La vice-présidente de la Fondation al-Walid ben Talal, l’ancienne ministre Leila Solh Hamadé, lors de sa tournée au Saint-Simon. Photo DR
La vice-présidente de la Fondation al-Walid ben Talal et ancienne ministre Leila Solh Hamadé a visité la région du Saint-Simon, dans le quartier de Jnah, où sont installées des tribus arabes qui avaient été chassées de la Quarantaine au début de la guerre civile. Mme Solh Hamadé s’est enquise de leur situation et a supervisé la distribution d’aides alimentaires aux résidents ainsi qu’aux pêcheurs de la région.
« Voici le visage du Liban aujourd’hui : la prospérité pour une poignée et la souffrance pour beaucoup. Les denrées sont trop chères, contrairement à la vie humaine… Ces gens-là sont des réfugiés sur leur propre sol. Ils ont été chassés de leurs maisons alors qu’ils possédaient tous leurs documents. Tout leur a été pris par la force et ils ont été privés de leur droit de retour », a regretté l’ancienne ministre dans une allocution prononcée à l’occasion de son déplacement. Et de s’adresser aux politiciens : « Cessez vos théories sur les écrans, arrêtez vos conférences dans les palais, limitez vos visites aux ambassades… Revenez à Dieu et rendez-vous plutôt dans ce bout d’enfer sur la Terre, peut-être alors que vous sauriez à quel point vous êtes fautifs. »
Idris Atris, l’un des pêcheurs du Saint-Simon, a quant à lui remercié l’ancienne ministre de l’Industrie. « Mme Solh est la seule a aider les pêcheurs de Jnah et à s’intéresser à leur situation. Dans ce pays, les étrangers vivent mieux que nous. Leila Solh réunit les Libanais et veille à ce que personne ne puisse nous séparer », a-t-il affirmé.
L’ancienne ministre a également fait le tour des habitations de la localité et s’est entretenue avec les résidents pour mieux connaître leurs besoins.

