Le candidat de l’alliance de l’opposition turque à la présidentielle Kemal Kiliçdaroglu a, pour la première fois, évoqué publiquement son appartenance à la minorité alévie, bousculant un tabou majeur en Turquie. « Je pense qu’il est temps d’évoquer avec vous un sujet très particulier, très sensible (...). Je suis alévi, je suis un musulman sincère », a-t-il affirmé dans une vidéo diffusée mercredi soir sur son compte Twitter.
Les alévis, dont les rites et règles diffèrent de ceux de l’islam orthodoxe, ont été victimes de discriminations et de massacres par le passé en Turquie et restent considérés comme des hérétiques par certains sunnites rigoristes. M. Kiliçdaroglu, qui pourrait devenir le premier président turc alévi, promet, s’il est élu en mai, de mettre fin aux discriminations et aux « disputes confessionnelles qui ont fait souffrir » la Turquie, pays très majoritairement musulman, mais constitutionnellement laïque.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine