Carlos Alcaraz soulevant le trophée de vainqueur du tournoi ATP 500 de Barcelone dimanche dernier après sa victoire en finale face à Stefanos Tsitsipas. Nacho Doce/Reuters
Comme il y a un an, le numéro 2 mondial débarque à Madrid fraîchement titré à Barcelone.
Mais douze mois plus tard, le phénomène espagnol, qui fêtera ses vingt ans le 5 mai pendant le tournoi madrilène, a bien grandi.
Devenu entre-temps vainqueur en Grand Chelem, à l’US Open en septembre dernier, puis numéro 1 mondial, un trône récupéré par Djokovic depuis, Carlos Alcaraz fait désormais office de favori partout où il met les pieds.
Si bien qu’en l’absence de Djokovic et Nadal, on voit mal qui pourrait se dresser sur sa route pour soulever son quatrième Masters 1000 dans la capitale espagnole. Encore moins quand on voit la facilité avec laquelle il s’est débarrassé de Stefanos Tsitsipas, 5e joueur mondial et spécialiste de la terre battue, en finale en Catalogne dimanche dernier (6-3, 6-4), pour s’offrir son troisième trophée de la saison, après Buenos Aires et Indian Wells.
« Physiquement, je me sens à 100 %. J’ai très envie de commencer (le tournoi), avec le niveau que j’ai montré à Barcelone, j’arrive avec beaucoup de confiance », prévient le natif d’El Palmar.
« Mon intention, c’est de m’amuser sur le court et de faire en sorte que les gens s’amusent. J’aime jouer devant tant de public, surtout si c’est en Espagne, devant mes proches, c’est une très grande motivation », poursuit le protégé de Juan-Carlos Ferrero.
Nadal inquiète toujours
En un an, « mon jeu n’a pas beaucoup changé, la différence entre le Carlos de l’année dernière et celui de cette année, c’est que j’ai gagné en expérience, en maturité », estime-t-il.
Exempté de premier tour, Alcaraz débutera en fin de semaine face au Français Ugo Humbert (77e) ou au Finlandais Emil Ruusuvuori (41e). Il pourrait retrouver en huitièmes de finale Alexander Zverev, finaliste en 2022, et pourquoi pas de nouveau Tsitsipas en finale.
Autour du cas Nadal pendant ce temps-là, les doutes ne se dissipent pas vraiment. Le Majorquin aux 22 trophées en Grand Chelem, blessé à un muscle de la hanche depuis l’Open d’Australie en janvier, n’a plus rejoué en compétition depuis. Forfait à Monte-Carlo, Barcelone et Madrid, au mieux le géant de la terre battue lancera sa saison sur ocre à Rome, à vingt jours de Roland-Garros.
« Ma blessure n’est toujours pas guérie. Son évolution n’a pas été celle qui nous avait été indiquée au début. Je ne peux pas donner de délais, parce que je ne les connais pas », explique « Rafa », qui a mis en place un autre traitement récemment, dans une vidéo postée sur les réseaux sociaux la semaine dernière.
« Il ne manque pas grand-chose pour qu’il puisse revenir à la compétition, a assuré son oncle et ancien entraîneur Toni Nadal à la télévision espagnole mardi. Évidemment, il n’arrivera pas avec une bonne préparation, il ne faut pas se voiler la face (...) Mais Rafael sait revenir en forme rapidement. »
Jabeur forfait
Djokovic, de retour sur le circuit dans sa version des mauvais jours à Monte-Carlo puis Banja Luka (Bosnie), où il s’est incliné respectivement dès les huitièmes et les quarts de finale, et rattrapé par une alerte au coude qui l’avait fait souffrir il y a plusieurs années, a, lui, préféré zapper le tournoi madrilène.
Alcaraz (et il n’est pas le seul) pourrait le détrôner de la place de numéro 1 mondial avant Roland-Garros, s’il conserve le titre à Madrid et s’aligne bien à Rome la semaine suivante, ou encore s’il atteint les deux finales.
« Redevenir n° 1 est un objectif mais, par rapport à Paris, ça ne change pas grand-chose », évacue-t-il.
À suivre aussi dans la Caja Magica de Madrid, deux autres hommes en forme : le Danois Holger Rune, pas encore vingt ans lui non plus, récent finaliste à Monte-Carlo et vainqueur à Munich, et le Russe Andrey Rublev, lui victorieux en principauté et finaliste à Banja Luka.
La Tunisienne Ons Jabeur, elle, doit renoncer à y défendre son titre, victime d’une déchirure au mollet gauche la semaine dernière à Stuttgart (Allemagne). Le reste du top 5, mené par la Polonaise Iga Swiatek et refermé par Caroline Garcia, est bien au rendez-vous.
Source : AFP

