Téhéran s’est dit lundi prêt à un possible échange de prisonniers avec la Belgique à la suite du feu vert donné par la Cour constitutionnelle belge visant à permettre la libération du Belge Olivier Vandecasteele, détenu en Iran. « Avec la décision de la Cour constitutionnelle belge, nous pouvons dire que la voie est ouverte pour appliquer l’accord, ce dont se félicite la République islamique d’Iran », a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Nasser Kanani. Il faisait référence au traité sur « le transfèrement de personnes condamnées » conclu entre Bruxelles et Téhéran, qui suscite la controverse depuis qu’il a été rendu public l’été dernier. La cour belge a décidé vendredi de rejeter le recours en annulation déposé par des opposants iraniens en exil contre ce traité, qui avait été « suspendu » en décembre 2022. Le gouvernement belge a présenté ce texte comme le seul moyen de faire libérer Olivier Vandecasteele, un humanitaire belge arrêté le 24 février 2022 à Téhéran et condamné à 40 ans de prison pour « espionnage ». Il pourrait être échangé contre Assadollah Assadi, un diplomate iranien condamné en 2021 à vingt ans de prison par un tribunal belge. Considéré comme un agent du renseignement, il a été reconnu coupable d’avoir projeté un attentat à l’explosif qui devait viser le 30 juin 2018 le grand rassemblement annuel du Conseil national de la résistance iranienne (CNRI) près de Paris.
Moyen-Orient
Téhéran prêt à un échange de prisonniers avec Bruxelles
OLJ / le 07 mars 2023 à 00h00

