Rechercher
Rechercher

Moyen-Orient - Gaza

Le Hamas sera « écrasé » promet Netanyahu, appuyé par les États-Unis

Le secrétaire d’État américain, Antony Blinken, a promis lors d’une visite à Tel-Aviv que Washington soutiendrait « toujours » Israël.

Le Hamas sera « écrasé » promet Netanyahu, appuyé par les États-Unis

Le secrétaire d’État américain Antony Blinken en visite à Tel-Aviv pour soutenir Israël. Jacquelyn Martin/POOL/AFP

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a promis jeudi que le Hamas serait « écrasé » comme le groupe jihadiste État islamique, après avoir reçu le soutien appuyé des États-Unis dans la guerre contre le mouvement islamiste palestinien qui a déjà fait des milliers de morts.

« Nous serons toujours à vos côtés », a assuré le secrétaire d’État américain Antony Blinken, après un entretien avec le Premier ministre, au sixième jour d’un conflit déclenché par une offensive massive du Hamas en Israël.

« Tout comme l’EI a été écrasé, le Hamas sera écrasé », a affirmé M. Netanyahu, laissant présager une offensive terrestre à Gaza contre le Hamas, qui a lancé le 7 octobre cette attaque d’une ampleur sans précédent et détient depuis 150 otages.

Environ 1 200 Israéliens, pour la plupart des civils, ont été tués dans l’offensive du Hamas, et 1 354 Palestiniens selon les autorités locales, dont de nombreux civils, sont morts en six jours dans la bande de Gaza, noyée sous les frappes israéliennes lancées en riposte, qui ont transformé en ruines des immeubles entiers.

L’armée israélienne a annoncé avoir bombardé l’enclave contrôlée par le Hamas avec 4 000 tonnes d’explosifs depuis samedi. Un porte-parole de l’armée israélienne a expliqué jeudi que celle-ci se préparait à une « manœuvre terrestre » à Gaza, mais que rien « n’a encore été décidé ».

Durant la nuit, Israël avait de nouveau pilonné la bande de Gaza, d’où sont parties plusieurs salves de roquettes vers le sud du pays puis vers Tel-Aviv. Le Hamas a affirmé riposter à des frappes ayant ciblé « des civils » dans deux camps de réfugiés de la bande de Gaza. Des journalistes ont été témoins de dizaines de frappes aériennes en direction du camp d’al-Shati, le plus grand de la bande de Gaza, et dans le nord de la petite enclave.

Blinken attendu au Qatar

Le 7 octobre à l’aube, en plein Shabbat, le repos juif hebdomadaire, et au dernier jour des fêtes de Souccot, des centaines de combattants du Hamas avaient infiltré Israël depuis la bande de Gaza à bord de véhicules, par les airs et la mer, semant la terreur sous un déluge de roquettes.

Dans les rues, dans les maisons, faisant même irruption dans un festival de musique, ils ont tué plus d’un millier de civils lors de cette attaque d’une violence extrême et d’une ampleur inédite depuis la création d’Israël en 1948.

Après l’attaque, l’armée a affirmé avoir récupéré les corps de 1 500 combattants palestiniens infiltrés.

Israël a riposté en déclarant une guerre pour détruire les capacités du Hamas, pilonnant sans relâche la bande de Gaza et déployant des dizaines de milliers de soldats autour du territoire, dans le sud du pays, et à sa frontière nord avec le Liban.

Grand allié d’Israël, le président américain Joe Biden avait toutefois demandé au pays de respecter « le droit de la guerre » dans sa riposte, alors que Washington lui a déjà fourni une aide militaire supplémentaire.

Antony Blinken a estimé, de son côté, jeudi que les « aspirations légitimes » des Palestiniens n’étaient pas représentées par le Hamas.

Le secrétaire d’État doit rencontrer vendredi en Jordanie le roi Abdallah II et le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, qui a rejeté le « meurtre de civils des deux côtés » et exigé « la fin immédiate de l’agression » contre le peuple palestinien. Le même jour, M. Blinken est aussi attendu au Qatar pour des discussions avec les dirigeants qataris sur le Hamas.

La chef de la diplomatie allemande Annalena Baerbock doit, à son tour, se rendre vendredi en Israël en signe de « solidarité », selon son ministère.

Élan de solidarité

Signe des tensions autour d’Israël, des frappes aériennes israéliennes ont mis jeudi hors service les deux principaux aéroports de Syrie, celui de la capitale Damas et celui d’Alep dans le Nord, selon les médias syriens. Selon une source militaire syrienne citée par les médias d’État, des frappes aériennes « simultanées » ont été menées par « l’ennemi israélien » sur les aéroports de la capitale et de la deuxième ville de Syrie. Les frappes ont « endommagé les tarmacs des deux aéroports, les mettant hors service ». Ces raids sont intervenus alors que le chef de la diplomatie iranienne, Hossein Amir-Abdollahian, a entamé jeudi en Irak une tournée régionale qui doit le mener en Syrie et au Liban.

