– À l’issue de la séance électorale, le président du Parlement Nabih Berry a appelé dans un communiqué à un « dialogue sans conditions qui n’ôtera à personne le droit de présenter sa candidature » à la présidence. « Arrêtons de nous renvoyer la balle et de prolonger le vide (présidentiel). Continuer sur cette lancée ne nous permettra pas d’atteindre les résultats escomptés par les Libanais, les frères arabes et les amis partout dans le monde, qui attendent de nous un comportement digne des défis et des dangers qui guettent le Liban », a déclaré Nabih Berry dans ce communiqué publié après la séance. « Il faut commencer par élire un président et cela n’est possible que par le biais de l’entente et d’un dialogue dans lequel se recouperont les volontés de tous autour d’une vision commune, sans isoler ou défier qui que ce soit. Ce dialogue sera mené dans le respect de la Constitution, de la conformité au pacte national et du partenariat. Il est temps de s’armer de courage », a-t-il ajouté.
– Dans un communiqué, le candidat Jihad Azour a remercié les députés qui lui ont « accordé leur confiance ». « J’espère que nous pourrons nous retrouver autour d’un choix qui permettra de sortir le Liban de la crise, à travers le respect de ce que la majorité des députés a exprimé » lors de la séance électorale, a-t-il souligné.
– Le chef des Marada Sleiman Frangié a remercié, dans un tweet, « les députés qui ont voté » pour lui ainsi que « le président du Parlement Nabih Berry », affirmant « respecter le choix des députés qui n’ont pas voté » en sa faveur. « Cela justifie un dialogue constructif pour la période à venir dans l’intérêt national », a-t-il ajouté.
– Le chef des Forces libanaises Samir Geagea a critiqué le déroulé de la séance, dénonçant un « blocage » du scrutin. « Si un second tour avait eu lieu aujourd’hui (mercredi), comme cela aurait dû être le cas, nous aurions pu élire un président de la République », a-t-il écrit sur Twitter. « Ce qui s’est passé au Parlement est un blocage en bonne et due forme, non seulement de la séance d’aujourd’hui, mais de l’élection présidentielle en tant que telle », a encore déclaré le chef des FL.
– La séance d’aujourd’hui « est une révolte des députés qui se sont entendus pour exprimer leur refus qu’un candidat soit imposé », a affirmé le chef des Kataëb Samy Gemayel. Il a également indiqué que « des pressions et menaces ont été exercées mardi soir contre certains groupes parlementaires et députés, ce qui a poussé certains à faire marche arrière ». Il a enfin dénoncé des « accusations de collaboration avec Israël » et ceux qui estiment que « tout président autre que Sleiman Frangié loge à Tel-Aviv ».
– « Une autre séance électorale non décisive s’est déroulée aujourd’hui au Parlement. Les dirigeants et les parlementaires libanais doivent prendre des mesures urgentes pour garantir l’élection d’un président dans l’intérêt du pays et du peuple », a écrit sur Twitter la coordinatrice spéciale des Nations unies pour le Liban, Joanna Wronecka. Elle a aussi déploré que « la vacance prolongée sape les pratiques démocratiques au Liban et retarde encore plus les réformes et solutions nécessaires pour remettre le pays sur la voie du redressement ».
– L’ambassadeur d’Iran au Liban, Mojtaba Amani, a de son côté écrit : « Nous avons assuré et dit à maintes reprises que la seule solution pour mettre un terme à la vacance présidentielle est le dialogue, l’entente et le consensus national. »


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef
«"Arrêtons de nous renvoyer la balle et de prolonger le vide". Un comble, venant du principal artisan du blocage par son redus opiniâtre de respecter la Constitution!
07 h 23, le 16 juin 2023