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Politique - Commentaire

Michel Chiha, un phare qui attend d’être rallumé

Michel Chiha, un phare qui attend d’être rallumé

Portrait de Michel Chiha par Moustafa Farroukh. Image tirée de l’« Anthologie des écrits politiques et littéraires », publiée par la fondation Michel Chiha

Dans sa préface à l’Anthologie des écrits politiques et littéraires de Michel Chiha, publiée en 2018 par la fondation qui porte son nom, son neveu Michel el-Khoury, fils de l’ancien président Béchara el-Khoury (ce dernier avait épousé la sœur de...
Dans sa préface à l’Anthologie des écrits politiques et littéraires de Michel Chiha, publiée en 2018 par la fondation qui porte son nom, son neveu Michel el-Khoury, fils de l’ancien président Béchara el-Khoury (ce dernier avait épousé la sœur de...
commentaires (10)

A propos du nom CHIHA, il existe également au Liban le nom de famille CHIHANE, dont l'étymologie est l'adjectif du verbe croitre, signifiant " croissant ". J'en profite pour rappeler à ceux qui sont intéressés par l'origine des noms de lieux, le livre en arabe et syriaque publié par Anis Freyha en 1972 à Beyrouth , intitulé : " Dictionnaire des noms des villes et villages du Liban " .

MELKI Raymond

12 h 21, le 16 janvier 2023

Tous les commentaires

Commentaires (10)

  • A propos du nom CHIHA, il existe également au Liban le nom de famille CHIHANE, dont l'étymologie est l'adjectif du verbe croitre, signifiant " croissant ". J'en profite pour rappeler à ceux qui sont intéressés par l'origine des noms de lieux, le livre en arabe et syriaque publié par Anis Freyha en 1972 à Beyrouth , intitulé : " Dictionnaire des noms des villes et villages du Liban " .

    MELKI Raymond

    12 h 21, le 16 janvier 2023

  • Pour le savant philologue et linguiste Christoph Luxenberg, le verbe syriaque " Chwah " signifie croître et la forme grammaticale " CHIHA " signifiant " poussé, grandi ". En botanique CHIHA est aussi le nom d'un arbre " parfumé, enbaumé ". Dans le langage dialectal libanais , ce mot est emprunté au syriaque quand on dit d'un jeune " smallah chou Chah ", c'est-à-dire comme il a grandi !

    MELKI Raymond

    10 h 24, le 15 janvier 2023

  • "Né le 8 septembre 1891 à Bmakine, près de Aley, dans une famille d’origine chaldéenne d’Irak, Chiha mourra relativement jeune, le 29 décembre 1954, il y a 68 ans." Il n'a donc connu ni la guerre de Suez, ni la guerre des Six Jours, ni la guerre de 73... Imaginez un peu ce qu'il aurait pu écrire s'il avait vécu jusqu'au 29 décembre 1975...

    Georges MELKI

    11 h 06, le 11 janvier 2023

  • Chucri Abboud C'est un grand dommage que les recherches sur Internet à propos de Charles Corm ne donnent encore que si peu de résultats ! Depuis des années, et je l'ai dit une fois à son fils David, je préconise que les oeuvres de notre grand poète puissent être trouvées et lues sur Google , du moins celui de la"Montagne Inspirée" dont on ne trouve aucun poème , aucune strophe , aucun verset même lorsqu'on a besoin d'en rechercher une citation . Je demande sincèrement à ceux qui peuvent s'en occuper de le faire , il n'est pas encore trop tard ! Le pilier de la francophonie au Liban mériterait bien plus . Je rappelle en passant que le grand Charles , qui était une fois en visite chez mon père dont il était l'ami , alors que j'etais adolescent , me demanda de lui montrer les quelques poèmes que j'avais esquissés au collège (Jamhour) et en choisit un afin que je le lui récite à haite voix ! "Le sourire de la rose" , une fois déclamé , je le regardai en commençant à rougir . "Agenouillez-vous" jeune homme ! " insistait--t-il . J'obtempérai après quelques secondes d'hésitation devant cette injonction inattendue et inexplicable . " Jeune homme , reprit-Monsieur Corm , promettez-moi à genoux que vous n'abandonnerez jamais la poésie !" Je le lui promis tout confus , mais ne tins pas ma promesse ! Aley 1960 !