L’offensive du Hamas a déclenché un immense élan de solidarité en Israël. « Tout le monde est touché en Israël, au Nord, au Sud, à Tel-Aviv », confie Joanna Ouisman, une femme de 38 ans cadre dans la finance, en déposant deux énormes sacs remplis de livres pour enfants dans un centre commercial de Tel-Aviv. « Personne, dit-elle, ne peut assister à cette barbarie et demeurer indifférent. »

Les otages menacés

Lors de cette offensive, le Hamas a enlevé plusieurs dizaines d’otages israéliens, étrangers et binationaux, de tous âges, qu’il menace d’exécuter.

Le ministre israélien de l’Énergie, Israël Katz, a affirmé jeudi que son pays n’autoriserait pas l’entrée de produits de première nécessité ou d’aide humanitaire à Gaza, placée en état de siège, tant que le Hamas n’aurait pas libéré les otages.

Les autorités israéliennes recensent 150 otages, alors que des centaines de personnes sont encore portées disparues et des corps en cours d’identification.

Parmi ces otages figurent des jeunes capturés pendant un festival de musique où des combattants palestiniens ont fait irruption samedi, tuant 270 personnes d’après les autorités. Des membres des familles d’otages français ont appelé publiquement jeudi le président Emmanuel Macron à « intervenir » en vue de leur libération, lors d’une conférence de presse à Tel-Aviv. Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a indiqué être en contact avec le Hamas pour œuvrer à la libération des otages.

Hôpitaux en danger

La bande de Gaza, territoire pauvre et exigu où s’entassent 2,4 millions de Palestiniens qui subissent un blocus terrestre, aérien et maritime depuis 2007, est désormais privée d’approvisionnements en eau, en électricité et en nourriture, coupés par Israël. L’unique centrale électrique du territoire est à l’arrêt, faute de carburant.

Fabrizio Carboni, directeur régional du CICR, a demandé aux deux camps de « réduire les souffrances des civils », notamment dans la bande de Gaza. « Sans électricité, les hôpitaux risquent de se transformer en morgues », a-t-il affirmé, disant craindre notamment pour les nouveau-nés placés dans des incubateurs et les patients sous oxygène ou sous dialyse.

À Gaza, où plus de 338 000 personnes ont été déplacées par les frappes selon l’ONU, le fracas des explosions, des drones et autres déflagrations est incessant, de jour comme de nuit.

« Pourquoi ? »

« Tout le monde est touché, il y a des bouts de corps, des cadavres, ceux de mes enfants et des enfants des autres », témoigne Jamal al-Masri, un habitant du camp d’al-Chati, hébété. « Pourquoi ? On n’a rien fait ! » hurle un homme en regardant des brancardiers emmener le corps sans vie d’une de ses proches, tout juste sorti des décombres dans un quartier de Gaza bombardé.

Les concentrations de troupes à la frontière font craindre une offensive terrestre sur le territoire, dont Israël s’était retiré unilatéralement en 2005 et qui est gouverné par le Hamas depuis 2007.

Une perspective terrifiante de combats au cœur d’une ville à l’extrême densité de population, dans des souterrains et en présence d’otages.

Source : AFP

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a promis jeudi que le Hamas serait « écrasé » comme le groupe jihadiste État islamique, après avoir reçu le soutien appuyé des États-Unis dans la guerre contre le mouvement islamiste palestinien qui a déjà fait des milliers de morts. « Nous serons toujours à vos côtés », a assuré le secrétaire d’État américain Antony Blinken, après un entretien avec le Premier ministre, au sixième jour d’un conflit déclenché par une offensive massive du Hamas en Israël.« Tout comme l’EI a été écrasé, le Hamas sera écrasé », a affirmé M. Netanyahu, laissant présager une offensive terrestre à Gaza contre le Hamas, qui a lancé le 7 octobre cette attaque d’une ampleur sans précédent et détient depuis 150 otages.Environ 1 200...
commentaires (1)

Bibi, essaye toujours ! Ou cause toujours ! Personne ne pourra jamais ignorer la Palestine !

Chucri Abboud

01 h 15, le 13 octobre 2023

Commenter Tous les commentaires

Commentaires (1)

  • Bibi, essaye toujours ! Ou cause toujours ! Personne ne pourra jamais ignorer la Palestine !

    Chucri Abboud

    01 h 15, le 13 octobre 2023

Retour en haut