Le porte-parole du Conseil national de sécurité, John Kirby lors d'une conférence de presse à Washington, le 13 septembre 2023. REUTERS/Jonathan Ernst
La Maison Blanche a rejeté mercredi toute notion de « rançon » en débloquant 6 milliards de dollars de fonds iraniens gelés, en échange de la libération de cinq Américains détenus en Iran.
« Ce n'est pas un paiement de quelque manière que ce soit. Ce n'est pas une rançon », a déclaré à la presse le porte-parole du Conseil national de sécurité, John Kirby.
Il a insisté sur le fait qu'il ne s'agissait pas d'un « chèque en blanc » offert à l'Iran et que l'utilisation de ces fonds « à des fins humanitaires » uniquement serait sous « stricte surveillance ».
« Le peuple iranien sera bénéficiaire de ces fonds, pas le régime », a-t-il ajouté, alors que la Maison Blanche tente d'étouffer la polémique.
Les Etats-Unis ont confirmé lundi qu'ils allaient autoriser le transfert de six milliards de dollars de fonds iraniens gelés en Corée du Sud, dans le cadre d'un accord conclu en août sur l'échange de prisonniers entre les deux pays.
Outre les cinq citoyens américains détenus en Iran, les Etats-Unis doivent relâcher 5 Iraniens détenus aux Etats-Unis.
L'opposition républicaine au président Joe Biden a dénoncé une « rançon » faite à un Etat considéré par Washington comme soutenant le terrorisme.
Téhéran a, de son côté, assuré avoir la possibilité d'user autrement de cette enveloppe et pas seulement pour acheter des médicaments et de la nourriture.
Les fonds sont en cours de transfèrement sur des comptes bancaires au Qatar en transitant par des banques intermédiaires européennes, avait indiqué mardi le département d'Etat.
« Ramener des Américains chez eux requiert de prendre des décisions, parfois de prendre des décisions très difficiles », a encore dit M. Kirby en soulignant que les sanctions américaines contre Téhéran n'étaient en rien allégées.


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