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Moyen-Orient - Syrie

Téhéran se dit « très content » du dialogue entre Ankara et Damas

En visite en Turquie, le ministre iranien des Affaires étrangères s’est félicité hier des échanges avec son allié syrien.

Téhéran se dit « très content » du dialogue entre Ankara et Damas

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Hossein Amir Abdollahian, s’exprimant lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue turc lors de sa visite à Ankara, le 17 janvier 2023. Adem Altan/AFP

« Nous sommes très contents de voir que les relations entre Damas et Ankara sont en train de changer », a affirmé Hossein Amir Abdollahian lors d’une conférence de presse avec son homologue turc Mevlut Cavusoglu hier à Ankara. « Nous pensons qu’un quelconque développement positif entre les deux pays sera bénéfique pour notre région et nos pays », a-t-il ajouté.

La Turquie et la Syrie ont récemment entrepris une normalisation de leurs relations, tendues depuis plusieurs années. Une rencontre tripartite a déjà eu lieu en décembre à Moscou entre les ministres turc, syrien et russe de la Défense, la première depuis le début de la guerre en Syrie en 2011, qui a fortement impacté les rapports entre Ankara et Damas. La Turquie de Recep Tayyip Erdogan soutient depuis le début de la guerre civile les rebelles syriens qui tentent de renverser le régime du président Bachar el-Assad. Pourtant, le chef d’État turc a récemment indiqué qu’il pourrait rencontrer son homologue syrien après des rencontres au niveau des ministres des Affaires étrangères. Le chef de la diplomatie turque, Mevlut Cavusoglu, a précédemment déclaré qu’il comptait rencontrer son homologue syrien Fayçal Mekdad au cours de la seconde quinzaine de janvier.

Mais Damas ne semble pas partager les désirs d’ouverture d’Ankara, à l’approche d’élections générales prévues pour juin en Turquie. Un thème central des campagnes électorales est le retour de près de 3,5 millions de réfugiés syriens vers leur terre natale, l’opposition ayant promis de rétablir des relations avec le président syrien dans cet objectif. M. Assad, qui ne souhaite pas faire de cadeau à son rival turc, a estimé la semaine dernière que les réunions syro-turques en cours, sous l’égide de Moscou, devraient d’abord aboutir à « la fin de l’occupation » turque du territoire syrien. La Turquie a lancé depuis 2016 trois offensives sur le sol syrien contre les forces kurdes dans le Nord, qui lui ont permis de contrôler une bande frontalière côté syrien, une « occupation » dénoncée par Damas. Ankara menace depuis des mois de lancer une nouvelle offensive terrestre en plus des frappes aériennes conduites chez son voisin, en représailles notamment de l’attentat d’Istanbul le 13 novembre dernier, qui avait fait six morts et des dizaines de blessés.La possibilité d’une réconciliation entre les deux pays a alarmé les dirigeants de l’opposition syrienne, qui résident principalement dans les régions syriennes qui sont sous le contrôle indirect d’Ankara. Elle a également suscité l’inquiétude de Washington, mais a reçu l’aval de Moscou, principal soutien militaire de Damas.

Source : AFP

« Nous sommes très contents de voir que les relations entre Damas et Ankara sont en train de changer », a affirmé Hossein Amir Abdollahian lors d’une conférence de presse avec son homologue turc Mevlut Cavusoglu hier à Ankara. « Nous pensons qu’un quelconque développement positif entre les deux pays sera bénéfique pour notre région et nos pays », a-t-il ajouté.La Turquie et la Syrie ont récemment entrepris une normalisation de leurs relations, tendues depuis plusieurs années. Une rencontre tripartite a déjà eu lieu en décembre à Moscou entre les ministres turc, syrien et russe de la Défense, la première depuis le début de la guerre en Syrie en 2011, qui a fortement impacté les rapports entre Ankara et Damas. La Turquie de Recep Tayyip Erdogan soutient depuis le début de la guerre civile les...
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