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Sport - Ligue Des Champions

L’Inter fait un pas de géant vers la finale

Les Nerazzuri ont dominé leurs voisins de l’AC Milan en s’imposant avec la manière (2-0) mercredi à San Siro et prennent un net ascendant avant le retour, mardi prochain.

L’Inter fait un pas de géant vers la finale

Edin Dzeko inscrivant le premier but de la rencontre lors de la victoire de l’Inter Milan aux dépens de l’AC Milan, mercredi, à l’occasion de la demi-finale aller de la Ligue des champions, à San Siro. Marco Bertorello/AFP

Dès les premières minutes, il paraissait évident qu’un acteur majeur manquait à l’appel pour que ce derby de la « Madonnina » livre toutes ses promesses. L’intéressé ne se trouvait pas parmi les innombrables VIP (Ibrahimovic, Pirlo, Shevchenko) abondamment filmés par la réalisation de la rencontre, mais juste à côté du banc rossonero, dont il a dû rester à l’écart à cause d’une blessure musculaire contractée le week-end passé.

Grand artisan de la qualification des siens au tour précédent contre le nouveau champion d’Italie napolitain, Rafael Leao a cette fois terriblement manqué à ses coéquipiers. Et sans son dynamiteur, capable de percer une ligne défensive à n’importe quelle accélération, l’AC Milan s’est révélé tristement inoffensif pendant la majeure partie de la rencontre, subissant au contraire les assauts incessants de ses voisins intéristes, au complet, dès les premières minutes de la rencontre.

Contrairement au duel de la veille entre Madrilènes et Citizens (1-1), le round d’observation a tourné court, la faute à une entame tonitruante des hommes de Simone Inzaghi bien décidés à refroidir la ferveur débordante d’un stade San Siro vêtu à 90 % de rouge et de noir pour cette demi-finale aller.

Dernière équipe italienne à avoir soulevé la « Coupe aux grandes oreilles », en 2010 avec José Mourinho, l’Inter a confirmé son statut et peut rêver d’une quatrième couronne européenne si elle confirme au retour.

Entame à sens unique

« On sait qu’on a l’avantage. Il y aura le match retour à la maison, avec notre public, (mais) on doit encore fournir un grand effort », a souligné Simone Inzaghi.

Son homologue rossonero, Stefano Pioli, qui a aussi perdu Ismaël Bennacer, blessé (17e), espère surtout que la cuisse de Rafael Leao se rétablisse plus vite que prévu pour offrir à l’AC Milan une chance de regoûter aux frissons d’une première finale depuis 2007, année de leur septième et dernier sacre.

Le vainqueur sera certes outsider en finale, contre le Real Madrid ou Manchester City, mais le football milanais et italien n’a pas boudé son plaisir devant cette fête du calcio, quelques mois après un Mondial sans la Nazionale.

San Siro avait mis ses habits de lumière avec une ambiance de feu et des banderoles géantes à tous les étages, dont un impressionnant « Diavolo » côté « milanesta », référence au surnom du club rossonero.

Mais c’est l’Inter qui a signé une entame tonitruante en marquant sur ses deux premières occasions.

Dzeko, préféré à Romelu Lukaku pour épauler Lautaro Martinez devant, a frappé le premier.

Sur un corner tiré par Hakan Calhanoglu, l’imposant attaquant bosnien a dressé son pied gauche devant le défenseur milanais pour reprendre le ballon de volée et laisser Mike Maignan de marbre (0-1, 8e).

Après ce premier coup de massue, l’AC Milan a pris l’eau dans les grandes largeurs. Trois minutes plus tard, Mkhitaryan s’est retrouvé étonnamment seul à l’entrée de la surface en bénéficiant d’une feinte de Martinez avant de conclure en force (0-2, 11e).

Le match annoncé comme tactique, à l’italienne, avait déjà changé d’âme. Les Rossoneri ont même failli être menés 3-0 dans la foulée, mais Maignan a été sauvé par son poteau après un missile de Calhanoglu (16e), puis par la VAR, invalidant un penalty initialement sifflé par l’arbitre espagnol, Jésus Gil Monzano, en faveur des Intéristes à la demi-heure de jeu.

Rendez-vous à la deuxième manche

Passés encore près de la correctionnelle, les Rossoneri ont enfin mis un peu de vitesse dans leur jeu, grâce à Alexis Saelemaekers, chargé de faire oublier Leao côté gauche, et Brahim Diaz. Mais avec trop de précipitation.

Diaz (49e) puis Junior Messias (50e) ont manqué le cadre en bonne position puis le gardien nerazzurro André Onana a, à son tour, été sauvé par son poteau sur une frappe de Sandro Tonali (63e).

L’AC Milan, malgré l’entrée saignante de Divock Origi, est resté muet face à une équipe de l’Inter en gestion, dont la meilleure occasion, en contre, a été annihilée par Maignan devant Dzeko (53e).

C’est la première défaite des Rossoneri en C1 contre l’Inter – après deux nuls (et une qualification) en demi-finales en 2003 et deux victoires en quarts de finale en 2005 – mais déjà la troisième en trois derbys en 2023, après la claque en Supercoupe d’Italie (3-0) en janvier puis un revers en championnat (1-0) en février.

« On voulait clairement un autre résultat, mais on doit y croire et on essaiera évidemment de faire mieux au retour », a lancé Pioli.

Ce n’est pas le pugnace Novak Djokovic, supporter milaniste également aperçu dans les tribunes avant de rejoindre le Masters 1000 de Rome, qui dira le contraire : un match n’est jamais perdu après la première manche.

G.B. avec AFP

Dès les premières minutes, il paraissait évident qu’un acteur majeur manquait à l’appel pour que ce derby de la « Madonnina » livre toutes ses promesses. L’intéressé ne se trouvait pas parmi les innombrables VIP (Ibrahimovic, Pirlo, Shevchenko) abondamment filmés par la réalisation de la rencontre, mais juste à côté du banc rossonero, dont il a dû rester à l’écart à cause d’une blessure musculaire contractée le week-end passé.Grand artisan de la qualification des siens au tour précédent contre le nouveau champion d’Italie napolitain, Rafael Leao a cette fois terriblement manqué à ses coéquipiers. Et sans son dynamiteur, capable de percer une ligne défensive à n’importe quelle accélération, l’AC Milan s’est révélé tristement inoffensif pendant la majeure partie de la rencontre,...
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