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Moyen-Orient - Diplomatie

Turcs et Syriens engagent des pourparlers de normalisation sous médiation russe

Damas dénonce l’imposition de nouvelles sanctions par l’UE.

Turcs et Syriens engagent des pourparlers de normalisation sous médiation russe

Des officiels russes, syriens, iraniens et turcs au cours d’une réunion à Moscou, le 25 avril 2023. Photo Reuters

La Turquie et la Syrie ont mené mardi à Moscou une nouvelle session de pourparlers, sous la médiation de la Russie et de l’Iran, visant à normaliser leurs relations, rompues depuis le début de la guerre civile syrienne en 2011.

Cette rencontre s’est déroulée entre les ministres de la Défense des quatre pays et visait à discuter de « mesures pratiques » afin de « renforcer la sécurité en Syrie » et « normaliser les relations syro-turques », a indiqué le ministère russe dans un communiqué. « Suite aux entretiens, les parties ont réaffirmé leur volonté de préserver l’intégrité territoriale de la Syrie ainsi que la nécessité d’intensifier les efforts pour le retour rapide des réfugiés syriens dans leur patrie », a-t-il ajouté.

Selon Moscou, les ministres ont eu un « dialogue constructif » et souligné « la nécessité de le poursuivre dans l’intérêt de stabiliser davantage la situation ».

Le ministère turc de la Défense a souligné dans un communiqué l’« atmosphère constructive » de la rencontre, au cours de laquelle « la question de l’intensification des efforts pour le retour des réfugiés syriens sur leurs terres » a été évoquée. Il a confirmé que tous les participants ont « réaffirmé leur respect de l’intégrité territoriale de la Syrie ».

Les médias d’État syriens ont, eux, diffusé un communiqué du ministère syrien de la Défense affirmant que les discussions ont porté sur « le retrait des forces turques » du pays.

Le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou, dont l’armée est à l’offensive en Ukraine depuis plus d’un an, a également tenu des entretiens bilatéraux avec chacun de ses homologues, discutant de la « coopération » et de la « garantie de la sécurité mondiale et régionale ».

La Russie encourage le rétablissement des relations entre son allié syrien et Ankara, qui ont peu de contacts officiels depuis que la Turquie a commencé à soutenir les rebelles et l’opposition en Syrie pour renverser le président Bachar el-Assad.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a lancé l’idée d’un sommet de la paix avec le dirigeant syrien, mais ce dernier réclame préalablement le retrait des troupes turques stationnées dans le nord de la Syrie.

Début avril, des diplomates iraniens, russes, turcs et syriens se sont rencontrés à Moscou pour préparer une future réunion des ministres des Affaires étrangères.

Le trafic de captagon

Sur un autre plan, Damas a dénoncé mardi l’imposition par l’Union européenne de nouvelles sanctions économiques contre des personnes et des entités syriennes, estimant qu’elles allaient affecter l’acheminement de l’aide humanitaire au pays en guerre. L’UE avait sanctionné lundi 25 personnes et huit entités. Parmi elles figurent des cousins du président Bachar el-Assad accusés de trafic de captagon, une drogue de synthèse dont la Syrie est devenue exportateur mondial.

« L’UE renouvelle ses mensonges en prétendant que les sanctions imposées à la Syrie n’entravent pas l’acheminement d’aides humanitaires ou l’obtention de vivres ou d’équipements médicaux », a affirmé un communiqué du ministère syrien des Affaires étrangères. « Ces sanctions constituent une menace réelle pour la vie des Syriens et se répercutent négativement sur l’économie du pays », a-t-il ajouté.

L’UE avait souligné que ces sanctions « ne visent pas à entraver l’acheminement de l’aide humanitaire vers une région quelconque du pays », affecté par le séisme meurtrier du 6 février.

Les sanctions européennes consistent en une interdiction de séjour, le gel de leurs avoirs dans l’UE et l’impossibilité de bénéficier de financements européens.

Parmi les personnes sanctionnées figurent trois cousins du président syrien : Samer Kamal el-Assad, Wassim Badi el-Assad et Mudar Rifaat el-Assad, et plusieurs dirigeants, hommes d’affaires ou membres de milices affiliés au régime et impliqués dans ce trafic de stupéfiants. Plusieurs sociétés de sécurité utilisées pour financer les milices sont également visées ainsi que leurs dirigeants.

L’UE a également sanctionné la société russe d’ingénierie et de construction Stroytransgaz et la firme Gecopham, une entité contrôlée par le ministère syrien du Pétrole et des Ressources minérales, accusées de soutenir le régime.

Source : AFP

La Turquie et la Syrie ont mené mardi à Moscou une nouvelle session de pourparlers, sous la médiation de la Russie et de l’Iran, visant à normaliser leurs relations, rompues depuis le début de la guerre civile syrienne en 2011.Cette rencontre s’est déroulée entre les ministres de la Défense des quatre pays et visait à discuter de « mesures pratiques » afin de « renforcer la sécurité en Syrie » et « normaliser les relations syro-turques », a indiqué le ministère russe dans un communiqué. « Suite aux entretiens, les parties ont réaffirmé leur volonté de préserver l’intégrité territoriale de la Syrie ainsi que la nécessité d’intensifier les efforts pour le retour rapide des réfugiés syriens dans leur patrie », a-t-il ajouté.Selon Moscou, les ministres ont eu un...
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