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Moyen-Orient - Reportage

Dans le kibboutz Beeri, maisons ensanglantées et pile de cadavres

Dans le kibboutz Beeri, maisons ensanglantées et pile de cadavres

Le kibboutz Beeri a été complètement dévasté par l’attaque du Hamas. Photo Ilan Rosenberg/Reuters

Maisons ensanglantées, pile de cadavres : les stigmates de l’offensive sans précédent du Hamas sont visibles dans le sud d’Israël où les troupes se massent à la frontière avec Gaza en vue d’un possible assaut terrestre.

À l’entrée du kibboutz Beeri, à moins de cinq kilomètres de la frontière avec la bande de Gaza, une pile de cadavres témoigne de l’ampleur de l’attaque à l’intérieur du village où plus d’une centaine d’habitants ont été tués, selon l’armée.

« La dévastation ici est absolument immense », a déclaré Doron Spielman, porte-parole de l’armée israélienne.

Les monticules de décombres retirés des maisons illustrent l’intensité des combats. Le bilan en Israël est d’au moins 1 200 morts, la plupart des civils, d’après les autorités.

À l’extérieur d’une maison, on peut encore voir de longues traînées de sang au milieu de plusieurs chargeurs abandonnés. Un barbecue renversé et une glacière à côté laissent entrevoir ce qu’était la vie dans cette communauté rurale.

Des sacs mortuaires blancs contenant des cadavres à l’extérieur des maisons sont prêts à être emmenés pour des tests ADN, selon l’armée israélienne.

« C’est très difficile pour nous, nous ne savons toujours pas qui a été pris en otage et qui a été tué », déplore M. Spielman. Des familles en Israël et à l’étranger ont lancé des appels désespérés pour obtenir des informations sur leurs proches disparus. Selon Israël, environ 150 personnes ont été enlevées.

Alors que des dizaines de militants se sont repliés dans l’enclave palestinienne, dirigée par le Hamas depuis 2007, Israël a déclaré que ses forces avaient tué environ 1 500 combattants sur son territoire.

À Beeri et ailleurs, près de la frontière de Gaza, des journalistes ont vu mercredi des corps en décomposition présentés comme ceux des combattants du Hamas.

Centaines de soldats

« Notre priorité est bien sûr de mettre à l’abri, de rassembler et d’évacuer tous les (corps d’) Israéliens, et ensuite nous le ferons pour les terroristes », a déclaré M. Spielman, interrogé sur les nombreux cadavres à l’entrée du kibboutz.

Deux camions Toyota portant des plaques d’immatriculation palestiniennes sont à l’arrêt près de maisons détruites à Beeri. L’un d’eux est équipé d’une arme.

De l’autre côté du kibboutz, des véhicules militaires israéliens sont massés avec des centaines de soldats.

La guerre a été déclenchée le 7 octobre par une offensive surprise d’une ampleur sans précédent lancée à partir de Gaza par terre et par air par le Hamas contre Israël, en plein Shabbat, le jour de repos hebdomadaire juif.

Israël a riposté en menant pendant cinq jours consécutifs des raids aériens destructeurs dans la bande de Gaza et a annoncé un gouvernement d’urgence pour la durée du conflit avec le Hamas palestinien, qui a déjà fait des milliers de morts.

Les représailles israéliennes ont tué à Gaza plus de 1 300 personnes, dont de nombreux civils, selon les autorités locales.

Rosie SCAMMELL/AFP

Maisons ensanglantées, pile de cadavres : les stigmates de l’offensive sans précédent du Hamas sont visibles dans le sud d’Israël où les troupes se massent à la frontière avec Gaza en vue d’un possible assaut terrestre.À l’entrée du kibboutz Beeri, à moins de cinq kilomètres de la frontière avec la bande de Gaza, une pile de cadavres témoigne de l’ampleur de l’attaque à l’intérieur du village où plus d’une centaine d’habitants ont été tués, selon l’armée.« La dévastation ici est absolument immense », a déclaré Doron Spielman, porte-parole de l’armée israélienne.Les monticules de décombres retirés des maisons illustrent l’intensité des combats. Le bilan en Israël est d’au moins 1 200 morts, la plupart des civils, d’après les autorités.À l’extérieur...
commentaires (1)

Bestialité! Sauvagerie! Comportement inhumain inexcusable! Même par 75 années de déshumanisation systématique… Et mon commentaire est valable pour les deux côtés!

Gros Gnon

08 h 32, le 13 octobre 2023

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Commentaires (1)

  • Bestialité! Sauvagerie! Comportement inhumain inexcusable! Même par 75 années de déshumanisation systématique… Et mon commentaire est valable pour les deux côtés!

    Gros Gnon

    08 h 32, le 13 octobre 2023

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