Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) et son ministre de la Défense Yoav Gallant (à droite) promeuvent Herzi Halevi (centre) au poste de chef d'état major de l'armée israélienne, le 16 janvier 2023. Maya Alleruzzo/AFP
Jusqu’alors numéro deux de l’armée, Herzi Halevi remplace Aviv Kochavi qui était en poste depuis 2019 et est promu général de corps d’armée. « Nous préparerons l’armée pour la guerre sur des fronts proches et lointains », a promis Herzi Halevi au cours d’une cérémonie au bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahu à Jérusalem, à laquelle a également participé le ministre de la Défense, Yoav Gallant. « Nous ne nous laisserons pas entraîner dans des guerres inutiles, mais le jour décisif, nous nous battrons », a quant à lui déclaré le Premier ministre Netanyahu.
La nomination de Herzi Halevi comme 23e chef de l’armée israélienne avait été critiquée par des membres du nouveau gouvernement car décidée en octobre par le précédent ministre de la Défense, Benny Gantz. Elle intervient en outre sur fond de violences accrues en Cisjordanie. Hier encore, le ministère palestinien de la Santé a rapporté la mort d’un adolescent palestinien dans ce territoire occupé depuis 1967 par Israël. Selon les autorités, Omar Khmour, 14 ans, grièvement touché par balle à la tête le matin dans le camp de réfugiés de Dheisheh près de Bethléem, « a succombé à ses blessures ». Son décès porte à 14 le nombre de Palestiniens, civils ou membres de groupes armés, tués depuis le début de l’année dans des violences impliquant forces ou des civils israéliens en Cisjordanie, tandis que 2022 a été la plus meurtrière en Cisjordanie depuis la fin de la seconde intifada, le soulèvement palestinien de 2000 à 2005, selon l’ONU.
Né en 1967 dans la ville sainte, Herzi Halevi est diplômé de philosophie et de commerce à l’Université hébraïque de Jérusalem et détenteur d’un master en gestion des ressources humaines à l’Université de la Défense nationale de Washington. Il a rejoint l’armée israélienne en 1985 dans une unité de parachutistes avant d’être promu à la « Sayeret Matkal », une unité d’élite, dont il a assuré la direction, et de mener la 91e division, responsable de la protection de la frontière avec le Liban, techniquement en état de guerre avec l’État hébreu. Il a été nommé en 2014 à la tête du renseignement militaire, puis quatre ans plus tard à la direction du commandement Sud, responsable des opérations contre les mouvements palestiniens Hamas et Jihad islamique dans la bande de Gaza, avant d’être promu l’an dernier numéro deux de l’armée.
Père de quatre enfants, il réside à Kfar Oranim, une colonie israélienne située en partie en Cisjordanie occupée. Les violences se sont accrues ces derniers mois dans cette zone sous contrôle de l’Autorité palestinienne, notamment dans le Nord près de Naplouse et Jénine, bastions de groupes armés palestiniens où l’armée a multiplié les opérations dans la foulée d’attaques anti-israéliennes meurtrières en mars et avril 2022.
Source : agences

