Les sénateurs algériens ont adopté hier une nouvelle loi sur l’information renforçant l’encadrement du travail des journalistes et introduisant de nouvelles restrictions et sanctions en cas d’infraction.
Parmi les principales dispositions du texte, déjà approuvé par la chambre basse du Parlement le 28 mars, figure notamment une interdiction aux médias algériens de bénéficier de tout « financement » ou « aide matérielle directe et indirecte de toute partie étrangère », sous peine de « sanctions pénales prévues par la loi ». La nouvelle loi exclut aussi de facto les binationaux du droit de détenir ou d’être actionnaire dans un média en Algérie. Si le texte stipule que « le secret professionnel constitue un droit pour le journaliste conformément à la législation et à la réglementation en vigueur », il précise que le journaliste est tenu de révéler ses sources à la justice si elle l’exige. L’Algérie figure à la 134e place sur 180 pays au classement mondial de la liberté de la presse établi par Reporters sans frontières (RSF) en 2022.


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08 h 28, le 15 avril 2023