Image d'illustration. Anatolii STEPANOV / FAO / AFP
La Slovaquie et l'Ukraine sont convenus d'un mécanisme pour remplacer à l'avenir l'embargo slovaque sur les céréales, a indiqué jeudi à l'AFP le porte-parole du ministre slovaque de l'Agriculture.
« Jusqu'à ce que ce système soit lancé et que sa pleine fonctionnalité soit testée, l'interdiction d'importer quatre produits d'Ukraine (...) reste valable jusqu'à la fin de l'année 2023 », a déclaré Andrej Wallner, évoquant un mécanisme basé sur des licences.
Selon lui, le ministre slovaque Jozef Bires a demandé, lors d'un entretien téléphonique mercredi à son collègue ukrainien Mykola Solskiï, « que l'Ukraine cesse toutes les actions en justice contre la Slovaquie, qu'elle avait annoncée, ainsi que les déclarations sur l'arrêt du commerce de produits agricoles de la Slovaquie vers l'Ukraine ». « Le ministre Solskyi a promis hier de mettre fin à ces démarches », a ajouté le porte-parole.
La Slovaquie, ainsi que la Pologne et la Hongrie, a prolongé son embargo sur les céréales ukrainiennes malgré la décision de Bruxelles de lever ces restrictions. En riposte, Kiev a assuré avoir porté plainte devant l'Organisation mondiale du commerce (OMC), accentuant les tensions diplomatiques. Jeudi, le ministère ukrainien de l'Agriculture a indiqué que des négociations avec Varsovie à ce sujet auront lieu « dans les prochains jours ».
Depuis le lancement de l'offensive russe qui entrave l'accès à la mer Noire, les pays voisins de Kiev sont devenus incontournables pour le transit de blé, maïs, colza et tournesol ukrainiens. Ces pays ont fait face à un afflux de grains et devant l'effondrement des prix locaux, plusieurs d'entre eux ont au printemps décrété un embargo, toléré jusqu'au 15 septembre par l'Union européenne qui l'a ensuite levé, provoquant les annonces d'embargos unilatéraux par la Pologne, la Slovaquie et la Hongrie.