Le chef du Parlement, Nabih Berry, le 31 août 2023. Photo Mohammad Yassine
Le président de la Chambre, Nabih Berry, a affirmé vendredi que c’est à Israël que revient la décision d’aller ou non pour une escalade à la frontière avec le Liban, à l’heure où le Hezbollah et l’Etat hébreu s'affrontent au quotidien dans cette zone, dans la foulée de l’opération Déluge d’al-Aqsa entre le Hamas et Tel-Aviv depuis le 7 octobre dernier.
« La décision d’aller vers une escalade à la frontière est entre les mains d’Israël et pas du Liban », a affirmé le chef du législatif, allié le plus constant du Hezbollah, dans des propos relayés jeudi soir par la presse locale. « Ce que fait la « résistance » à la frontière sud est normal, car certains territoires libanais sont toujours occupés », a-t-il dit en référence aux fermes de Chebaa et aux hauteurs de Kfarchouba. « C’est dans cette zone que les attaques sont menées pour cibler l’ennemi », a précisé Nabih Berry, affirmant que « toutes les opérations menées jusqu’ici sont dans le cadre des règles d’engagement (en vigueur depuis 2006). « Mais si les Israéliens veulent élargir la bataille, nous sommes prêts », a-t-lancé.
Nabih Berry a mis en garde contre « le dangereux projet israélien porté par le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, et qui vise à opérer un changement au Moyen-Orient ». « C’est pour cette raison que la bataille à Gaza est cruciale », a-t-il dit, soulignant que l’escalade est possible à ce stade.
L’affaire Joseph Aoun
Le président du Parlement a, par ailleurs, évoqué quelques dossiers locaux, dont la question de la prorogation du mandat du commandant en chef de l’armée, Joseph Aoun, censé partir à la retraite le 10 janvier 2024. Alors que le cabinet sortant est incapable de nommer un nouveau chef de la troupe en période de vacance présidentielle et que plusieurs partis, notamment le Courant patriotique libre, s’opposent au maintien du général Aoun à son poste, le groupe parlementaire des Forces libanaises a présenté, mardi dernier, une proposition de loi allant dans ce sens, renvoyant ainsi la balle dans le camp du Parlement. Cette démarche se heurte au veto de M. Berry. Ce dernier a affirmé qu'il ne convoquera pas à une séance législative avec un seul point à l’ordre du jour, l’examen de la proposition de loi retardant d’un an le départ à la retraite du commandant en chef de la troupe. De quoi tuer dans l’œuf la démarche des FL qui s’étaient montrées prêtes à briser leur boycottage des réunions parlementaires (tenues en période de vacance présidentielle) pour avaliser ce seul point. «Le Parlement est là pour légiférer, et non pour rendre des services. Et la proposition de loi FL pourrait faire partie des points de l’agenda d’une éventuelle séance », a ajouté M. Berry, disant « préférer que le gouvernement remplisse son devoir sur ce plan, au lieu de renvoyer la balle dans le camp de la Chambre ». Il faisait allusion à une solution qui serait axée sur le maintien de Joseph Aoun à son poste par un décret signé par le ministre de la Défense sur décision du Conseil des ministres. Sauf que le ministre Maurice Slim (CP) s’oppose catégoriquement à une telle démarche. Mais selon Nabih Berry, la nécessité fait loi. Et le gouvernement a, dans des circonstances exceptionnelles, le droit de pourvoir à tous les postes vacants.


C’est cela…. Ses enfants sont à l’étranger ou bien planqués dans leurs villas… et lui? Il veut faire la guerre avec les enfants des autres?
21 h 47, le 04 novembre 2023