Al-Ansari, lors d'une conférence de presse à Doha.
« Nous pensons qu'il n'y a pas d'autre occasion pour les deux parties que cette médiation », a-t-il ajouté souhaitant voir les choses évoluer vers « une situation où nous pourrions voir une lueur d'espoir (pour sortir de) cette terrible crise ».
L'État du Golfe s'est engagé dans une diplomatie intense pour tenter d'obtenir la libération des otages, à la suite de l'attaque, sans précédent du Hamas sur le sud d'Israël il y a plus d'un mois, qui a fait quelque 1.200 morts, en majorité des civils, selon les autorités israéliennes.
Les bombardements menés depuis par Israël dans la bande de Gaza ont fait 11.240 morts, selon le ministère de sa Santé du mouvement islamiste palestinien Hamas, qui évoque un grand nombre de civils tués dont de nombreux enfants.
La branche armée du Hamas a accusé lundi Israël de « tergiverser » dans les discussions, via une médiation qatarie, portant sur la possible libération de dizaines d'otages.
« La médiation qatarie a mené des efforts pour obtenir la libération des (otages) en échange de la libération de 200 enfants palestiniens et 75 Palestiniennes des prisons de l'ennemi », a assuré le porte-parole des brigades Ezzedine al-Qassam, Abou Obeida, dans un enregistrement audio diffusé par le Hamas.
Israël « a réclamé la libération de 100 (otages), nous avons informé la médiation que nous pouvions libérer les otages si nous obtenions cinq jours de trêve --c'est-à-dire un cessez-le-feu et le passage de l'aide vers tous les gens de notre peuple partout dans la bande de Gaza-- mais l'ennemi tergiverse », a-t-il dit.
M. Al-Ansari a refusé de commenter les détails des négociations, mais a déclaré que son pays gardait « l'espoir » d'obtenir d'autres libérations d'otages.
Le Qatar, qui accueille la plus grande base militaire américaine au Moyen-Orient, héberge également le bureau politique du Hamas et le chef en exil du mouvement islamiste, Ismaïl Haniyeh.
Il a utilisé ses canaux avec le Hamas, avec la bénédiction des États-Unis, pour faciliter la libération de quatre des otages jusqu'à présent.


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