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Sport - Mondial

Sans Ronaldo, la fête est plus folle

En état de grâce, le Portugal a balayé la Suisse (6-1), grâce à un triplé du remplaçant du quintuple Ballon d’or, le jeune Gonçalo Ramos. Les Lusitaniens retrouveront le Maroc en quarts de finale ce samedi.

Sans Ronaldo, la fête est plus folle

L’effectif portugais célébrant l’un de ses six buts inscrits lors de son écrasante victoire contre la Suisse (6-1) en huitièmes de finale du Mondial 2022, mardi sur la pelouse du stade de Lusaïl. Carl Recine/Reuters

Le roi Ronaldo a déjà trouvé ses héritiers. Depuis le banc des remplaçants, l’idole portugaise a assisté au triomphe de ses coéquipiers qui ont surclassé une formation suisse totalement passée à côté du rendez-vous.

L’autre Seleção, qui n’avait plus atteint ce stade de la compétition depuis 2006, retrouvera le Maroc samedi à 17h en position de favorite au vu de sa démonstration de force. Reste à savoir dans quel état de forme se présenteront ses adversaires. Auteurs d’un exploit retentissant, en devenant la première sélection arabe à atteindre ce stade de la compétition, et dans le même temps la quatrième équipe africaine (après le Cameroun en 1990, le Sénégal en 2002 et le Ghana en 2010), les Lions de l’Atlas ont puisé dans leurs derniers retranchements pour venir à bout de l’Espagne aux tirs au but (3 t.a.b. à 0), au bout d’un âpre combat de 120 minutes qui s’est conclu sur le score de 0-0.

Encore dans l’euphorie d’avoir éliminé les champions du monde 2010, les hommes de Walid Regragui ne comptent pas s’arrêter en si bon chemin. Mais après une telle débauche énergétique et émotionnelle, le match de la confirmation sera un immense défi, surtout face à ce Portugal plus rodé que jamais.

70 % contre CR7

Après lui avoir réaccordé sa confiance pendant la phase de poules, Fernando Santos a finalement décidé de se passer des services du meilleur buteur de l’histoire de sa sélection. Quelles raisons ont motivé un tel retournement de situation ? Le sélectionneur lusitanien s’est justifié en amont de la rencontre pendant la conférence de presse de lundi. « J’ai regardé les images et je n’ai pas du tout aimé ce que j’ai vu », a-t-il déclaré à propos du geste d’humeur de son joueur vedette au moment de sa sortie à la 65e minute contre la Corée du Sud en phase de groupes (défaite 2-1).

Capitaine en lieu et place de « CR7 », Pepe a ajouté : « Cris le sait parfaitement et le coach l’a dit très clairement : ici, le plus important, c’est le “nous”. C’était un choix de l’entraîneur et nous devons respecter sa décision. »

Si Santos avait l’opinion avec lui au Portugal, un sondage ayant révélé que 70 % des fans étaient favorables à ce que Ronaldo soit relégué sur le banc des remplaçants pour ce huitième de finale, dans le stade, l’humeur était différente.

La star portugaise, qui joue très probablement à 37 ans son dernier Mondial, est finalement entrée en jeu à la 74e minute, retrouvant son brassard sous les ovations d’un public qui scandait son nom depuis une quinzaine de minutes.

Mais le score était déjà de 5-1 et le but du quintuple Ballon d’or à la 84e minute a été annulé pour une position de hors-jeu. Il lui faudra encore attendre pour marquer dans un match à élimination directe de Coupe du monde.

Ramos rejoint Pelé

Quand le chat n’est pas là, les souris dansent, et Gonçalo Ramos, qui n’avait joué en tout et pour tout que 33 minutes en sélection avant ce soir, dont vingt minutes en amical, en a profité pour se révéler au grand jour. « Je n’ai jamais rêvé d’un événement comme ce soir, jamais pensé être titulaire et marquer trois buts lors de mon premier match, je voulais juste jouer », a-t-il confié ensuite.

L’avant-centre du Benfica Lisbonne a fait bien mieux que ça : à 21 ans, il est entré dans le gotha des auteurs de triplé dans un Mondial, à côté de géants comme Pelé, Gerd Müller ou Just Fontaine. Il est même le plus jeune auteur d’un triplé en match à élimination directe depuis Pelé en 1958.

Santos a salué son « dynamisme », sa capacité à « étudier les occasions » et son « esprit de compétition », tout en renouvelant sa « confiance » à ses trois attaquants de pointe qu’il utilisera « selon l’adversaire et la stratégie ».

Le premier but de Ramos, dès la 17e minute, était une petite merveille de tir surpuissant dans un angle difficile. Le gardien suisse Yann Sommer était bien placé à son premier poteau, mais la vitesse de la balle l’a pris de court (1-0).

Et si, dans la bataille du milieu de terrain, la Suisse a un temps fait illusion, elle a cédé une deuxième fois sur coup de pied arrêté à la demi-heure de jeu. Cette fois, c’est le vétéran Pepe qui s’est offert un superbe but de la tête sur corner, à trois mois de son quarantième anniversaire (26 février).

Après la pause, Ramos a doublé sa mise en reprenant un centre au premier poteau (3-0, 51e), avant que l’ancien Lorientais Raphaël Guerreiro ne récidive quasiment sur l’action suivante, au bout d’un contre collectif rondement mené (4-0, 55e).

Après l’anecdotique réduction du score par Manuel Akanji (4-1, 58e), Ramos a parachevé sa soirée de rêve en venant battre Sommer de près après un slalom dans la défense (5-1, 67e), avant que Rafael Leao ne vienne clouer le cercueil suisse dans le temps additionnel (6-1, 90e+2) et jouer la note finale d’une partition sans bémol qui ressemble bien à celle d’un sérieux prétendant au titre.

G.B. avec AFP


Le roi Ronaldo a déjà trouvé ses héritiers. Depuis le banc des remplaçants, l’idole portugaise a assisté au triomphe de ses coéquipiers qui ont surclassé une formation suisse totalement passée à côté du rendez-vous. L’autre Seleção, qui n’avait plus atteint ce stade de la compétition depuis 2006, retrouvera le Maroc samedi à 17h en position de favorite au vu de sa...

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