Des manifestants tentant de s'introduire au Palais de justice de Beyrouth, en janvier 2023. Photo d'archives Mohammad Yassine
Cinq activistes de la thaoura ont été libérés sous caution d'élection de domicile mercredi, après avoir comparu devant la police judiciaire de Beyrouth, à la caserne Barbar al-Khazen. Ils étaient mis en cause pour des tentatives d'intrusion au ministère de la Justice pendant des manifestations ainsi que d'agressions sur des forces de l'ordre.
L'Agence nationale d'information indique qu'Antoine Doueihy, Ibrahim el-Bast, Mayline Sarkis, Mohammad Rustom et Abdel Rahman Zakaria ont tous été libérés sous caution d'élection de domicile mercredi. Ils ont exposé leur version sur les faits qui leurs sont reprochés, en présence de leurs avocats Wassef Haraké, Ali Abbas et Jad Tohmé.
Les cinq activistes faisaient l'objets de deux chefs d'accusation distincts : un premier chef pour arrachage et détérioration des portes du ministère de la Justice et tentative d'intrusion, l'autre pour agression sur des militaires.
Plusieurs manifestations houleuses ont eu lieu devant le ministère de la Justice, organisées notamment par des familles de victimes de l'explosion meurtrière du 4 août 2020 au port de Beyrouth. Aucune précision n'a été fournie sur la date de la manifestation pour laquelle les cinq activistes étaient mis en cause. En janvier, une manifestation de proches de victimes et de militants avait dégénéré en heurts avec les forces de l'ordre qui avaient alors fait usage de matraques et de gaz lacrymogènes. Au moins huit personnes avaient été blessées, dont un manifestant à la tête.

