A l'époque Premier ministre, Recep Tayyip Erdogan tient un discours devant des membres de son parti à Ankara, sur fond de posters à son effigie et à celle du père de la nation, Mustafa Kemal Atatürk, en juin 2014. Photo AFP/Adem Altan
Faire la rétrospective des années Erdogan, c'est avoir la vertigineuse impression de n'avoir finalement rien compris au reïs. En vingt ans à la tête de la Turquie, l'homme politique a donné à voir un visage protéiforme, se contredisant à peu près sur tous les sujets, capable tantôt de réconcilier la nation, tantôt de raviver ses conflits les plus profonds. Outsider soulevant les foules, réformateur attentif à l'air du temps, stratège pragmatique ou chef de guerre aux relents autoritaires, le Premier ministre devenu président est le visage de la Turquie du XXIe siècle et voudrait être celui du « siècle turc », le nouveau centenaire de la République. A l'approche des élections générales du 14 mai, « L’Orient-Le Jour » dresse un portrait en trois épisodes du règne de cet animal politique qui a marqué l'histoire. Ce dernier épisode se penche sur l'ambition de Recep Tayyip Erdogan, au centenaire de la République turque, d'ouvrir un nouveau siècle aux relents autoritaires dans l'histoire du pays.
OLJ / Par Clara HAGE, le 11 mai 2023 à 19h36
A l'époque Premier ministre, Recep Tayyip Erdogan tient un discours devant des membres de son parti à Ankara, sur fond de posters à son effigie et à celle du père de la nation, Mustafa Kemal Atatürk, en juin 2014. Photo AFP/Adem Altan
Il veut aussi les îles grecques…
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21 h 38, le 11 mai 2023