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Agenda - Santé

Campagne pour les soins des nouveau-nés et des prématurés

Campagne pour les soins des nouveau-nés et des prématurés

Au lancement de la campagne nationale pour les nouveau-nés et les bébés prématurés. Photo ANI

Le ministère de la Santé, en partenariat avec l’Unicef, a lancé la Campagne nationale pour les nouveau-nés et les bébés prématurés dans le but de sensibiliser à l’importance de soins de santé appropriés pour les nouveau-nés et les prématurés (les enfants nés avant la trente-septième semaine de grossesse).

Au cours de la conférence de presse, le ministre de la Santé Firas Abiad a relevé le fait que « la question des bébés prématurés et des nouveau-nés pose un défi à tout système de santé dans le monde en raison du coût élevé des soins. Ainsi, l’Organisation mondiale de la santé a choisi le taux de mortalité dans la néonatalité comme critère pour déterminer le niveau de qualité d’un système de santé ». Il a rajouté qu’au Liban, la crise financière a eu certainement des répercussions sur ce volet à cause de l’émigration d’un personnel spécialisé dans la prise en charge des prématurés et des nouveau-nés, de la pénurie dans certains médicaments et équipements médicaux, sans oublier l’impact négatif de la prise en charge par les tiers payants.

« Pour remédier à cette situation, le ministère de la Santé œuvre pour élaborer un plan, en collaboration avec les ordres professionnels concernés et les partenaires internationaux, dans le but de définir une vision dans le domaine du traitement des bébés prématurés et nouveau-nés, et qui assure de l’aide aux hôpitaux des régions. Sur le plan des ressources humaines, il s’agit de développer les compétences spécifiques pour le personnel soignant et construire un système de santé basé sur la continuité. » « Si le système de santé au Liban a pu résister aux crises successives, c’est grâce au dévouement du corps médical et du personnel soignant », a conclu Dr Abiad.

Quant à la représentante adjointe de l’Unicef au Liban Ettie Higgins, elle a affirmé que « l’Unicef continuera de travailler étroitement avec le ministère de la Santé pour soutenir et étendre les interventions vitales au profit des nouveau-nés et des prématurés à travers tout le Liban (...) Cette campagne est l’occasion d’attirer l’attention sur le lourd fardeau que les naissances prématurées font peser sur les parents, les familles, l’entourage et surtout sur les nouveau-nés ». Elle a aussi rappelé l’efficacité de l’allaitement et du contact peau à peau du bébé avec son parent, ce qu’on appelle la méthode kangourou : les études montrent que le risque de mortalité néonatale est réduit de 40 % grâce à cette pratique qui permet, entre autres, de réguler la température corporelle du nouveau-né.

Nathalie Richa, représentante de l’ordre des infirmières, a attiré l’attention sur le rôle central des infirmiers et infirmières : « Les expériences ont montré que l’infirmière est le principal partenaire qui peut initier les parents aux soins à apporter aux bébés prématurés et aux nouveau-nés (…) »

Richa a décrit cette mission comme « formidable en raison de ses dimensions humaines. Elle exige une présence inconditionnelle auprès des bébés et de leurs parents pour surmonter la phase de danger ».

Le ministère de la Santé, en partenariat avec l’Unicef, a lancé la Campagne nationale pour les nouveau-nés et les bébés prématurés dans le but de sensibiliser à l’importance de soins de santé appropriés pour les nouveau-nés et les prématurés (les enfants nés avant la trente-septième semaine de grossesse).Au cours de la conférence de presse, le ministre de la Santé Firas Abiad a relevé le fait que « la question des bébés prématurés et des nouveau-nés pose un défi à tout système de santé dans le monde en raison du coût élevé des soins. Ainsi, l’Organisation mondiale de la santé a choisi le taux de mortalité dans la néonatalité comme critère pour déterminer le niveau de qualité d’un système de santé ». Il a rajouté qu’au Liban, la crise financière a eu certainement des...