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Moyen-Orient - Crise

Le chef de la Banque centrale d’Iran remplacé après la chute du rial

Face à la dégringolade de la monnaie nationale, le chef de la Banque centrale iranienne a présenté sa démission et a été remplacé.

Le chef de la Banque centrale d’Iran remplacé après la chute du rial

Photo d’archives montrant un client payant sa marchandise en rial iranien dans le bazar de Téhéran. Photo AFP

Le chef de la Banque centrale iranienne a démissionné hier après une dépréciation record du rial en raison des sanctions toujours plus lourdes qui frappent le pays depuis 2018, ont rapporté les médias officiels.

« Après avoir accepté la démission de Ali Salehabadi, le conseil des gouverneurs a choisi Mohammad Reza Farzin à la tête de la banque centrale », a déclaré la télévision d’État. Le gouverneur démissionnaire avait été nommé il y a quinze mois. Ce changement est intervenu alors que la monnaie a perdu environ 25 % de sa valeur en deux mois seulement, passant d’environ 330 000 pour 1 dollar à 430 000, alors que l’inflation monte en flèche. La sévère crise économique qui affecte le pays est une des raisons du mécontentement exprimé à travers divers mouvements sociaux ces dernières années.

L’Iran est frappé par des séries de sanctions américaines depuis 2018, lorsque le président de l’époque, Donald Trump, a retiré son pays de l’accord nucléaire de 2015 entre Téhéran et les puissances mondiales. L’accord, officiellement connu sous le nom de Plan d’action global conjoint (JCPOA), avait accordé à l’Iran un allègement de sanctions antérieures, en échange de restrictions sur son programme nucléaire, pour garantir que Téhéran ne puisse pas développer une arme nucléaire – ce qu’il a toujours nié vouloir faire.

Plus récemment, l’Occident a également ciblé de nombreuses entreprises iraniennes et des militaires de haut rang après avoir accusé la République islamique de fournir à la Russie des drones à utiliser dans la guerre en Ukraine, consécutive à l’invasion russe de ce pays il y a dix mois. Téhéran, cependant, nie l’allégation. De plus, la République islamique a été frappée par des vagues de sanctions en provenance d’Europe, des États-Unis, du Canada et de plusieurs autres pays pour sa réponse aux manifestations déclenchées par la mort en détention de Mahsa Amini, le 16 septembre.

Joueuse d’échecs sans hijab

Le mouvement continue malgré la répression sévère, avec des centaines de manifestants tués et des milliers d’arrestations, selon des ONG iraniennes basées à l’étranger. De nombreux Iraniens ont exprimé leur soutien aux protestataires, notamment des athlètes qui ont profité de l’espace public de compétitions internationales pour envoyer des signaux de solidarité. L’équipe nationale de football a ainsi refusé de chanter l’hymne de la République islamique lors d’un match de la Coupe du monde qui s’est déroulée ces dernières semaines au Qatar.

Dernier épisode en date, un grand maître féminin iranien a participé cette semaine à un tournoi international d’échecs sans le hijab obligatoire. Sara Khademalsharieh, 25 ans, est apparue sur des photos avec un foulard bleu foncé qui ne couvrait pas tous ses cheveux lors des championnats du monde d’échecs de parties rapides de la Fédération internationale des échecs (FIDE) cette semaine, à Almaty (Kazakhstan), selon les médias.

« Cette joueuse d’échecs a participé à titre personnel et à ses propres frais » au tournoi, a déclaré Hassan Tamini, directeur de la Fédération iranienne des échecs, cité par l’agence de presse Fars. « Khademalsharieh n’a pas participé à ces compétitions par l’intermédiaire de la fédération. Elle est allée de façon indépendante », a-t-il insisté. Les Iraniennes sont tenues de respecter le code vestimentaire de la République islamique, principalement en se couvrant la tête, lorsqu’elles représentent leur pays lors d’événements internationaux. « Nous ne nous attendions pas à ce que cette joueuse d’échecs fasse cela car elle avait participé aux tournois précédents dans le respect des normes », a déclaré M. Tamini.

Source : AFP

Le chef de la Banque centrale iranienne a démissionné hier après une dépréciation record du rial en raison des sanctions toujours plus lourdes qui frappent le pays depuis 2018, ont rapporté les médias officiels.« Après avoir accepté la démission de Ali Salehabadi, le conseil des gouverneurs a choisi Mohammad Reza Farzin à la tête de la banque centrale », a déclaré la télévision d’État. Le gouverneur démissionnaire avait été nommé il y a quinze mois. Ce changement est intervenu alors que la monnaie a perdu environ 25 % de sa valeur en deux mois seulement, passant d’environ 330 000 pour 1 dollar à 430 000, alors que l’inflation monte en flèche. La sévère crise économique qui affecte le pays est une des raisons du mécontentement exprimé à travers divers mouvements sociaux ces...
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