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Agenda - Développement Durable

La Fondation Diane met à l’honneur des start-up « vertes »

La Fondation Diane met à l’honneur des start-up « vertes »

Les 23 exposants « verts », « pour une consommation plus responsable ». Photo S.B.

La Fondation Diane a organisé, du 6 au 8 juillet, la quatrième version de son « Green Market Exhibition », à l’ABC Verdun, en collaboration avec la Fondation Asfari et Ecoswitch Coalition. Le choix de ces petites et moyennes entreprises était fondé sur leur sens de l’innovation dans la création de produits écologiques, allant de l’alimentaire à la mode et aux cosmétiques, ou encore des services comme le recyclage. Les 23 exposants rivalisaient d’inventivité pour illustrer le thème de cette exposition, « vers une consommation plus responsable ».

La tendance du upcycling, ou l’utilisation de produits dont l’usage a été détourné, était très présente dans cette exposition. Comme avec l’entreprise ReFuse, qui utilise le plastique des grandes bannières, généralement considéré comme non recyclable, pour en faire des sacs tendance. Ou encore The Earth Weavers, une compagnie qui sert un double objectif : confectionner des habits et des sacs avec des tissus vintage, notamment des rideaux, et faire travailler des femmes rurales. Fabric Aid est une pionnière de la redistribution et du recyclage des produits textiles : au cours de l’exposition, elle a présenté sa nouvelle ligne d’habits et d’accessoires fabriqués à partir des restes de tissus. Bassem Alwan lui aussi a créé une ligne à partir de tissus vintage. Tout comme Karen Takkouche, et sa marque Koko Bags, qui fournit les surplus de tissus à des couturières qui en font des sacs créatifs tout en travaillant chez elles.

D’autres start-up ont opté pour des produits différents comme le plexiglas utilisé par Michel Bandali pour ses produits design, le vieux bois que Mohammad Chalabi a employé pour encadrer ses petits tableaux aux scènes libanaises typiques, les déchets de verre recyclés et polis naturellement par la mer, dont Mira el-Charif fait des bijoux, les restes de papiers que l’ex-enseignante Norma Baaklini a transformés en poupées africaines et autres bibelots, le cuir végétal à l’origine des sacs fabriqués par une activiste du droit des animaux, Nohad el-Cheikh. La fabrication de savons est également très populaire auprès des start-up libanaises, comme avec Atelier B qui fait travailler des femmes de Kahalé, la marque Le Joyau d’olive qui s’exporte déjà, les produits cosmétiques à base de lait d’ânesse de Cyrine Bou Zeineddine, les produits naturels Sôp et Atelier Beautanique créés par deux femmes chimistes. Les produits alimentaires totalement à base d’ingrédients naturels étaient également à l’honneur.

Parmi les exposants, des inventeurs comme Joe Rahmé qui, avec deux ingénieurs comme lui, a fondé l’entreprise Regen-R8, qui a créé un générateur d’électricité portatif à l’énergie solaire, loué pour des périodes déterminées à des agriculteurs, afin de minimiser leurs dépenses énergétiques. Ou encore la start-up Dooda Solutions, qui vend du vermicompost, c’est-à-dire du compost fertilisé par les vers, écologique et efficace pour l’agriculture. Ecoserv, l’une des principales ONG à recycler les déchets électroniques, était également présente.

Diane Fadel, fondatrice de la fondation qui porte son nom, rappelle que celle-ci a été pionnière dans l’appui aux start-up ayant des objectifs écologiques. Des expositions comme celle-ci, ajoute-t-elle, servent à lancer de toutes jeunes entreprises qui cherchent encore à s’agrandir. La fondation les aide à devenir visibles et les forme au business management. Les 23 exposants ont été choisis à partir de 75 candidats, pour leur sens de l’innovation et leur respect de l’environnement.

La Fondation Diane a organisé, du 6 au 8 juillet, la quatrième version de son « Green Market Exhibition », à l’ABC Verdun, en collaboration avec la Fondation Asfari et Ecoswitch Coalition. Le choix de ces petites et moyennes entreprises était fondé sur leur sens de l’innovation dans la création de produits écologiques, allant de l’alimentaire à la mode et aux cosmétiques, ou encore des services comme le recyclage. Les 23 exposants rivalisaient d’inventivité pour illustrer le thème de cette exposition, « vers une consommation plus responsable ». La tendance du upcycling, ou l’utilisation de produits dont l’usage a été détourné, était très présente dans cette exposition. Comme avec l’entreprise ReFuse, qui utilise le plastique des grandes bannières, généralement considéré comme...