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Sport - Tennis

Djokovic passe malgré un couac à la cuisse

Diminué par une blessure à la cuisse, le Serbe s’est qualifié en quatre manches pour le troisième tour de l’Open d’Australie face au Français Enzo Couacaud et poursuit sa quête d’un 22e titre du Grand Chelem.

Djokovic passe malgré un couac à la cuisse

Novak Djokovic réagissant à un point perdu lors de son deuxième tour face à Enzo Couacaud à l’Open d’Australie. Anthony Wallace/AFP

« Il faut rendre hommage à Enzo qui a su pousser le match à un quatrième set », a commenté Djokovic en refusant de s’étendre sur sa blessure. Toujours prompt à féliciter ses adversaires lorsque ces derniers parviennent à le pousser dans ses retranchements, le Serbe a reconnu à demi-mot qu’il avait eu toutes les peines du monde à prendre le meilleur sur le 191e joueur mondial, peu aguerri à ce niveau.

Blessure récurrente

S’il s’en est encore sorti, en quatre manches 6-1, 6-7 (5/7), 6-2, 6-0, dans une rencontre bien plus serrée que le score ne veut bien le montrer, le nonuple vainqueur de l’épreuve est loin d’être dans la forme des grands jours.

Gêné depuis une dizaine de jours par sa cuisse gauche, recouverte d’un épais bandage, le Serbe ne respire pas la sérénité, comme au moment de s’agacer contre des spectateurs visiblement éméchés en tribune.

Pas de quoi rassurer ses parents, présents à Melbourne pour l’encourager dans sa quête d’un 22e titre du Grand Chelem et d’égaler le record de Rafael Nadal (éliminé mercredi et également blessé au psoas) pour la suite des événements. Qui plus est avant d’affronter le Bulgare Grigor Dimitrov (28e) pour une place en huitièmes de finale.

Nettement limité dans ses déplacements à partir de 4-5 dans cette deuxième manche, il a été contraint de demander un temps mort médical pour sortir se faire soigner.

Sur une double faute, il a offert à Couacaud une balle de set dans le tie-break et lui a concédé la manche sur une faute directe, la 14e du set, la 25e au total, avant de terminer la partie avec un total de 36 fautes directes.

Au cours de ce match très tendu en raison de l’incertitude flottant autour du Serbe quant à l’intensité de la douleur, la gravité de la blessure et sa capacité à y résister, il a soudain réclamé à l’arbitre l’expulsion d’un spectateur trop bruyant à son goût.

« Il y a un gars, soûl comme un cochon, qui me provoque depuis le premier point. Qu’allez-vous faire? Pourquoi ne demandez-vous pas à la sécurité de le faire sortir ? » a demandé le joueur à l’arbitre à 2-0 dans le quatrième set. Les quatre fauteurs de troubles ont effectivement été expulsés durant le changement de côté suivant. Et « Djoko » a bouclé le match.

Ça casse pour Chardy

Après un coup de sang contre l’arbitre qu’il a accusée de « regarder les oiseaux » au lieu de suivre le match (car elle a tardé à voir qu’une balle était tombée de sa poche et que ce retard lui a coûté un break et le premier set), le revenant de 35 ans s’est incliné face au Britannique Daniel Evans (30e) 6-4, 6-4, 6-1.

Pas de quoi trop ternir la joie de Jérémy Chardy d’avoir retrouvé la compétition après avoir été tenu à l’écart du circuit par des ennuis physiques et de santé.

« C’est un cadeau de rejouer au tennis. J’ai joué deux matches ici, j’ai repris du plaisir, je me suis bien senti sur le court, j’ai fait deux matches sans avoir la moindre douleur au genou, donc c’est ultrapositif », a-t-il confié.

Toutefois, n’ayant plus de classement ATP, il doit utiliser à bon escient les onze possibilités qu’il lui reste d’intégrer des tournois grâce à son classement protégé (88e) car, affirme-t-il, il n’ira pas au-delà dans sa carrière s’il ne parvient pas à retrouver une place dans la hiérarchie lui permettant d’intégrer les tableaux ATP.

« Je peux annoncer que je ne repartirai pas jouer des Challengers », les tournois de la deuxième division du circuit professionnel, a-t-il dit.

Bonzi et Humbert, les derniers rescapés tricolores

Sur les 19 Bleus ayant intégré le tableau principal du Majeur australien, ils ne seront que trois à voir la couleur du troisième tour.Chez les hommes, seuls Hugo Humbert (106e) et Benjamin Bonzi (48e) maintiennent à flot l’étendard tricolore. Le premier a pris le meilleur sur l’Américain Denis Kudla (108e) 6-2, 6-7 (5/7), 6-2, 6-4. Entraîné depuis quelques mois par Jérémy Chardy, le Français de 24 ans n’avait encore jamais dépassé le deuxième tour à Melbourne, atteint une seule fois (2021) lors de ses quatre participations précédentes. En 2019, il avait atteint les huitièmes de finale à Wimbledon.

Il enchaîne deux victoires consécutives sur le circuit principal pour la seconde fois seulement depuis son quart de finale aux Jeux olympiques de Tokyo en 2021.

Quelques heures plus tard, Bonzi venait à bout du 15e joueur mondial, l’Espagnol Carreno-Busta, au terme d’un âpre combat en cinq sets qui aura duré près de 4h15 de jeu (4-6, 4-6, 7-6 (7/5), 6-1, 7-6). Une victoire acquise au super tie-break du cinquième set, qu’il a remporté haut la main 10 points à 4.

Pour son tout premier troisième tour en Majeur, il aura fort à faire face au local de l’étape, Alex De Minaur. Le 24e joueur mondial est venu à bout dans le même temps d’un autre Français, Adrian Mannarino, sur le score de 3 manches à 1, et semble plus déterminé que jamais pour porter les espoirs du public australien en l’absence de Nick Kyrgios, forfait depuis le début du tournoi.

G.B. avec AFP


« Il faut rendre hommage à Enzo qui a su pousser le match à un quatrième set », a commenté Djokovic en refusant de s’étendre sur sa blessure. Toujours prompt à féliciter ses adversaires lorsque ces derniers parviennent à le pousser dans ses retranchements, le Serbe a reconnu à demi-mot qu’il avait eu toutes les peines du monde à prendre le meilleur sur le 191e joueur...

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