    Chucri Abboud

    23 h 26, le 10 janvier 2023

  • La Fondation Michel Chiha, a eu l'excellente idée de publier en 2001, un ouvrage in-folio de 370 pages, richement documenté et illustré de photos d'archives. A l'origine la famille Chiha n'était pas de confession latine mais syriaque. Au cours des siècles, jusqu'au début du XX° s. on a assisté à la latinisation de nombreuses familles de rite oriental, sous l'influence des nombreux missionnaires et parfois en raison d'un conflit mal géré avec les responsables religieux. Voulant connaitre l'origine des ancêtres, la famille Chiha alla consulter les archives du couvent syriaque catholique , Deir el Charfé, à Daroun-Harissa. On apprend ainsi que la famille Chiha s'établit au Liban au début du XIX° siècle. De nombreuses lettres manuscrites sont échangées entre les évêques, les patriarches et les notables de la famille Chiha qui sont syriaques. Dans une lettre du 15 janvier 1815, le Patriarche syriaque d'Antioche écrit à Nehmé, Chekri Souleyman, Nicolas et Mickayel Chiha : " Que le ciel vous bénisse de ses miséricordes et la terre de ses fruits !...Que Dieu multiplie chacun de vous en mille !...Puisse votre parole être toujours suivie !...Puisse Dieu écraser vos ennemis comme de l'argile et transformer les autres hommes en vos amis !. " Michel Chiha était une voix qui crie dans le désert : " Pour que la lassitude et le dégoût ne s'emparent pas d'un peuple, dont l'indépendance se défend d'abord par une défense incessante de la primauté du spirituel." écrivait-il !

    MELKI Raymond

    18 h 05, le 10 janvier 2023

  • Excellent Article!!!

    Aboukhaled Nadine

    16 h 47, le 10 janvier 2023

  • Ainsi donc, la patrie reconnaissante a édité un timbre à l’occasion de la dernière fête d’indépendance. Mes profs d’histoire parlaient du grand homme d’Etat qui méritait bien sa place dans notre Panthéon. Mais qui a éteint la flamme de Michel Chiha pour la rallumer ? Visionnaire ? Du sanctuaire de "sa" Palestine au cœur de Beyrouth ? Ce passage pour le situer dans l’actualité d’aujourd’hui : ""…en février 1953 : « Si le sionisme reste à nos yeux un péril majeur et un des grands égarements du monde contemporain, nous ne saurions d’aucune façon admettre une justification morale ni politique de l’antisémitisme renaissant. »"". Etonnant, à peine quelques années après le pogrom des juifs, six ans après la création d’Israël, ""l’antisémitisme renaissant"". Modéré, il le fut longtemps avant les modérés parmi les pros-palestiniens ou les sionistes de gauche (ils s’accordent sur beaucoup de points). Chiha a pu écrire comme cette tribune dans le Monde que ""ramener le gouvernement israélien au respect du droit n’est en rien une manifestation d’antisémitisme"". S’il vivait encore, il aurait pu constater que le sionisme est un ""nationalisme qui a réussi"", alors que le nationalisme arabe a presque disparu.

    L’OLJ PRIVE SES LECTEURS DE LA VERSION "PDF"

    11 h 59, le 10 janvier 2023

  • Etonnant que Chiha n'a pas plaidé la cause d'un système cantonal. Manuel Younès l'avait fait dans les années 80 mais personne, les chrétiens surtout, n'a voulu entrer en matière. Je me souviens encore de la guerre du journal Annahar contre les "Kantounates" qui a rabaissé ledit système pour le rendre infecte, au point que personne n'osait plus l'examiner. Aujourd'hui le système cantonal n'est plus possible à mettre en place car hégémon a mis la main politiquement sur tout le pays et n'est pas près à lâcher prise, à cause de la division des maronites, qui a entrainé l'anéantissement politique de tous autres chrétiens. Dommage. La Suisse semble avoir un système qui fonctionne bien, à moins que je me trompe?

    Céleste

    11 h 19, le 10 janvier 2023

  • Latin de confession , comme mon père qui fut son ami intime et confident , donc minoritaire , Michel Chiha portait en lui cette sorte d'appréhension justifiée de voir les communauté majoritaires se disputer le pouvoir au détriment des minorités qui resteraient ainsi effacées et sans lendemain dans leur aspiration à participer au pouvoir . Il me confia un jour que l'idéal au Liban serait de consacrer un président de la république de confession minoritaire (et non maronite ) pour calmer à la fois les ardeurs et les esprits ! Je pense aujourd'hui qu'il fut un vrai visionnaire !

    Chucri Abboud

    08 h 58, le 10 janvier 2023

  • Article très intéressant et instructif. Dommage que le Liban depuis les années cinquante du siècle dernier ne fait qu'assister en silence à sa propre décadence, des hommes de la stature de Michel Chiha, de Charles Malek ou de Fouad Chéhab n'ayant pu être remplacés!

    Georges Airut

    00 h 46, le 10 janvier 2023

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